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Tome premier.
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3ao CIL

CIM

CIN

ciel! Dans ce sens , il n’est guère d’usage aupluriel qu’en poésie.

Les mariages sont faits au ciel, Ils sontrésolus par la Providence. Cela était écrit auciel, La Providence avait résolu que celaserait. On dit de même, La destinée des hom-mes est écrite au ciel.

Ciel, signifie aussi, Le dais sous lequelon porte le saint sacrement le jour de laFête-Dieu. Porter le ciel. Ce sens a vieilli.

II signifie également, Le haut d’un lit.Le ciel du lit. Le ciel de ce lit n'est pas assezhaut. Dans celte acception et dans les deuxsuivantes, on dit Ciels, et non pas Cieux,au pluriel.

Ciel, signifie aussi, Le haut, le plafondd’une carrière de pierre. Carrière à ciel ou-vert, Celle qui s’exploite sans puits ni sou-terrain.

Ciel, en tehnes de Peinture, signifie, Lapartie d’un tableau qui représente l’air;Toute décoration imitant le ciel. Ce peintrefait bien les ciels. Ses ciels sont légers, vapo-reux. Les ciels dans les tapisseries réussissentmal, à cause du grenu des points. Ll y a tropde ciel dans ces tapisseries. Faire peindre uncitd au plafond d’un cabinet.

CIERGE. s. m. Chandelle de cire à l’usagede l’église. Un gros cierge. Le cierge bénit. Lecierge pascal. Cierge blanc. Cierge jaune. Allu-mer un cierge.

Fam., Il est droit comme un cierge, se ditD’un homme qui est ou qui se tient extrê-mement droit.

En Botan., Cierge du Pérou, Espèce decactier, ainsi nommé parce que sa tige ap-proche de la figure d’un cierge, ou plutôtd’un candélabre.

CIG

CIGALE, s. f. Insecte qui vole, et qui faitun bruit aigre et importun dans les champspendant l’été. Petite cigale. Le chant de lacigale. J’ai entendu chanter les cigales.

CIGARE, s. m. Petit rouleau de feuillesde tabac, que l’on fume comme une pipe.Fumer un cigare. Avoir un cigare à la bou-che. Un paquet de cigares. Cigares de laHavane.

Il se dit aussi Du tabac à fumer de l’ilede Cuba.

CIGOGNE, s. f. Gros oiseau de passage,qui a le plumage blanc et noir, un longbec, de longues pattes, et qui fait son nidsur le haut des maisons. On conte des chosesmerveilleuses de la cigogne.

Prov. et fig. , Contes de la cigogne, contesà la cigogne, Contes ridicules et dépourvusde toute vraisemblance.

CIGUË, s. f. Genre de plantes ombellifè-res, dont une espèce, la Grande ciguë, esttrès-vénéneuse.

Il se dit aussi I)u poison extrait de lagrande ciguë, dont les Athéniens se ser-vaient pour donner la mort à ceux quel’aréopage avait condamnés. Socrate et Pho-cion furent condamnés à boire la ciguë.

CIL

CIL. s. m. (On mouille l’L. ) Le poil despaupières. De longs cils. Ixs cils des paupiè-res. Un cil m’est entré dans l'oeil.

CILICE. s. m. Espèce de large ceinture,qui est faite d’un tissu de poil de chèvre,de crin de cheval, ou de quelque autre poilrude et piquant, et que l’on porte sur lachair par mortification. Porterie cilice. Pren-dre le cilice. Se revêtir d’un cilice. Faire pé-nitence dans te cilice.

CILIE, EE. adj. T. de Botan. Qui estgarni de poils rangés comme des cils. Lespétales de la capucine sont ciliés. Feuillesciliées.

CILLEMENT, s. m. Action de ciller. Il nese dit que Des yeux et des paupières. Il a uncillement d’yeux continuel.

CILLER, v. a. Il ne se dit qu’en parlantDes yeux et des paupières, et signifie, Lesfermer et les rouvrir dans le moment. Ilne fait que ciller les yeux. Ciller les pau-pières.

Il se dit quelquefois absolument. On lui atiré un coup de pistolet aux oreilles, et il n’apas seulement cillé. On ne peut regarder lesoleil sans ciller.

Fam., Personne n’ose ciller devant lui, Per-sonne n’ose remuer.

CiLLEn, est aussi verbe neutre; et alorsil ne se dit que Des chevaux. Ce cheval cille,commence à ciller, Il commence à avoir quel-ques poils blancs aux paupières, au-dessusdes yeux.

Cillé, ée. participe.

est principalement en usage chez les Turcs,et qui a une lame très-large recourbée àson extrémité. Un coup de cimeterre. Porterle cimeterre. Être armé d’un cimeterre.

CIMETIERE, s. m. Lieu découvert etordinairement clos de murs, dans lequel onenterre les morts. Porter un corps au cime-tière, l’enterrer dans le cimetière. Un cime-tière de village. Le cimetière d’une église. EnFrance, il n’y a plus de cimetières dans l’en-ceinte des villes.

Fig., Ce pays est le cimetière des étrangers,L’air de ce pays est mortel pour les étran-gers.

CIMIER, s. m. L’ornement qu’on porteau haut du casque. Il avait un sphinx, unlion pour cimier.

Il désigne, en termes de Blason, La figurede quelque animal, ou de quelque autreobjet, qui se place au-dessus du timbre.

Cimier, signifie aussi, Une pièce debœuf charnue , prise sur le quartier de der-rière. Une pièce de. cimier. Du cimier. On ditégalement , Du cimier de cerf.

CIMOLÉE. s. f. Espèce d’argile qui setrouve principalement à Citnolis, île del’Archipel, et qui servait dans les temps an-ciens aux usages pour lesquels on emploieaujourd’hui la Terre sigillée.

Adjectiv., Matière cimolée ou cimolie, Dé-pôt qui se trouve sur les meules à aiguiser.

CIM

CIN

CIMAISE, s. f. Voyez Cymaise.

CIMBALAIKE. s. f. Voyez Cymbalaiee.

CIME. s. f. Le sommet, la partie la plushaute d’une montagne, d’un rocher, d’unarbre, etc. La cime de ht montagne était cou-verte de neige. I.a cime d’un roc. Les écureuilsmontent jusqu’à ta cime des plus grands ar-bres. La cime d’un clocher.

Poétiq., Le mont à double cime, ou sim-plement, La double cime, Le Parnasse. Lesnymphes de ta double cime, Les Muses.

Cime, ou Cy.me, en Botanique, Assem-blage de fleurs dont les pédoncules, nés d’unmême point de la tige, se ramifient ensuiteirrégulièrement, et se terminent tous à peuprès à la même hauteur. Le sureau a desfleurs en cyme.

CIMENT, s. m. Toute matière gluante,tenace, propre à lier et à faire tenir ensem-ble des pierres, des briques, etc. 11 se ditplus particulièrement Des briques ou destuileaux pulvérisés dont on se sert pourfaire du mortier. Faire du ciment. Bâtir àchaux et à ciment. Bassin de fontaine enduitde ciment. Mettre du ciment entre les pierresd’une muraille. Le ciment des Romains étaitd’une perfection qu’on a peine à égaler.

Prov. et fig., Cela est fait à chaux et àciment, se dit D’une affaire qui est faite soli-dement, et avec toutes les précautions et lesformalités nécessaires.

CIMENTER, v. a. Lier avec du ciment,enduire de ciment. Cimenter du pavé. Cimen-ter un bassin de fontaine.

Il signifie figurément, Confirmer, affer-mir. Cimenter la paix par des alliances. Lesmartyrs ont cimenté la foi parleur sang. Ci-menter l'amitié.

Cimenté, ée. participe,i CIMETERRE, s. m. Espèce de sabre, qui

CINABRE, s. m. Minéral rouge fort pe-sant, qui résulte d’une combinaison natu-relle ou artificiel le du mercure avec le souf re.Cinabre naturel ou natif. Cinabre artificiel. Levermillon n'est autre chose que du cinabrepulvérisé.

CINÉRAIRE, adj. Il se dit D’une urnequi renferme les cendres d’un corps brûleaprès la mort. Urne cinéraire.

CINÉRAIRE, s. f. T. de Botan. Genre deplantes à fleurs composées, dont plusieursespèces sont cultivées dans les jardins d a-grément.

CINGI.AGE. s. m. T. de Marine. Le che-min qu’un bâtiment fait ou peut faire envingt-quatre heures. Il a vieilli.

CINGLER, v. n. Naviguer. Cingler en hautemer. On ne le dit en termes de Marine qu enparlant De la route sur ' "e on go 11 *verne. Nous cinglâmes à l’est, à l’ouest.

Il est aussi verbe actif, et signifie, Frap-per avec quelque chose de délié et de pliant-Cingler le visage d’un coup de fouet. H h 11 acinglé le visage d'une houssine.

il se dit aussi D’un vent froid et perçan ■Il fait un vent qui cingle le visage. Le vencingle. n

il se dit encore, dans le meme sens,la grêle, de la neige, de la pluie.

Cinglé , ée. participe. ^ -

CINNAMOME. s. m. Sorte d’aroinatc. ycroit communément que la cannelle est le eunamome des anciens.

CINQ. adj. numéral des deux genr •Nombre impair qui est entre quatre et sl •La lettre finale Q ne se prononce p 0 '‘quand Cinq est immédiatement suivi de ssubstantif commençant par une consonn •Cinq chevaux. Cinq cavaliers. Cinq V 1 !- 0 ,.et cinq filles. Les cinq sens. Les cinq dot 0 •