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Tome premier.
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aussi Des animaux. Quel cheval ! c’est uncolosse.

Colosse, se dit quelquefois au figuréd’Un empire, d’un souverain très-puissant.Plusieurs causes préparaient la. chute de ce co-losse. Le colosse est tombé.

COLOSTRUM, s. m. (On prononce Colos-trome . ) T. de Médec., emprunté du latin.Le premier lait des femmes après leur dé-livrance.

COLPORTAGE, s. m. L’action de colpor-ter, ou La profession dp colporteur. Fairele colportage.

COLPORTER, v. a. Faire le métier decolporteur; porter, dans les rues et par lescampagnes, des marchandises, des livres,des papiers publics, etc., pour les vendre.Colporter des livres. Colporter des toiles. Ilgagne sa vie à colporter.

Colporter une nouvelle, une histoire scan-daleuse, etc., La répandre en la racontantdans les diverses maisons où l’on va.

Colporté, ée. participe.

COLPORTEUR, s. m. Il se dit de Petitsmarchands ambulants qui portent leurs mar-chandises sur leur dos ou devant eux, dansdes mannes, dans des caisses, etc. Ce col-porteur va de ville en ville. Un colporteur detoiles, de livres, etc.

Il se dit également de Ceux qui crientet qui vendent dans les rues les bulletins,les arrêts, etc., avec approbation de l’auto-rité. C'est un arrêt que les colporteurs crientdans les rues.

COLURE. s. m. T. de Géographie et d’As-tron. Il se dit de Deux grands cercles de lasphère, qui coupent l’équateur et le zodia-que en quatre parties égales, et qui serventà marquer les quatre saisons de l’année.Colure des équinoxes. Colure des solstices.

COLZA, s. m. F.spèce de chou qui nepomme point, et dont la graine fournit unehuile bonne à brûler, à faire du savon noir,et à d’autres usages. Le. colza se cultive engrand dans le nord de la France et dans lesPays-Bas.

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COMA. s. m. T. de Médec. Sommeil pro-fond d’où il est difficile de tirer le malade.

COMATEUX, EUSE. adj. T. de Médec.Qui concerne le coma, qui y est analogue.Symptômes comateux. Sommeil comateux.

COMBAT, s. m. Action par laquelle onattaque ou l’on se défend. Combat d'hommeà homme. Combat singulier. Le gage du com-bat. Appeler quelqu'un au combat. Combatd une armée contre une autre armée. Combatdouteux. Combat à outrance. Combat opiniâ-tre. Combat sanglant. Combat sur terre. Com-bat sur mer. Combat naval. Rendre, livrer uncombat, Attirer l ennemi au combat. Tenterle combat, lu fortune du combat. Soutenir tecombat. Donner, hasarder un combat. Pré-senter, accepter le combat. Au fort du com-bat. Dans la chaleur du combat. Ils se ren-dirent sans combat. Se retirer du combat.Finir te combat. Faire cesser le combat. Ré-tablir le combat. Le combat fut rude. Éviterle combat.

Combat judiciaire, Manière de procéderen justice, qui consistait à soutenir sondroit en se battant contre son adversaire.

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Combat, se dit également de L’actiondes animaux qui se battent ou que l’on faitbattre les uns contre les autres. Combat d’ani-maux. Combat de coqs. Combat de taureaux.

Être hors de combat, N’être plus en étatde combattre. On dit de même, Mettre quel-qu'un hors de combat. L’une et l’autrephrase s’emploient au propre et au figuré.

Combats, au pluriel, s’emploie souventen poésie et dans le style élevé, pour dési-gner La guerre. L’art des combats. L.e dieudes combats. Je chante tes combats, et cehéros qui... Le destin des combats. Au milieudes combats. L'honneur vous appelle auxcombats.

Combat, se dit aussi de Certains jeuxpublics des anciens, où l’on disputait deforce et d’adresse dans les différents exer-cices du corps. Combats gymniques. Combatà la course, à la lutte. Combat du ceste, del'arc, etc. J.es combats du cirque. Les combatsde gladiateurs offraient un spectacle barbare.

Combat, se dit figurément de Toutesorte de contestation, de débat, de lutte.Combat de civilité, d’esprit, de générosité.Combat littéraire.

Il se dit aussi, tant au sens physiquequ’au sens moral, de L’opposition et de lacontrariété de certaines choses entre elles.L.e combat des humeurs dans le corps. Lecombat des cléments. Le combat des vents.Le combat des préjugés contre les lumières.

Il se dit encore, figurément, de La luttedes sentiments intérieurs, des mouvementsopposés que l’àme éprouve. Il faut rendre,soutenir bien des combats pour vaincre sespassions.

11 se dit également de Certains étals d’a-gitation , de trouble et de souffrance. Lavie de l’homme est un combat perpétuel.

COMBATTANT, s. m. Homme de guerremarchant en campagne sous les ordres d’ungénéral. Une armée de trente mille combat-tants.

Il se dit plus ordinairement de Ceux quiprennent actuellement part à un combat.La nuit vint séparer les combattants.

Prov. et fig., Le combat finit faute de com-battants, se dit Quand tout le monde se re-tire d’une partie de jeu, d’un bal, etc.

Combattant, s’est dit aussi de Chacun dessoutenants ou des assaillants d’un tournoi.Quand les deux combattants Jurent en pré-sence.

COMBATTRE, v. a. ( Il se conjuguecomme Battre.) Attaquer son ennemi, ouen soutenir, en repousser l’attaque. Il estsouvent employé absolument et neutrale-ment. Combattre les ennemis. Combattre, vail-lamment. On a combattu vaillamment de partet d'autre. Combattre à outrance. Combattrede près. Combattre de loin. Combattre de piedferme. Combattre corps à corps. Combattre àpied. Combattre à cheval. Combattre armé.Combattre en champ clos. Combattre à l’épée,au pistolet. Combattre contre quelqu’un.

Il signifie quelquefois, dans une acceptionplus étendue, Faire la guerre. Combattrepour son pays, pour son prince, etc. Combattreles ennemis de son pays.

II s’emploie aussi figurément, tant ausens physique qu’au sens moral. Cet écri-vain combattit ses adversaii'es avec un raretalent. Combattre tes difficultés. Combattre

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les raisons, les sentiments, les opinions d’au-trui. Combattre un avis par des raisons soli-des. Combattre les vices, les préjugés, l’erreur.Combattre une doctrine. Combattre les pen-chants de quelqu’un. Combattre contre l’in-justice. On l’emploie quelquefois avec lepronom personnel, comme verbe récipro-que. Ces raisons se combattaient dans sonesprit.

Combattre contre tes vents, contre la faim,la soif, etc.; et dans un style plus soutenu,Combattre les vents, la faim, etc.

Combattre une maladie, Employer les re-mèdes que l’on croit propres à la faire ces-ser. Il employa, pour combattre le mal, toutesles ressources que son art put lui fournir. Onle dit aussi De l’action même des remèdes.Ce remède pourra combattre le mal avec suc-cès.

Combattre ses passions, sa colère, combat-tre la paresse, la volupté, etc., Y résister. Ondit également, Combattre contre ses passions,contre les tentations, etc. On dit quelque-fois absolument, Combattre, lorsque le sensindique suffisamment à quel penchant onrésiste. Combien n’ai-je pas combattu pourvaincre cet amour."

Combattre en soi-même, Ne savoir quelledétermination prendre, peser les raisonspour et contre, en sorte qu’il y a combatdans l’esprit. J'ai longtemps combattu enmoi-même avant de prendre ce parti.

Combattre de civilité, de politesse, de gé-nérosité, etc.. Faire assaut de civilité, etc.On dit aussi, Combattre de civilité, etc., avecquelqu’un.

Combattu, ue. participe. Opinion com-battue. Sentiments combattus. Passions com-battues. Hérésie combattue. Un homme com-battu en lui-même. Il se sentait combattu.

COMBIEN, adv. de quantité. Quellequantité, quel nombre. Combien y a-t-il depersonnes? Combien de J'ois est-il venu?Combien de jours, combien de te nip Ï avez-vous mis pour faire ce voyage? Combien avez-vous d’argent? De. combien de pouces est-ilplus grand? Demandez-luicombien nous avonsde lieues à Jaire.

Il sert fréquemment à indiquer Unequantité, un nombre considérable. Il es lincroyable combien cet auteur a écrit d'ouvra-ges, combien cet auteur a écrit. Il y avait laje ne sais combien de gens. Je sais combienil a de savoir et de piété. Combien de gens,ou simplement, Combien voudraient etre avotre place ! Combien de J'ois ne le lui ai-jepas dit? À combien de tentations n'est-il pusexposé! Combien de temps n’a-t-il pas falluCombien il a montré de sagesse et de courage-

Il s’emploie quelquefois absolument,lorsque le sens permet de suppléer aisémentle substantif auquel il se rapporte. Combienavez-vous mis pour faire ce trajet ? Combienavez-vous dans votre bourse? Pour combienen achèterons-nous? De combien le surplisse-t-il en hauteur? Demandez-lui combien d) 'd’ici à la ville. Il sera furieux quand il u f~prendra combien vous dépensez.

II signifie encore absolument, dans unsens particulier, Quel prix. Combien vende-,vous ce volume ? Combien vaut cela? Conibucette toile? Je ne sais combien cela lui

coûté. A combien évaluez-vous cela? .

Combien, signifie aussi,- À quel pot n ■