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humilité fut la cause de sa gloire. Etre lacause innocente, involontaire Aun accident,du malheur, de la ruine de quelqu’un, etc.
Cause , signifie aussi, Motif, sujet, occa-sion, raison. Cause légitime. Juste cause. Iln'a pointfait cela sans cause. Il se formalisesans cause. C'est à juste cause, ce n’est passans cause qu ’il agit de la sorte. Pour quellecause les a-t-on arrêtés? Cela vous étonne,je vous en expliquerai les causes.
Il se dit particulièrement, en Jurispru-dence, Du motif pour lequel une personnese détermine à contracter. Il n’y a pas d'o-bligation valable sans cause. La cause licited’une obligation. La cause n’a pas besoin 'd'ê-tre exprimée. Cause fausse. Cause illicite.
Parler avec connaissance de cause, agir enconnaissance de cause, parler, agir avecpleine connaissance de ce qu’on dit, de cequ’on fait.
Fam., Et pour cause, se dit, saris rienajouter, Quand on ne veut pas s’expliquersur les motifs qu’on a, ou qu’un autre peutavoir, de faire ou de ne pas faire quelquechose. Je veux faire, cela, je ne veux pasfaire cela, et pour cause. Il ne le fera pas,et pour cause.
En style de Chancellerie, A ces causes,En considération de ce qui vient d’être ex-posé.
Cause , se dit encore d’Un procès qui seplaide et qui se juge à l’audience. Mettreune cause au rôle. Faire appeler une cause.Plaider une cause. Personne ne peut être jugedans sa propre cause. Obtenir gain de cause.Gagner sa cause. Perdre sa cause. Prendre lefait et cause. Prendre fait et cause. Causeappelée. Cause remise. Bonne, mauvaise cause.Cause imperdable. Cause douteuse. Causeembrouillée. Causes célèbres. Cause d’apparat.Cause sommaire. En cause d’appel.
Etre en cause, Être partie au procès. Met-tre, appeler en cause, Rendre quelqu’unpartie au procès. Mettre hors de cause, Dé-clarer qu’une personne ne doit point êtretarlie au procès. On dit dans un sens ana-ogue, Etre hors de cause.
En tout état de cause, Quel que soit l’étatdu procès. La prescription peut être opposéeen tout état de cause. Cette phrase s’emploieaussi quelquefois dans le discours ordi-naire.
Fig., Avoir gain decause, Obtenir l’avan-tage dans une discussion; et, dans le sensopposé , Donner gain decause. Je mis fin à cedébat, en donnant gain de cause à mon adver-saire. On dit aussi, Avoir, donner causegagnée.
Ayant cause. Voyez Ayant.
Fam., Avocat sans cause, Avocat qui11'est point employé.
Cause grasse, Cause que les clers du pa-lais choisissaient ou inventaient pour plai-der entre eux, aux jours gras, et dont lesujet était plaisant.
Cause, signifie, par extension, Intérêt,parti. La cause de Dieu. La cause du pro-chain. La cause des rois. La cause publique.La cause des pauvres. La cause de l’Eglise.La cause de l'État. La cause de l’humanité,de la religion, de la vertu, etc. Défendre,soutenir, favoriser la bonne cause. Abandon-ner une mauvaise cause. Embrasser unecause. Cause désespérée.
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Prendre le fait et cause de quelqu’un , etplus ordinairement, Prendre fait et causepour quelqu’un , Se déclarer pour quelqu’un,prendre son parti, le défendre.
Faire cause commune avec quelqu’un,Unir ses intérêts aux siens , se liguer aveclui. Je ferai cause commune avec vous. Fai-sons cause commune.
A cause de. loc. prépositive. Pour l’a-mour de, en considération de. A cause delui. A cause de cela.
A cause que. loc. conjonctive. Parce que.
CAUSER, v. a. Être cause, occasionner. Ila pensé causer un grand malheur. Causer dudommage. Causer la guerre. Causer de la joie.Causer de la douleur, du chagrin. Causer duscandale.
Causé, ée. participe.
CAUSER, v. n.S’entretenir familièrementavec quelqu’un. Ils ont été une heure à causerensemble. Nous causâmes longtemps de cetteaffaire. Ils ont causé d'affaires.
Fam., Causer de choses et d’autres , S’en-tretenir familièrement de diverses chosessans contention d’esprit.
Fig. et fam., Causer de la pluie et du beautemps, Causer de choses peu importantes.
Ëlliptiq., Causer littérature, voyages, etc.,Causer de littérature, de voyages , etc.
Causer, veut dire aussi, familièrement,Parler trop, parler inconsidérément. Ne luidites que ce que vous voudrez que tout le mondesache , car il aime à causer.
Il signifie également, Parler avec mali-gnité. N’allez pas si souvent dans cette mai-son , on en cause.
Causé, ée. participe.
CAUSERIE, s. f. Babil, action de causer.C’est une causerie perpétuelle.
Il signifie quelquefois , Propos indiscret.Ses causeries finiront par nous compromettre.Dans les deux sens , il est familier.
CAUSEUR , EUSE. adj. Qui aime à cau-ser. Quel homme causeur ! Cette femme estbien causeuse. Il est d’humeur causeuse.
Il est aussi substantif. Faites taire ces cau-seurs. Une causeuse. Insuppoi table causeur.
Il se dit quelquefois Des personnes quiparlent indiscrètement, qui ne gardent pointle secret. Ne dites rien à cet homme-là, c’estan causeur. Cette femme n'est qu'une cau-seuse. Il est familier.
CAUSEUSE, s. f. Petit canapé où peuvents’asseoir deux personnes.
CAUSTICITÉ, s. f. T. de Médec. Qualité,propriété des substances caustiques. Lacausticité des acides.
Il signifie figurément, dans le langage or-dinaire, Malignité, inclination à dire ou àécrire des choses mordantes, satiriques.Sa causticité lui a fait bien des ennemis.
Il se dit aussi Des traits mordants, despropos satiriques. Il y a dans celle épi-gramme plus de causticité que de finesse.
CAUSTIQUE, adj. des lieux genres. T. deMédec. Brûlant, corrosif. Il se dit des sub-stances qui ont la propriété de brûler ou dedésorganiser, par leur action chimique, lesmatières animales. Remède caustique. Sub-stance caustique.
Il s’emploie figurément, dans le langageordinaire, et signifie, Mordant, satirique,malin. Homme caustique. Humeur caustique.Propos caustique.
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U est aussi substantif masculin, mais dansle sens propre seulement. La pierre infer-nale est un caustique. Employer les causti-ques.
CAUSTIQUE, s. f. T. de Dioptrique et dîCatoptrique. La courbe sur laquelle con-courent les rayons successivement réfléchisou rompus par une surface. Caustique parréflexion. Caustique par réfraction.
CAUTÈLE. s. f. Finesse, ruse. Il estvieux.
Il signifie, en termes de droit canon,Précaution; et n’est usité que dans cettephrase, Absolution àcautèle.
C.4UTELEUSEMENT. adv. Avec ruse,avec finesse. Il se prend toujours en mau-vaise part. Il a fait cela cauteleusement.
CAUTELEUX, EUSE. adj. Rusé, fin. Ilse prend toujours en mauvaise part. C'estun esprit malin et cauteleux.
CAUTÈRE, s. m. T. de Médec. Médica-ment qui brûle ou désorganise les partiesvivantes sur lesquelles on l’applique. Pierreà cautère. Appliquer un cautère.
Cautère actuel, Chaleur très-vive concen-trée sur quelque partie au moyen d’un in-strument, quclconqiicde métal rougi au feu.Il se dit aussi de L’instrument même.
Cautère potentiel, Toute composition quia constamment et par elle-même la facultéde brûler et de corroder.
Cautère, se dit aussi de L’espèce deplaie qui résulte de l’application d’un cau-tère , et dont on entretient à dessein la sup-puration. Avoir un cautère au bras, derrièrela tête, etc. Panser un cautère. Pois à cau-tère. Laisser fermer un cautère.
Prov., fig. et pop., C’est un cautère surune jambe de bois , se dit d’un remède quine peut servir à rien.
CAUTERÉTIQUE. adj. des deux genres.T. de Médec. Qui brûle, qui consume leschairs. Voyez Caustique.
CAUTÉRISATION, s. f. Action de cauté-riser; Effet d’un caustique. La cautérisationest un des préservatifs les plus efficaces contrela rage.
CAUTERISER, v. a. Appliquer un cau-tère, hrûlerau moyen d’un cautère. Cauté-riser les morsures faites par un animal enrage.
Cautérisé , ée. participe.
En termes de Morale chrétienne, U neconscience cautérisée. Une conscience cor-rompue, endurcie. Cette locution vieillit.
CAUTION, s. f. Celui qui répond pour unautre, qui s’engage à satisfaire à l’obliga-tion contractée par un autre, dans le c ? soù celui-ci 11’y satisferait pas. Caution légale-Caution judiciaire. Caution solidaire. Cautionsolvable. Bonne et suffisante caution, IA'*caution de quelqu'un. Votre frère cotiser^à être ma caution. Servir de caution. *rendre caution. Donner, fournir caution. A
mettre, recevoir une caution. Réceptioncaution. Décharger les cautions. On dit tla
un sens analogue, en Matière correctionnelle : Mettre quelqu’un en libertéprovisotr^sous caution, avec caution, moyennant ctiori. Admettre un prévenu à être sa p'°lcaution. - - s
Caution bourgeoise, se disait auUCd’Une caution solvable et facile à discu ^
Caution judicatuin suivi, La caution 'I 1 ' ^
peut obliger un étranger à fournir,