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COMMENCER, v. a. Faire le commence-ment d’une chose, donner à une chose uncommencement d’existence. Commencer unbâtiment. Commencer un ouvrage. Commencerun discours. Etc.
Commencer de, désigne uneaction qui aurade la durée. Lorsqu’il commença de parler,chacun se tut pour l’écouter. Il avait com-mencé d'écrire sa lettre. Je commençais à peinede dormir, quand ce bruit me réveilla. Com-mencer de diner. On a commencé de bâtir samaison il y a huit jours. On commença d’ou-vrir la tranchée. Ce roi commença de régneren telle année.
Commencer à, désigne une action quiaura du progrès, de l’accroissement. Cet en-fant commence à parler, à lire, à écrire. Sesnuits sont plus calmes, il commence à dormirun peu. Je commence à comprendre. Cet ou-vrier commence à travailler beaucoup. Sonorgueil commence à me. déplaire. La disputecommençait à s'échauffer. Le jour commenceA luire. Cependant on dit quelquefois, Com-mencer à, pour Commencer de. Commençonsà dîner. Ils commencèrent à jouer. Etc.
Commencer l’année, commencer la journée,etc., par telle ou telle chose, par J aire telleou telle chose, se dit en parlant De la pre-mière chose qu’on fait au commencementde l’année, de la journée, etc. On dit à peuprès dans le même sens : Ce prince a com-mencé son règne pur rétablir le bon ordredans ses Etats.
Commencer l’année, commencer la journée ,etc., Etre encore dans les premiers tempsde l’année, dans les premières heures de lajournée, etc. Nous ne faisons que de com-mencer l’année. On ne fait que de commencerla campagne.
Commencerquelqu un, Lui donner les pre-mières leçons, les premiers commencementsde quelque art, de quelque science; être lepremier, par exemple, à lui montrer à faire‘les armes, à monter à cheval, à danser, etc.Ce maître de danse n ’est bon qu ’à commencerles enfants. C’est cet écuyer qui l'a commencé.Ce jeune homme a été bien commencé, mal
commencé.
Cette nourrice a commencé cet enfant, Elleest la première qui lui ait donné à téter.
Commencer un cheval, Lui donner les pre-mières leçons de manège.
Commencer, s’emploie souvent absolu-ment. Ce jeune homme a mal commencé. Jeh avais pas commencé, qu’il survint un im-portun. Quand commencerez-vous. 3 Par où< f , nmencerez-vousi‘ Je commencerai par là.e commencerai par vous dire que... Il fautymniencer par un bout et finir par l’autre,att c ?"!" lcnce P ar où il fallait finir. Chacunj pour agir, qu’un autre commençât.
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cours commence bien. Le premier acte com-mence par une scène entre têts personnages.Par où la dispute a-t-elle commencé? Leipectacle a commencé à telle heure. Cette mon-tagne, cette forêt commence en tel lieu, ente!pays, auprès de telle ville.
Il s’emploie aussi quelquefois imperson-nellement. Il commence déjà à faire jour. Ilcommençait à pleuvoir quand nous partîmes.Commencé, ée. participe.COMMENDATAIRE. adj.des deux genres.Qui possède un bénéfice en commende.Abbé commendataire.
COMMENDE. s. f. Titre de bénéfice quele pape donnait à un ecclésiastique nommépar le roi, pour une abbaye régulière, avecpermission au commendataire de disposerdes fruits pendant sa vie. La commende étaitune dérogation au droit commun. Abbaye encommende.
COMMENSAL, s. m. Celui qui mange ha-bituellement à même table avec un autre.C’est mon commensal. Nous sommes com-mensaux. Onditaussi, Etre commensal A unemaison, Y être attaché, y manger habituel-lement. Il est familier.
11 s’est dit, dans un sens particulier, Desofficiers de la maison du roi qui ont bou-che à cour, pendant qu’ils sont de service.Il était commensal de la maison du roi. Lescommensaux avaient autref ois certains privi-lèges.
COM M EXS A LIT É. s. f. Droit des com-mensaux de la maison du roi. L’Académiefrançaise jouissait du droit de commensalité.
COMM ENSllt AI 11 I.ITÉ. s. f. T. de Ma-thém. Rapport de nombre à nombre entredeux grandeurs qui ont une mesure com-mune.
COMMEXSURABLE. adj. des deux gen-res. T. de Mathém. Il se dit De deux grandeurs qui ont un rapport de nombre à nom-bre, ou, ce qui revient au même, une me-sure commune. Tous les nombres entiers etrompus sont commensurables entre eux. Li-gnes commensurubtes entre elles. Grandeurscommensurables.
COMMENT, adv. De quelle sorte, dequelle manière. Si vous voulez savoir com-ment la chose s’est passée, je vous le dirai,t 'oyons comment il en sortira. Je ne sais com-ment il peut subsister. Il a, je ne sais com-ment, trouvé le moyen de s’évader. Commentse porte-t-il? Comment a-t-il pu se sauver?Comment cela? Comment faire ? Comment ?que dites-vous ?
11 s’emploie quelquefois par exclamationet pour marquer l’étonnement où l’on estde quelque chose; et alors il signifie, Eliquoi! Est-il possible ! Comment ! vous vot/à?Comment! malheureux, avez-vous bien l’as-surance de soutenir cela? Comment! est-ildonc vrai qu'il soit mort?
Il se dit aussi dans le sens de Pourquoi,d’où vient cpie? Comment vous êtes-vousavisé de venir ici? Comment s est-il adresséà moi plutôt qu’à un autre?
11 s emploie aussi quelquefois substanti-vement. J'ignore le comment. Savoir le pour-quoi et le comment d’une chose. Dans cesens, il est familier, et quelquefois didac-tique.
COMMENTAIRE, s. m. Eclaircissements,observations et remarques sur un livre, sur
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un texte, pour en faciliter l’intelligence.Docte, savant commentaire. Ample commen-taire. Commentaire sur la Bible. Commentairesur Aristote, sur Hippocrate. Faire un com-mentaire. Faire des commentaires. Ce livreest si obscur et si difficile, qu'on ne peutl’entendre sans commentaire. Il te faut lireavec un commentaire. Le texte et le commen-taire.
Fig. et fam., Cela n’a pas besoin de com-mentaire, se dit D’une chose qui est très-claire, qui n’a pas besoin d’ètre expliquée.
Fig. et fam., Point de commentaire, se ditPour imposer silence à un inférieur qui sepermet de faire des observations sur cequ’on lui ordonne ou sur ce qu’on lui dé-fend.
Commentaire, se dit, figurément et fa-milièrement, de L’interprétation, ordinai-rement maligne, qu’on donne aux discoursou aux actions de quelqu’un. Foilà commeje l’ai ouï conter ; mais le commentaire ajoute,dit que... Il fait des commentaires sur lesactions de tout le monde. On ferait là-dessusun beau commentaire. On fit bien des commen-taires. On fit divers commentaires sur cetteaction-là, sur cette parole-h). \
Commentaires, au pluriel, est Le titrede certaines histoires écrites par ceux quiont eu la plus grande part aux faits qui ysont rapportés. Les Commentaires de César.Les Commentaires de Monlluc.
COMMENTATEUR, s. 111. Celui qui faitun commentaire, des commentaires. Boncommentateur. Docte, savant commentateur.Ennuyeux commentateur. Les commentateursde la Bible. Les commentateurs d’Aristote,d’Homère.
COMMENTER, v. a. Faire un commen-taire, des commentaires. Commenter la Bi-ble. Plusieurs savants ont commenté Homère.Commenter Virgile.
II est aussi neutre, et signifie, Tourneren mauvaise part, interpréter malignement;et alors il se met toujours avec la préposi-tion Sur. Il commente sur tout. Je ne crainspoint que l’on commente sur mes actions. Iln’y a point à commenter là-dessus.
Il se dit quelquefois absolument, et si-gnifie alors, Ajouter malignement à la vé-rité de la chose. Il en dit plus qu'il n’y ena, il commente un peu.
Commenté, ée. participe.
COMMER. v. n. Faire des comparaisons,dire qu’une chose est comme une autre.Vraiment, voilà qui est bien comme'. Il nefallait pas commet• si désobligeamment. Il estfamilier et vieux.
COMMERAGE, s. m. Propos, conduite decommère. Il est familier.
CO.MMERÇABLE. adj. des deux genres.Qui peut être commercé, négocié. Il ne sodit que Des effets publics, des lettres dechange, etc. Effets commerçables. Billetscommerçables. O 11 dit plus souvent aujour-d’hui, Négociable.
COMMERÇANT, ANTE. adj. Qui com-merce, où il se fait un grand commerce.l-es peuples commerçants. Une nation, uneville commerçante.
Il est souvent employé comme substantif,et se dit Des négociants, des marchands engros. Un bon commerçant. Un riche com-merçant.