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Chauffer, signifie quelquefois, figuré-mentet familièrement, Faire une chose avecpromptitude ou avec action. Ilfaut chaufferun peu cette affaire, si l'on veut quelle réus-sisse.
Chauffer, est aussi neutre. Le fourchauffe. Le bain chauffe.
Fig. et fam., C’est un bain qui chauffe, sedit D’un gros nuage qui menace de la pluie.
Prov. et fig., Ce n’est pas pour vous quele four chauffe, Ce n’est pas pour vous quetelle chose est préparée.
Chauffe, ée. participe.
CHAUFFERETTE, s. f. Espèce de boîtepercée de plusieurs trous parle haut, danslaquelle on met du feu pour se tenir lespieds chauds. Il y a aussi des chaufferettesde terre cuite.
CHAUFFERIE, s. f. Forge destinée à for-ger le fer qu’on veut réduire en barres.
CHAUFFEUR, s. in. Ouvrier chargé d’en-tretenir le feu d’une forge, d’une machineà vapeur, etc. On dit aussi, adjectivement,Ouvrier chauffeur.
CHAUFFOIR. s. m. Lieu d’un monastère,ou les religieux, les religieuses vont sechauffer. C’est l’heure où les religieuses sontau chauffai’'.
Il s’est dit aussi, dans les théâtres, d’Unendroit où les comédiens et les specta-teurs vont se chauffer. On dit maintenant,Foyer.
Chauffoir, signifie encore, Un lingechaud avec lequel on couvre, on essuie unroalade, une personne qui est en sueur. Onlui a mis plusieurs chauffoirs , et on ne peutI échauffer ,
. II se dit également d’Un linge de précau-bon pour les femmes.
CHAUFOUR. s. m. Grand four à cuire lac |>aux. On dit pins ordinairement, Four àchaux.
CHAUFOURNIER, s. m. Ouvrier qui fait* a chaux.
CIIAULAGE. s. m. T. d’Agricult. Action" e chauler du blé.
Chauler, v. a. T. d’Agricult. Fairefemper du blé dans de l’eau de chaux ,va nt de le semer.
C'Haulé, ée. participe,j CHAUMAGE, s. m. T. d’Agricult. Actioncouper le chaume, ou Le temps auquel011 le coupe.
k ®J**0*IE. s. m. T. de Botan. Tige her-Çèe, creuse, simple, garnie de nœuds,bu e f> 1 P ro Preaux graminées, telles que le(avoine, etc.
cuit S, ® n '^ e Plus ordinairement, en Agri-reste'<?’ P ai t ' e de l a tige des blés quiLes a 3 champ quand on les a coupés.chau aumes sont hauts, sont forts. Hotte dechaume sert à faire de la litière,les chaumes.
) e P ar extension, d’Un champ où
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chuun, e P er, ! r,x s’est allée remettre dans unÏÎT' v attre un
couvre 1 11 sou . veilt aussi de La paille qui1 ons de 6S b 19 ' 5003 ‘le village, les habita-it se fî 9 I 5ans - Maison couverte de chaume.Alternent ' cnco, j e > P ar extension et poéti-conque fit'- I ,a r anl IPune chaumière quel-
biter soit//* t!* M " S ^ chaume. Fivre, ha-sous te chaume.
CHAUMIÎB. V. a. etn. T. d’Agricult. Cou-per, arracher du chaume. Il est alléchaumer.Je ne veux pas quelle chaume mon champ,dans mon champ.
Chaume, ée. participe.
CHAUMIÈRE, s. f. Petite maison couvertede chaume. Petite chaumière. Il loge dansune chaumière. C’est un pays pauvre, où Vonne trouve que des chaumières.
CIIAUMINE. s. f. Petite chaumière. Unepauvre chaumine.
CHAUSSANT, ANTE. adj. Qu'on chaussefacilement. Il ne se dit guère que Des bas.Un bas de soie est plus chaussant qu’un basde fl. Il est peu usité.
CHAUSSE, s. f. Pièce d’étoffe que lesmembres des universités portent sur l’é-paule dans les fonctions publiques, et qu’onnomme aussi Chaperon. Chausse de docteuren théologie. Chausse de docteur en droit.
Chausse, se dit aussi d’Une pièce de draptaillée en capuchon pointu, dans laquelleon passe des liqueurs qui ont besoin d’êtreclarifiées.
Chausse d’aisances, Le. tuyau des latrines,qui est ordinairement de poterie revêtue deplâtre.
F oyez Chausses.
CHAUSSÉE, s. f. Levée de terre qu’on faitau bord d’une rivière, d’un étang, pourretenir l’eau. La chaussée d’un étang. Lachaussée d’une rivière.
Il se dit aussi d’Une levée qui se fait dansles lieux bas, humides et marécageux,pour servir de chemin de passage. Chausséesoutenue de maçonnerie, de pilotis, etc. Faireune chaussée dans un marais. La chausséede Brunehaut. Les Romains ont fait la plu-part des grands chemins dans les Gaules enmanière de chaussées, et ils y employaientbeaucoup de chaux.
Il se dit encore de La partie bombéed’une rue ou d’un grand chemin, qui estentre deux revers ou deux ruisseaux, ouentre deux bordures de pierres rustiques.Les voitures passent sur la chaussée.
Ponts et chaussées. Dénomination sous la-quelle ou comprend tout ce qui concernel’administration publique dans la confectionet l’entretien des routes, des ponts, descanaux, etc. Directeur général, inspecteur,ingénieur des ponts et chaussées. Il y a trenteans qu’il est dans les ponts et chaussées.
École des ponts et chaussées, École spé-cialement destinée à former des sujets pourles travaux de cette partie de l’administra-tion.
Rez-de-chaussée, Le niveau du terrain.Le mur n’était encore qu’au rez-de-chaussée,qu’à rez-de-chaussée, il se dit plus ordinai-rement de La partie d’une maison qui estau niveau du terrain. J’habite le rez-de-chaussée.
C1IAUSSE-PIED. s. in. Instrument decorne ou long morceau de cuir dont on sesert pour chausser plus facilement un sou-lier.
CHAUSSER, v. a. Mettre des bas, dessouliers, etc. (hausser ses bas. Chausser sessouliers. On dit de même, Chausser des bas,des soutiers à quelqu'un.
Fig., Chausser le cothurne, Se mettre àcomposer des tragédies. On le dit égalementD’un acteur qui s’essaye dans la tragédie.
Chausser le cothurne, se prend aussi enmauvaise part, pour dire, Enfler son style.
Fig., Chausser le brodequin , Se mettre àcomposer des comédies. On le dit égalementD’un acteur qui s’essaye dans la comédie.
En termes de Manège, Chausser les étriers.Enfoncer trop avant, ses pieds dans lesétriers.
Chausser les éperons à quelqu'un, Lui met-tre les éperons en le faisant chevalier.
Fig. et fam., Chausser de près les éperonsà quelqu’un, Poursuivre de près quelqu’unqui s’enfuit.
Fig. et fam., Se chausser une opinion dansla tête, S’entêter d’une opinion. Il se prendtoujours en mauvaise part.
Chausser, avec un nom de personne pourrégime, signifie, Mettre une chaussureà quelqu’un. U faut chausser cet enfant.Faites-vous chausser par votre domestique.On l’emploie dans ce sens avec le pronompersonnel. Il ne sait pas encore se chausser.Chaussez-vous donc.
Ce cordonnier chausse bien, chausse mal,Il fait bien, il fait mal les chaussures. Cecordonnier chausse un tel, chausse toute lafamille. Il fait ordinairement des chaussu-res pour un tel, pour toute la famille.
Cette personne n’est pas aisée à chausser,Il est difficile de lui faire des chaussuresqui lui aillent bien.
Fig. et fam., C’est un homme qui n’est pasaisé à chausser, On ne le persuade pas aisé-ment.
Ce bas, ce soulier chausse bien, Il va biensur la jambe, sur le pied. Ce soulier vouschausse bien, ne vous chausse pas bien.
Par analogie, en Agricult., Chausserun arbre, une plante , Entourer de terre lepied d’un arbre, d’une plante, pour lessoutenir et favoriser leur accroissement.
Chausser , est aussi neutre ; mais alors ilne s’emploie que dans ces phrases, Chaus-ser à six points, à sept points ; chausser ritant de points, Porter des souliers de telleou telle longueur.
Fig. et fam., Ces deux personnes chaussentà même point, sont chaussées à même point,Elles ont même humeur, même inclination,etc.
Chaussé , ÉE. participe.
Prov. et fig., Les cordonniers sont les plusmal chaussés, On néglige ordinairement lesavantages qu’on est le plus à portée de seprocurer par son état, par sa position, etc.
Fig. et fam., Elle est toute des mieuxchaussées, se dit D’une femme du bon ton ,d’une petite maîtresse. Il ne s'adresse qu’auxmieux chaussées, Il ne courtise que des per-sonnes jolies et de qualité.
Prov., S enfuir un pied chaussé, l'autrenu, S enfuir en toute hâte, sans prendre letemps de s’habiller.
CHAUSSES, s. f. p|. Une culotte, un ca-leçon , la partie du vêtement des hommes ,qui couvre depuis la ceinture jusqu’aux ge-noux. Chausses de drap, de velours, de cha-mois. Chausses de toile. Chausses d’écarlate .Prendre ses chausses. Mettre ses chausses.Attacher ses chausses. Boutonner ses chaus-ses. Mettre chausses bas. Il est vieux.
Chausses de page, Chausses courtes etplissées, que portaient les pages, et qu’onappelait aussi Trousses.