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Chef de division, Celui qui est à la tète«te tous les employés d’une division, dansun ministère, dans une administration. Ondit, dans un sens analogue, Chef, sous-chefde bureau.
Chef d'atelier, Celui qui dirige les travauxd’un atelier, dans une manufacture.
Chef d’orchestre, Celui qui dirige un or-chestre.
Chef d’emploi, se dit au Théâtre, paropposition a Double, et signifie, Le plusancien des acteurs qui remplissent les rôlesd’un même emploi.
Chef de cuisine, d’office. Le principal offi-cier de cuisine, d’office.
Dans quelques Cours, Chef de gobelet,chef de fruiterie, de paneterie, etc., Le prin-cipal officierdu gobelet, de la fruiterie, etc.
Commander une armée en chef, Y avoirle principal commandement en qualité degénéral. On dit dans un sens analogue,Général en chef, commandant en chef.
litre en chef, travailler en chef dans uneaffaire, En avoir la principale direction. Êtreen chef dans une entreprise, dans une négo-ciation. On dit en des sens analogues, Or-donnateur en chef, ingénieur en chef, etc.
Greffier en chef. Le premier greffier dansune conr de justice, (fans un tribunal.
En parlant De biens, d’héritages, de suc-cessions, De son chef, De son côté, par soi-tnème. Il a tant de bien de son chef. Succéderde son chef ou par représentation. On dita ussi, Du chef de quelqu'un, Comme exer-çant les droits de quelqu’un. Il a eu cetteterre du chef de sa. femme. Ils vinrent à lasuccession du chef de. leur père.
De son chef, signifie aussi, De sa tête, deson propre mouvement, de son autoritépri-'ce. Jl a fait cela de son chef, sans en avoir,e Çu l ordre. Je n'avance point cela de monc/le .f. Cet auteur ne dit rien de son chef.
Chef, signifie encore, Article, point prin-Cl pal. Chef d’accusation. Les chefs d’uneSensation. Les divers chefs d’une loi. Lesprincipaux chefs d’une demande. Sa doctrine3e ffituisait à trois chefs.
i' 11 termes d’ancienne Jurispr. crimi-. e > Crime de lèse-majesté au premier chef,j le,| tat, conspiration contre la personne11 prince. Crime de lèse-majesté au secondl 1f, Attentat contre l’autorité du prince ouentre I intérêt de l’Etat. I.a fausse monnaie,telhgence avec les ennemis est un crime deesc ~' ,la jestéau second chef.
A .1 cltre une entreprise à chef, venir à chef,lever une entreprise, la mettre à fin. Ciest’oses ont vieilli.
au |J! EP ’ en ten| ies <lc Blason , Pièce qui est'■"U de l’écu, et qui en occupe le tiers,dra >* EP ’ ^ ilns ' cs Manufactures de toile, demén ’/! C V ^ jC ^out par lequel on a eom-c il fabriquer une étoffe,fioiit* ' IUU1 ' ’ ^es chefs d'un bandage, Seschef* >SeS cx ^ 1 é |,1 ités. Ùn bandage à plusieurs
s - m - ( O* 1 prononceautref *’**^ Ouvrage difficile que faisaientcamrt?' S i ouvr >ers pour prouver leurfaire 1 ans * e métier où ils voulaient sei/’ (ni v!^' maîtres. Présenter son chef-
très-h, f '"' ^'Sucement, Ouvrage parfait ouLom */' , *’ lt 'l ,le 8 enre que ce puisse
être. Ce palais est un chef-d’œuvre d’archi-tecture, un chef-d’œuvre de l’art. Cette beautéest un chef-d’œuvre de la nature. Presque tousles tableaux de ce peintre sont des chefs-d'œu-vre. Les chefs-d’œuvre de Corneille.
Par extension , C’est un chef-d’œuvre d’ha-bileté, de malice, d’impertinence, etc., Ce
3 u’un tel a fait, a dit, annonce beaucoup'habileté, de malice, d’impertinence, etc.Prov. et en plaisantant, Ll a fait là unbeau chef-d’œuvre, voilà de ses chefs-d’œu-vre, se dit D’un homme qui a causé quelquedésordre, qui a fait quelque chose de malpar inadvertance, par emportement.CIIEEECIER. s. m. Voyez Chf.vecier.CHEF-LIEU. s. m. (On prononce l’F.)Lieu principal. Il se disait autrefois Duprincipal manoir d’un seigneur, d’un chefd’ordre. L’hommage se rendait au chef-lieu.Cluny était le chef-Ueu de tout l'Ordre.
Il se dit maintenant Des villes principalesde certaines divisions administratives duterritoire français. Chef-lieu de départementou de préfecture. Chef-lieu d'arrondissementou de sous-préfecture. Chef-lieu de canton.Dans tous les chefs-lieux, si lier au chef-Ueu.Cette ville est le chef-lieu du département.
EIIEIK. s. m. Chef de tribu chez lesArabes.
CIIÉLIDOIXE. s. f. (On prononce AV.)T. de Botan. Genre de plantes dont l’espècecommune, appelée Grande chélidoine ouEclaire, contient un suc jaune et causti-que propre à détruire les verrues.
ClIÉMEIt (SE), v. pron. Maigrir beau-coup, Tomber en chartre. Voilà un enfantqui se chême. Il est peu usité.
CHEMIN, s. m. Voie, route pratiquée pourcommuniquer, pour aller d’un lieu a unautre. Chemin battu, frayé. Beau chemin. Bonchemin. Vilain, mauvais chemin. Chemin uni.Chemin pierreux, raboteux, fangeux. Cheminrompu. Chemin creux. Chemin ferré. Cheminpassant, fréquenté. Chemin détourné. Cheminde traverse. Le chemin du charroi. Petit che-min, ou Sentier. Chemin des gens de pied.Grand chemin. Chemin vicinal. Chemin pavé.Chemin bordé d’arbres, de fossés. Chemind’Orléans, de Lyon, etc. Le chemin desroutiers, des messageries. Sa maison est surle bord du chemin. Tracer un chemin. Cou-per, fermer, embarrasser le chemin. Ouvrirle chemin. Rendre les chemins libres. Traver-ser le chemin. Ce chemin va, mène, conduiten tel endroit. Le chemin projeté passera parici. Ne quittez pas ce chemin-là. Prenez lechemin à main droite, à main gauche. Lechemin fourche en cet endroit-là. Ce cheminest malaisé à tenir. Il ne tient, il ne suitpoint de chemin, il va à travers champs, ll seplaint qu’on a fait un chemin dans son champ.Vous êtes mal monté, vous demeurerez par leschemins. Suivez ce chemin-là. Poursuivezvotre chemin. Cet homme ne fait qu aller etvenir, il est toujours par voie et par chemin.Réparer les chemins. Les chemins ne sont passûrs. Assurer les chemins. Les pluies, le dé-gel, les charrois ont gâté, ont rompu les che-mins. Chemin praticable. Chemin imprati-cable.
Chemin de fer, Chemin dont la voie estformée par (leux lignes parallèles de barresde fer ou de fonte scellées dans des soubas-sements de pierre, et sur lesquelles des cha-
riots garnis de roues de fonte roulent avectrès-peu de frottement, de manière à éco-nomiser la force motrice.
Chemin de halage, Chemin sur le bordd’une rivière ou d’un canal, servant au pas-sage des chevaux ou des hommes qui baientles bateaux.
En termes de Fortification, Chemin desrondes ou de ronde, Chemin entre le rem-part et la muraille du corps de la place,par où passent les officiers qui font la ronde.Chemin couvert, Chemin sur le bord exté-rieur du fossé, et où le soldat est à couvertdu feu des assiégeants. Emporter le chemincouvert. Se loger sur le chemin couvert.
Chemin de Saint-Jacques. Nom que l’ondonne vulgairement à la voie lactée.
Chejiih , se dit, par extension, de Tonteligne ou voie qu’on parcourt, ou qu’onpeut parcourir, pour aller d’un lieu à unautre. Il a fait plusieurs fois le chemin d’icià Lyon. Montrer, enseigner le chemin. Savoirle chemin. Il a repris le chemin de son village.Nous fîmes le chemin à pied, à cheval, envoiture. Il me vint couper le chemin. Ce n’estpas là le chemin. Vous ne prenez pas le bonchemin. Il se détourna de son chemin. Pren-dre le chemin le plus long. Etre en chemin.Passer son chemin. A mi-chemin. Allez parlà, c’est le dédit chemin. Poursuivez votre che-min. Avancer chemin. Faire bien du chemin.Il y a bien du chemin d'ici là. Deux heures dechemin. Une journée de chemin. Rebrousserchemin. Resteren chemin. Accourcir te che-min. Chemin faisant. Le chemin est plus longpar eau que par terre. Se frayer un chemindans les airs. On le dit aussi en parlant Desanimaux et des choses. Ce cheval connaît 1echemin de la ville. Les pigeons font beaucoupde chemin en peu de temps. Ce torrent s’estouvert un chemin à travers la forêt.
II signifie, figurément, Moyen , conduitequi mène à quelque fin. ll veut faire fortune,mais il n'en prend pas te chemin. Il aspireaux dignités, mais on n’y arrive pas parce chemin. Ce jeune homme n’est pas dansle bon chemin. Le chemin de la vertu, de laperfection. C’est le chemin de la gloire. I.echemin de la perdition est large.
Il a su trouver le chemin de son cœur, Ila su toucher cette personne, il a su s’enfaire aimer.
Che.mix, s’emploie aussi dans diversesphrases proverbiales, familières, etc.
Prov., Bonne terre, mauvais chemin, Dansles terres grasses, les chemins sont mau-vais.
Fig., Chemin de velours, Chemin sur unepelouse. II se dit familièrement, dans uneacception plus figurée, d’Une voie facile,agréable pour parvenir a quelque chose. Ilest arrivé à la fortune par un chemin de ve-lours.
Fam., Vieux comme les chemins. Fortvieux.
Prov. et fig., A chemin battu il ne croitpoint d’herbe, Il n’v a point de profit à fairedans un négoce dont trop de gens se mê-lent.
Fig., Suivre le chemin battu, S’attacheraux usages établis. Il n'y a rien de si sûrque de suivre le chemin battu.
Prov. et fig., Le grand chemin des vaches tI L’usage commun et ordinaire.
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