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sauvage du Canada, qui a de très-grands,rapports avec le renne. I
CARICATURE. S. f. T. de Peinture, em-prunté de l’italien. Image satirique dans la-quelle l’artiste représente d’une manièregrotesque, bouffonne, les personnes ou lesévénements qu’il veut tourner en dérision.Les caricatures ne doivent pas être des char-ges insignifiantes. Les Anglais excellent dansta caricature.
Il s’emploie aussi très-souvent comme sy-nonyme de Charge, dans les Arts d’imita-tion. Ce n’est point là un portrait, c’est unecaricature. Le principal personnage de cettepièce n’est qu’une caricature.
Il se dit également, au figuré, d’Uneper-sonne ridiculement accoutrée. Voyez cettefemme : quelle caricature !
CARIE, s. f. Maladie qui attaque les os,ulcération des os. Il y a sujet de craindretjue la carie n'attaque l’os. La carie des dents.
Il se dit aussi d’Une maladie des blés etdes arbres.
Carier, v. a. Gâter, pourrir. Il se ditPrincipalement en parlant Des os et desblés. L’usage de cet élixir a carié toutes sesdents.
. 11 est aussi verbe pronominal. L’os se ca-’je. Cette dent commence à se carier. Danses temps humides, les blés se carient promp-tement.
Carié, ée. participe. Os carié. Dent ca-ftee. Blé carié. Bois, arbre carié.
. CARILLON, s. m. Battement de cloches* coups précipités, avec une sorte de me-sure et d’accord. Sonner le carillon. Sonnera double carillon.
11 se dit aussi d’Une réunion de clochesAccordées à différents tons, ou de L’air<]u on exécute sur ccs cloches. Le carillon' e la Samaritaine. Le carillon de Dunkerque.j horloge, pendule , montre à carillon , llor-,°o e i pendule, montre qui sonne des airsa de certains intervalles.
... . o- et fain., A double, à triple carillon,•tes-fort excessivement. Il fut sifflé à dou-ùle carillon.
signide, figurément et failli-’ ^‘ bu ie, grand bruit. Quand la„ ,es se du logis verra ce désordre, elle feran u beau carillon.
Il v. n - Sonner le carillon.
lilfop (l l <l [ )ar0l3sc » 0,1 n a fût ( i ue ca
o/iner.
f*a?*n S *^ n ^ e aussi. Exécuter un air sur unL anii 0n
P
-.1 ée. participe.
f a , n ?lj!l Ua u féminin et dans 1
carillonnée, qui se dit Desnet c^r /® ,es de l’Église catholique. Il nenées C ‘obit que les jours de fêtes carillon-
On ne l’cm-et dans cette locution
lonn^ R,I '‘ I ' ,0îiSiEUR - s " m - Celui qui caril-
Car/sm DE ’ s ’ ^ Aumône. Demander la
et n,,, * e ' donner la caristade. Il est familier
P u > usité.
valeur s ‘ m ' Monnaie d’Italie dont lad’arg c „t' nie Se * on * es Houx. Carlin d’or.
«poil ras letlt do S uin >
Cari 1»,’, 1 a m "seau noir etT‘ilt in ? - ÜE ’ S - f - T - de Marin111 "îe, qui règne près
long du navire, au-dessus de la quille pro-.prement dite.
Il désigne aussi, L’assemblage de char-pente qui reçoit le pied d’un bas mât.
CARMAGNOLE, s. f. Sorte de veste.
CARME, s. m. Religieux de l’ordre duCarmel. Un couvent de carmes.
Eau des carmes, Eau spiritueuse dontl’invention est attribuée à des religieuxcarmes. Voyez Mélisse.
Carmes déchaussés ou déchaux, Carmesde la réforme de Sainte-Thérèse, qui neportent point de bas, et qui n’ont que dessandales.
CARMELINE. adj. f. Il se dit D’une espècede laine qu’on tire de la vigogne. Laine car-meline.
CARMÉLITE, s. f. Religieuse de l’ordredu Carmel. Un couvent de carmélites.
CARMES, s. 111 . pl. T. du Jeu de trictrac.Il se dit Lorsque d’un coup de dé on amèneles deux quatre. Amenez carmes.
CARMIN, s. m. Matière colorante, d’unrouge éclatant, qu’on obtient principale-ment de la cochenille. On emploie le carminpour peindre en miniature.
Fig., Des lèvres de carmin, Des lèvresd’un rouge très-vif.
CAIIMINATIF, IVE. adj. T. de Médcc.Il se dit Des remèdes employés contre lesmaladies venteuses.
Il est souvent employé comme substan-tif, au masculin. Un bon carminatf. Em-ployer les carminatfs.
CARNAGE, s. m. Massacre, tuerie. Il sedit principalement en parlant Des hommes.On a fait un grand carnage des ennemis, unhorrible carnage. Le carnage dura jusqu’à lanuit. La soif du carnage. Etre altéré de car-nage.
Faire un grand carnage de cerfs, de san-gliers, de lièvres, de perdrix, etc., En tuerbeaucoup.
Les lions, les. tigres, les loups vivent decarnage, Ils vivent de la chair des animauxqu’ils tuent.
CARNASSIER, 1ERE. adj. Qui se paîtde chair crue, et qui en est fort avide. Dansce sens, il se dit Des animaux. Les corbeaux,les loups et les vautours sont carnassiers. EnHistoire naturelle, on nomme substantive-ment Carnassiers, Un ordre d’animauxmammifères qui se nourrissent de chaircrue, tels que les chiens, les chaLs, etc. Lescarnassiers.
Il signifie aussi, Qui mange beaucoup dechair; et, dans ce sens, il se dit Des hom-mes. Les peuples septentrionaux sont fortcarnassiers en comparaison des méridionaux.
CARNASSIÈRE, s. I. Espèce de petit sacoù l’on met le gibier qu’on a tué à lachasse.
CARNATION, s. f. T. de Peinture. Re-présentation de la chair de l’homme par lecoloris. Il ne s’emploie que d’une manièregénérale, pour exprimer L’ensemble desparties de chair que présente un tableau.Cette carnation est belle, vive, naturelle. Lescarnations de ce tableau sont fort belles.
Il désigne quelquefois, dans le langageordinaire, Le teint d’une personne. Unebelle carnation. Une vilaine carnation.
Carnation , en termes de Blason, se ditde Toutes les parties du corps humain qui
sont représentées au naturel. D’argent, à latête de carnation.
CARNAVAL, s. m. Temps destiné aux di-vertissements, lequel commence lejour desRois et finit le mercredi des Cendres. Dansles premiers jours du carnaval. Pendant tecarnaval. Les divertissements du carnaval.
CARNE, s. f. L’angle extérieur d’unapierre, d’une table, etc. Il s’est blessé con-tre la carne de cette pierre. Se heurter contrela carne d’un volet.
CARNÉ, ÉE. adj. T. de Fleuriste. Quiest de couleur de chair. Un œillet carné.Une anémone carnée.
CARNET, s. m. Petit livre de compteque l’on porte avec soi et dans lequel oarecueille des notes. Le carnet d’un négociant *d'un agent de change.
Carnet d’échéances, Livre sur lequel lesnégociants inscrivent les effets qu’ils ont àpayer.
CARNIFICATION, s. f. T. de Médcc. Al-tération morbide qui fait prendre au tissud’un organe la consistance des partiescharnues et musculeuses
CARNIITER (SE), v. pron. T. de MédecAcquérir la consistance des parties char-nues.
Caeïifié, ée. participe.
CARNIVORE, adj. des deux genres. Il sadit Des animaux qui peuvent se nourrir dechair, par opposition à Ceux qui ne man-gent que des végétaux. Les animaux carni-vores. L’homme est à la fois frugivore etcarnivore. On dit aussi, substantivement,Les carnivores.
CARNOSITÉ. s. f. T. de Chirur. Il se di-sait autrefois d’Une excroissance ou tumeurcharnue qu’on croyait développée acciden-tellement dans le canal de l’uretre.
CAROGNE. s. f. On appelle ainsi, par in-jure, Une femme débauchée, une méchantefemme. Quelle carogne! Vieille carogne. Ilest bas.
CAROI.US. s. m. ( On prononce l’S. )Ancienne monnaie qui valait dix deniersd’argent. Les carolus ont eu ce nom parceque les premiers furent frappés en Franceau coin de Charles VIII.
CARONADE. s. f. T. d’Artilleric. Groscanon court, d’invention anglaise, et ori-ginairement en usage dans la marine seule-ment.
CARONCULE, s. f. T. d’Anat. Diminutifde Chair. Petite chair. Il s’emploie princi-palement dans les deux locutions suivantes :Caroncules myrtiformes, Petits tuberculesrougeâtres situés vers l’orifice du vagin;Caroncule lacrymale, Petite éminence rou-geâtre placée dans le grand angle de l’œil,et formée par la réunion d’un certain nom-bre de follicules muqueux.
CAROTIDE, adj. et s. f. Chacune des deuxprincipales artères qui conduisent le sangau cerveau. Les artères carotides. Carotideinterne. Carotide externe.
CAROTIDIEN, adj. m. T. d’Anat., quis’emploie dans cette locution, Canal caro-tidien, Conduit de l’os temporal qui donnepassage à l’artère carotide.
CAHOTIQUE, adj. des deux genres. T. deMédec. Qui a rapport au carus. Assoupis-sement carorique. Etat carotique.
CAROTTE, s. f. Plante potagère de la fa-