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Tome premier.
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CAR

Librairie, se dit d’Un ou de plusieurs feuil-lets d’impression détacliés d’une feuille en-tière. Ce volume a tant de feuilles et un car-ton de deux, de quatre pages.

Il se dit plus particulièrement d’Unfeuillet qu’on refait, à cause de quelquesfautes qu’on y veut corriger, ou de quel-que changement qu’on y veut faire. Faireun carton. Mettre un carton à un livre.

C.iKTOifs, se dit encore de Dessins engrand, tracés sur du papier, d’après les-quels le peintre fait sa fresque, ou qu’ondonne aux ouvriers en tapisseries pour ser-vir de modèles. L’h cartons de Raphaël.

Il se dit aussi, en termes d’Architecture,d’Une feuille de carton ou de fer-blancchantournée qui sert à tracer des profils.

CARTONNAGE, s. m. Action de carton-ner un livre, de le relier en carton ; ou L’ou-vrage qui en résulte.

CARTONNER, v. a. Relier un livre en car-ton. Cartonner un livre.

Caktoské, ée. participe. Un livre cartonnéù la Bradel.

CARTONNXER. s. m. Celui qui fabriqueet vend du caiton.

Use dit aussi de Celui qui travaille enearton, qui fabrique des objets de carton.

CARTOUCHE, s. m. Sorte d’ornement desculpture ou de peinture, représentant uncarton roulé et tortillé par les bords. Gra-V( ' r , peindre des armes dans un cartouche.Z inscription que porte ce cartouche.

CARTOUCHE, s. f. Charge pour le canon,composée de clous, de balles de fusil, et demorceaux de fer enveloppés dans du carton°u enfermés dans une boite de mitraille.Canon chargé à cartouche. Tirer à cartouche.On dit mieux, Tirer à mitraille.

U signifie aussi, La charge entière d’unearme a feu portative, qui est dans un rou-leau de papier. Déchirer la cartouche avecdents.

U se dit encore, chez les artificiers, de°ute sorte de boîte dans laquelle on ren-cime les matières inflaihmables, pour en^terminer et en varier les effets. Dans ceens , il est masculin.

jj CARTOUCHE, s. f. Il se disait autrefoislit • COn Bc absolu ou limité donné à un mi-aire par un.écrit scellé du sceau du régi-ment.

¥ . ar /°iiche jaune, Cartouche qu’on déliPiuîiU Un so ^ al dégradé, ou renvoyé par

( re ^ ARTü LAIRE. s. m. Recueil d’actes, ti-na *, e , 1 autres principaux papiers , concer-

pitrf> le tem l.' 0| cl d’un monastère, d’un cha-’iny

CARUS.

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CARVopllîr: ® /- ^oyez Cariatide.

Se dit D ( .c h adj. f. T. de Rotan. Il

eurs de 1 œillet, et de toutes

CAS

celles qui y ressemblent par leur structure.Fleur caryophyllée.

Il se dit aussi, substantivement, de Touteplante qui porte des Heurs caryophyllées.Les caryophyllées. ïm famille des caryophyl-lées.

CAS

CAS. s. m.T. de Grammaire. Il se dit Desdifférentes désinences queprennentles sub-stantifs, les adjectifs et les participes, dansles langues où ils se déclinent, lin y a pointde cas proprement dits dans la langue fran-çaise, quoiqu’il y ait des désinences différentesdans les pronoms. Ce mot latin, ce mot grecest à tel cas.

Cas, signifie aussi, Accident, aventure,conjoncture, occasion; fait arrivé, ou quipeut arriver. Cas fortuit. Par cas imprévu.Un cas extraordinaire. Cas bien extraordi-naire. Un cas étrange. Ce qui est bon dans uncas, ne l’est pas dans un autre. Selon l'exi-gence du cas. C’est le cas de parler. En tel cas.En pareil cas. En ce cas, il faudrait... Tousdites qu’il vient : en ce cas, je vais l’attendre.J e cas est différent. C'est tout un autre cas.Cela change le cas. Ce n’est pas là le casdont il s’agit. Dans le cas contraire. Cas par-ticulier. Le cas est tel. Nous ne sommes pasdans le cas de l’article cité. Ce cas n’a pointété prévu par la loi, par le code. Cas rédhi-bitoire. Au cas, en cas que cela soit. Au cas,en cas que cela arrive. Auquel cas. Le casavenant. Le cas échéant. Si le cas y échet.Posez le cas. En cas de mort. En cas derupture.

Cas métaphysique, Hypothèse, suppositionpar impossible, dont on tire quelque induc-tion. Voilà un cas bien métaphysique. Cettelocution est maintenant peu usitée.

Fam., Être dans le cas de faire une chose,Avoir occasion ou pouvoir de la faire. Jesuis rarement dans le cas de me trouver aveclui. Je voudrais être dans le cas de vous obliger.

Fam., Eu cas, signifie quelquefois, Enfait de, en matière de. En cas de chevaux,vous pouvez vous en rapporter à lui. Ce sensvieillit.

En cas, s’emploie aussi quelquefois sub-stantivement,etsignifie, Supplément, chosepréparée pour servir en cas de besoin : ilne se dit guère que dans les maisons desprinces, ou familièrement. Cestunencas. Lxprince s’étant levé avec appétit, se fit servirson en cas de nuit.

En tout cas, Quoi qu’il arrive, à tout évé-nement. Je vous payerai dans un mois, jel’espère : en tout cas, je vous donnerai des sû-retés suffisantes.

Cas, se disait autrefois, en Matière cri-minelle, pour Fait, action, crime. Le casdont il est accusé n'est pas graciable.

Fam., Son cas va mal, son cas n’est pasnet, son cas est véreux, est sale, se dit enparlant D’un hommequi est en danger pourquelque crime, pour quelque mauvaiseaffaire. On dit également, Il sent son casvéreux, Il connaît lui-même que son affaireest mauvaise, il sent qu’il a quelque choseà se reprocher.

Prov., Tous vilains cas, tous mauvais cassont reniables, se dit Lorsqu’un homme acommis une faute grave, et que la honte oula crainte du châtiment le porte à la nier.

Cas privilégiés, ou cas royaux, Crimesdont les juges royaux pouvaient seuls con-naître, quelle que fut la condition de l’ac-cusé. L-afausse monnaie, le duel, étaient descas privilégiés.

Cas privilégiés, se disait particulièrement,en Jurisprudence canonique, Des cas danslesquels le juge séculier prenait connais-sance des crimes d’un ecclésiastique, et lejugeait conjointement avec le juge ecclé-siastique, nonobstant le privilège clérical.

Cas spéciaux, Les crimes déférés à lachambre des pairs, constituée en haute courde justice.

l , ourles cas résultants du procès. Formulequ’on employait au trefois dans lesj ugementsrendus en matière criminelle, lorsque lespreuves n’étaient pas complètes. Il était ac-cusé d’assassinat ; mais, comme il n’y avaitpoint de preuves suffisantes, il fut condamnéaux galères pour les cas résultants du procès.

Cas réservés, Les péchés dont on ne peutêtre absous que par le pape ou l’évêque,ou par les prêtres qui ont reçu d’eux unpouvoir spécial. L’incendie volontaire deséglises est un cas réservé au pape.

Cas de conscience, Difficulté ou questionsur ce que la religion permet ou défend encertains cas. Ce docteur est fort versé dansles cas de conscience. Un cas de consciencefort difficile à résoudre.

Par extension, Je m’en fais un cas de con-science, je m’en fais scrupule.

Faire cas de quelqu’un ou de quelque chose',L’estimer, en avoir bonne opinion. Fairegrand cas d’un homme. C'est un prince quisait faire cas des hommes de mérite. Ne fairecas que de l’argent. On ne fait pas grandcas de ce qu’il dit. On n’en fait nul cas.

Cas, se dit aussi, familièrement, pourExcrément, ordure. Ll a fait son cas au piedd’un mur.

CAS, CASSE, adj. Qui sonne le cassé.Cela sonne cas. Une voix casse et enrouée.11 est vieux.

CASANIER, 1ÈRE. adj. Qui aime à de-meurer chez lui. C'est l'homme du mondele plus casanier. On dit dans un sens analo-gue : Mener une vie casanière. Être d’humeurcasanière. Avoir des goûts casaniers. Etc.

Il est aussi substantif. C’est un casanier,un vrai casanier.

CASAQUE, s. f. Sorte d’habillement donton se sert comme jd’un manteau, et qui aordinairement des manches fort larges. Unecasaque pour la campagne. Une casaque pourla pluie. Les mousquetaires portaient des ca-saques. Casaque de héraut d'armes. Casaquede forçat.

Fig. et fam., Tourner casaque, Changerde parti.

CASAQUIN. s. m. Diminutif. Espèce dedéshabillé court, qu’on porte pour sa com-modité. Il ne se dit guère aujourdhui qued Un vêtement à l’usage des femmes dupeuple ou de la campagne.

Fig. et pop., Donner sur le casaquin àquelqu'un , Le battre. On lui a donné surle casaquin.

CASCADE, s. f- Chute d’eau; eau quitombe de rocher en rocher. 11 y a des cas-cades naturelles et des cascades artificielles.Lm rivière fait une cascade en cet endroit. Lacascade de Tivoli. Une belle cascade. La cas -