COG
P antichambre du roi, d’un grand seigneur,etc., parce qu’à la cour il y avait des sallesoù l’on ne trouvait à s’asseoir que sur descoffres. Cette phrase n’est plus usitée.
Prov. et fig., II s’entend à cela comme àfaire un coffre, Il ne s’y entend point dutout.
Prov. et fig. , Raisonner comme un coffre,Raisonner très-mal.
Prov. et fig., Rire comme un coffre, Rireà gorge déployée. Ils riaient comme descoffres.
Me coffre du carrosse, d’un carrosse, Lapartie d’un carrosse sur laquelle on met lescoussins pour s’asseoir, et qui a un cou-vercle qui se lève et s’abaisse comme celuid’un coffre.
Coffre d’autel, La table d’un autel, avecl’armoire qui est au-dessous.
Coffre, signifie aussi, La capacité, l’es-pace qui est enfermé sous les côtes. Il a reçuun coup d’épée dans le coffre. Il a le coffrepercé. Ce sens a vieilli, excepté dans laphrase suivante :
ï’am., Avoir le coffre bon, avoir un boncoffre, Avoir un bon estomac, une bonnepoitrine. Cet homme a les jambes en mauvaisélut, mais il a le coffre bon.
Coffre, se dit également, en termes deô énerie,Du corps de la bête fauve. Le coffredu cerf.
Cette jument a un grand coffre, un beaucoffre, Elle a les flancs fort larges, et pro-pres pour porter les poulains.
COFFRER. v. a. Mettre dans un coffre.Il n’est point usité au propre; mais au%uré il signifie, Emprisonner. Il a faitcoffrer son débiteur. Il a été coffré ce matin.He mot est familier.
Coffré, ée. participe.
COFFRET, s. m. Petit coffre. Coffret d'é-coille. Coffret garni d’argent.
ÇOFFRETIÈR. S. m. Ouvrier qui fait des
col 1res.
COFIDEJUSSEUR. s. m. T. de Jurispr.1 se dit de Chacun de ceux qui ont cau-jonné un même débiteur pour une meme
COG
COGNASSE, s. f. Coing sauvage me’uoins jaune que l’autre.^CNASSIER. s. m. Arbre à fieu,. c V ni porte des coings ou des covfer sur cognassier.
'O». N AT. s m -p ( | e Jurispr _ (]
nnonce durement dans ce mot et^ se d ‘‘ cn général de Cq Uc j. V n ‘ s .P ar des liens de parenté;uni ° IS désigne particulicremeiS . 011 * P^’cnts du côté des femn
«O' O s et les c0 , w „ f .
Tw. r .! , lN ATIO!V - s - f - T. de Jurispr.
ntêrn.. 6 en ! , ° ,ous l es descendan"« m e souche.
'M'orrn*^' *• fi Instrument traite!gros K-® 1 ® * lat 'be, et qui sert à cocognée *•' C0 8 n ée d un bûcheraidémar,'el """ n " r,icr " ne cognée. Sa cest émous C sée'. Sti ‘ en emmnnchée > 'Sti
Prov. et-fiir r , igttée s„ „ i *>• > J cter le manche api
rlteT' aba,,donn «’ ‘oi
COH
une affaire, une entreprise, par chagrin,par dégoût, par découragement.
Prov. et fig., Aller au bois sans cognée, En-treprendre quelque chose sans se munir dece qui est nécessaire pour réussir.
Prov. et fig., Mettre la cognée à l’arbre,Commencer une entreprise.
COGNE-FÉTU. s. m. 11 se dit,proverbia-lement et figurément, d’Un homme qui sefatigue beaucoup à ne rien faire. C’est un-vrai cogne-fétu. On dit de même, Il ressem-ble à Cogne-fétu, il se tue et ne fait rien. IIest populaire.
COGNER, v. a. Frapper fort sur une chosepour la faire entrer, ou pour la faire joindreavec une autre. Cogner un clou. Cogner unecheville.
Il signifie aussi simplement, Frapper. Co-gnez confie la muraille, sur le plancher. Co-gner à la porte. Il s’est cogné la tête contre lamuraille. On dit aussi, avec le pronom per-sonnel , Se cogner contre quelque chose. Cesens est familier.
Fig. et fam., Se cogner la tête contre lemur, Entreprendre une chose impossible,ou dont on n’est pas capable.
Cogner, se dit encore, populairement,pour Battre, rosser, lls’est fait cogner commeil faut. Tu te feras cogner.
Cogné, ée. participe.
COU
COHABITATION, s. f. T. de Jurispr. Ilsignifie, en général, L’état de deux per-sonnes qui habitent ensemble; mais on ledit plus particulièrement D’un mari et d’unefemme qui vivent ensemble, cn remplissantles devoirs du mariage, et quelquefois, parextension, Du commerce charnel de deuxpersonnes libres. Il y a eu cohabitation.
COHABITER, v. n. T. de Jurispr. Vivreensemble comme mari et femme. Ils ontcohabité longtemps. On dit aussi, Cohabiteravec une personne, Avoir avec elle un com-merce charnel.
COHÉRENCE, s. f. T. didactique. Liaison,union, connexion d’une chose avec uneautre.
COHÉRENT, ENTE. adj. Il se dit Desparties d’un tout qui sont liées entre elles,et Du tout lui-même relativement à la liai-son de ses parties. Il ne s’emploie guèrequ’au figuré. Ce raisonnement est cohérentdans toutes ses parties.
COHÉRITIER, 1ÈRE. s. T. de Jurispr.Celui, celle qui hérite avec un autre. Il estmon cohéritier. Partage entre cohéritiers. Ellessont cohéritières.
COHÉSION, s. f. T. de Physique. Adhé-rence, force par laquelle les parties d’uncorps adhèrent entre elles. La cohésion estplus forte dans les corps solides que dans lescorps liquides.
COIIOBATION. s. f. T. de Chimie. Distil-lation d’un liquide déjà distillé.
COHORER. v. a. T. de Chimie. Remettredans la cornue la liqueur qui a passé dansle récipient, pour la distiller de nouveau.
CouonÉ, ée. participe.
COHORTE, s. f. Corps d’infanterie parmiles Romains. La cohorte était de cinq à sixcents hommes. Les cohortes prétoriennes
COI 337
étaient plus fortes que les cohortes des lé-gions.
Il se dit en poésie, et surtout au pluriel,de Toutes sortes de troupes. De vaillantescohortes. Il rallia ses cohortes.
Il se dit, par extension et familièrement,d’Une troupe de gens quelconques. Il estvenu là avec sa cohorte. Le prévôt s’y trans-porta avec toute sa cohorte.
COHUE, s. f. On appelait autrefois ainsi,dans quelques provinces, Le lieu où se te-naient les petites justices. La cohue de tellieu. Le procureur était à la cohue.
Il ne se dit plus aujourd’hui que figuré-ment, en parlant d’Une réunion de person-nes où régnent le tumulte et la confusion.Je ne veux point aller à cette assemblée, c’estune cohue, ce n’est qu’une cohue. Il y avaittrop de cohue à ce bal.
COI
COI, TE. adj. Tranquille, calme, paisi-ble. Il n’est guère usité que dans ces phra-ses familières : Se tenir coi. Demeurer coi.
Chambre coite, Chambre bien fermée etbien chaude. Cette locution a vieilli.
COIFFE, s. f. Espèce de couverture detête. Il se dit principalement d’Un ajuste-ment de tête des femmes. Une coiffe de taf-fetas. Une coiffe de gaze. Une coiffe à den-telle. Coiffe claire. Coiffe de dessus. Coiffe dedessous. Uns femme qui prend sa coiffe. Au-trefois on le disait souvent au pluriel, parceque cette expression désignait en mêmetemps Les voiles attachés à la coiffe. Pren-dre ses coiffes. Mettre, attacher, nouer sescoiffes. Lever, baisser ses coiffes, ôter sescoiffes.
Coiffe de nuit ou de bonnet de nuit, Coiffede toile que les hommes mettent quelque-fois dans leur bonnet de nuit.
Prov., Etre triste comme un bonnet de nuitsans coiffe, Être chagrin et mélancolique.Cette phrase a vieilli : on dit seulement,Etre triste comme un bonnet de nuit.
Coiffe de chapeau, Coiffe de taffetas oude toile, dont on garnit le dedans des cha-peaux.
Coiffe, cn ternies d’Anatomic, se ditd’Une membrane que quelques enfants ontsur la tête en venant au monde. Cet enfantavait la coiffe en naissant.
Coiffe, en termes de Botanique, se ditd’Unc enveloppe membraneuse qui recouvrel’urne des mousses.
COIFFER, v. a. Couvrir la tête. Il me jetaun manteau sur les épaules, et me coiffad’un grand chapeau. Il est très-souvent em-ployé avêc le pronom personnel. Se coifferd un bonnet de nuit. Les Turcs se coiffentd un turban, les Français d'un chapeau.
Fain. et par plaisanterie, Coiffer quelqu’unde quelque, chose, Le lui jeter, le lui appli-quer sur la tête. Il le coiffa d’un seau d’eau.
Fig. et fam., Cette femme coiffe son mari,Elle lui est infidèle.
Fig. et fam., Se coiffer de quelqu’un, S’en-gouer, s’entêter de quelqirun. Il s’est allécoiffer de cette femme. Elle s’est coiffée de tld.Il s’est coiffé de cet homme, qui n’a cependantaucun mérite.
Fig. et fam., Coiffer quelqu'un d’une opi-nion, La lui faire embrasser; et dans un
43