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Tome premier.
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CEN

nir dans un même centre. Centraliser l’ad-ministration.

Centralisé, ée. participe.

CENTRE, s. m. C’est, dans un cercle oudans une sphère, Un point tel que tous lespoints de la circonférence, ou de la sur-face sphérique, en sont également éloignés.Le centre d’un cercle. Tirer une ligne du cen-tre à la circonférence, des lignes </ui passentpar le centre, qui aboutissent au centre. Lecentre de la terre. Le centre d'une planète.

Il s’applique, par extension, aux figuresnon circulaires et aux surfaces non sphéri-ques, lorsqu’il existe dans ces ligures oudans l’intérieur de ces surfaces Un pointtel que louLe droite, menée parce point,rencontre la figure ou la surface à des di-stances égales des deux côtés du point. Ijicentre d’une ellipse. Le centre a un carré.

Il signifie encore, par extension , Le mi-lieu d'un espace quelconque. Le soleil estau centre de notre système planétaire. Le cen-tre du royaume. Le centre d’une prorince. Lepalais est au centre de la ville. Ces person-nages doivent occuper le centre du tableau.

Dans l’Art militaire, l.e centre d’une ar-mée, d’une troupe, La partie d’une armée,d’une troupe rangée en bataille, qui occupele milieu, qui est entre les deux ailes. Lecentre fut forcé, fut enfoncé. Il plaça l'infanterie au centre. I.e drapeau est au centred'un bataillon. S'aligner sur le centre. Lescompagnies du centre.

Le centre d'une assemblée. Le milieu d’uneassemblée délibérante, par opposition auxextrémités, au côté droit et au côté gauche.Siéger au centre. Le centre et une partie de ladroite se sont levés pour la proposition.

Chntre, dans le langage scientifique,désigne encore Plusieurs choses de natureassez diverse, mais que'l’on peut considérer en général comme étant le point au-tour duquel, vers lequel, dans lequel s’opè-*■<-‘111 ou se rassemblent certains effets. Centrede gravité. Centre d’oscillation. Centre d’at-traction ou de gravitation. Centre d’équilibre.Centre il action. Centre de percussion. Hic.

Lu termes d’Anal., Centre ovale, Partiedu cerveau.

Centre, se dit quelquefois Du li,: s choses tendent naturellementleu de leur repos. Chaque chose tend à son

centre. * ‘

son centre, Être

icu oucomme au

f jg- et fam., Étiv dans

d" se plaît, où l’on aime à être; et

où |

dans le sens contraire, N’être pas dans soncentre, être hors de son centre.

Centre, se dit figurément Des lieux ouse trouvent, où se font, où se pratiquenthabituellement ou plus ordinairement cer-taines choses. Cette ville est le centre de toutes'es affaires du Levant. Un quartier situé aucentre des affaires. La cour est le centre de htpolitesse. Paris est le centre des arts et du bonSout. Vcuise fut longtemps le centre du com-merce et des riches les.

fl se dit encore tigurément Des chosesauxquelles plusieurs autres se rapportent ousont subordonnées. Il fit de cette ville le çeu-Ire de sa domination. On le dit quelquefoises personnes, dans un sens analogue. C’estUn fib r oiste, qui se fait le centre de tout.

■En Théologie, Le siège de Rome est lecentre de l’unité de l’Église.

CEP

CENTRIFUGE, adj. des deux genres. T.de Physique. Qui tend à éloigner d’un cen-tre. Un corps qui se meut circulairementa une force centrifuge.

CENTRIPÈTE, adj. des deux genres. T.de Physique. Qui tend à approcher d’uncentre. Un corps libre qui se meut circulai-rement est retenu dans son orbite par uneforce centripète.

CENT-SUISSES, s. m. pl. Il se disaitd’Une partie de la garde du roi, qui étaitcomposée de Suisses, au nombre de cent.Le. capitaine des Cent-Suisses. On disait ausingulier, Un Cent-Suisse, pour dire,Un desCent-Suisses.

CENTUMV1R. s. m. (Dans ce mot et dansses deux dérivés, U se prononce O.) Ma-gistrat de l’ancienne Rome, établi pour ju-ger de certaines affaires civiles.

CESTUJ1 VIRAL, AI.E. adj. Qui appar-tient aux centumvirs, qui est de leur res-sort.

CENTUSIVIRAT. s. m. Dignité de cen-t uni vir.

CENTUPLE, adj. des deux genres. Quivaut cent fois autant. Un nombre centupled'un autre.

Il est aussi substantif masculin. On lui adonné le centuple. Un fonds qui rapporte,qui rend au centuple. Cette terre rend aucentuple.

En termes de l’Écriture sainte, Dieu ren-dra au centuple tout ce qu’on fera pour lui.

CENTUPLER, v. a. Rendre cent fois plusgrand; multiplier un nombre par cent. Legain quil a retiré de cette affaire a centuplé,sa fortune. Centupler un nombre.

Crntuelé, ée. participe.

CENTUR1ATEUR. s. m. Ce mot n’estusité qu’en parlant de Certains auteurs alle-mands luthériens, qui ont composé uneHistoire ecclésiastique, divisée par centainés d’années. Les centuriateurs de Magde-bourg.

CENTURIE, s. f. Centaine. On ne l’em-ploie guère que dans les phrases suivantes :Le peuple romain fut distribué par centuries.La première, ta seconde centurie, etc.

Les Centuries de Nostrudamus, Les pré-dictions de cet auteur, rangées par centainesde quatrains ou de sixains. Ou appelleaussi Centurie, Chacun de ces quatrains ousixains; et, en ce sens, on dit, Faire unecenturie, Faire un quatrain ou ' i au-tre pièce de vers dans le genre de ceux deNostradainus.

CENTURION, s. m. T. d’IIist. ancienne.Celui qui commandait une compagnie decent hommes dans la milice romaine. Lessoldats se plaignaient du mauvais traitementqu'ils éprouvaient de la part des centurions.

CEP

CEP. s. m. Pied de vigne. Cep de vigne.Cep de treille. Arracher le cep, des ceps. Ceptortu.

Cei*, signifie aussi, Un lien, ou une es-pèce de chaîne; et, en ce sens, on ne l’em-ploie qu’au pluriel. Avoir les ceps aux piedset aux mains. Rompre tes ceps. Il est vieux.

CEPE. s. m. T. de Rotan. Nom que l’ondonne à certains champignons dont la plu-part sont bons à manger, et particuliere-

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ment aux bolets comestibles. Faire cuire descèpes. Manger des cèpes.

CÉPÉE, s. f. T. d’Agricult. Touffe de plu-sieurs tiges de bois qui sortent d’une mêmesouche. Faire la coupe des cepées de saules.

CEPENDANT, adv. Pendant cela, pendantce temps-là. Nous nous amusons, et cepen-dant la nuit vient.

Il signifie aussi, Néanmoins, toutefois,nonobstant cela; et, en ce sens, il estconjonction. Vous m’avez promis telle ettelle chose, et cependant vous faites tout lecontraire. On disait qu’il ne viendrait pas,cependant le voici.

CÉPHALALGIE, s. f. T. de Médec. Toutesorte de douleur de tête.

CÉPHALIQUE, adj. des deux genres. T-de Médec. Qui appartient à la tète, fl n’estguère usité que dans les dénominations sui-vantes : Veine céphalique, Une .des veinesdu bras, qu’on croyait autrefois venir de latète, et qu’on ouvrait, par cette raison,pour le soulagement des maux de tète. Re-mède céphalique, plante céphalique, et pou-dre céphalique. Remède, plante, poudrepropre à soulager les maux de tête.

CÉPHÉE. s. m. T. d’Astron. Constella-tion de l’hémisphère septentrional.

CER

CÉRASTE, s. m. T. d’Hist. nat. Vipèred’Egypte, qui a sur la tête deux éminencesen forme de cornes, et dont la morsure estdangereuse.

CÉKAT. s. m. T. de Pharmacie. Espècede pommade ou d’onguent où il entre ordi-nairement de la cire. Cérat de Galien. Céralsoufré. Mettre du cérat sur des gerçures.

CERHERE. s. m. Nom du chien à troistêtes qui, selon la Fable, gardait la portedes enfers. Il se dit quelquefois, figuré-ment et familièrement, d’Un portier bru-tal, d’un gardien sévère, intraitable. C’estun cerbère. Un vrai cerbère. Votre vieuxcerbère ne voulait pas me laisser entrer.

CERCEAU, s. m. Lame de fer mince, outringle de bois flexible, formant un cercle,dont on se sert pour maintenir les douvesdes tonneaux, des cuves, etc. Faire descerceaux. Cerceau de fer. Mettre des cerceauxà une cuve.

Il se dit également d’Un cercle de boisléger que les enfants font courir devant euxcomme une roue, en le poussant avec unpetit bâton. Faire courir un cerceau. Jouerau cerceau.

Il se dit encore Des bois courbés quiservent à soutenir la toile dont on cou-vre une voiture, une barque, ou à formerle cintre d un cabinet de verdure, etc. Ten-dre une toile sur des cerceaux pour couvrirune l’oiture, un bateau.

Cerceau , se dit aussi d’Une sorte de fi-let dont on se sert pour prendre des oi-seaux. Prendre des oiseaux au cerceau.

Cerceaux , au pluriel, se dit Des plumesdu bout de l’aile des oiseaux de proie. Lesvautours et les éperviers ont trois cerceaux.

CEItCELLE. s. f. Voyez Sarcelle.

CERCLE, s. m. Surface plane limitéepar une ligne courbe que l’on nomme Cir-conférence, et dont tous les points sontégalement distants d’un même point qu’on