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Tome premier.
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de commun avec lui. Cette affaire n’a rien decommun arec celle dont il s’agit.

En Rhétorique, Lieux communs, Sour-ces générales d’où un orateur peut tirerses arguments et ses moyens. Aristote atraite des lieux communs.

Lieux communs, se dit aussi de Certainstraits généraux qui peuvent s’appliquer àtout, de certaines réflexions générales qu’onl’a ! t entrer dans un sujet particulier. Cequ'il y a de meilleur dans ce discours, n’estqu'un lieu commun sur les conquérants. Sessermons ne sont que des lieux communs. Em-ployer des lieux communs. Un recueil de lieuxcommuns.

Lieux communs, se dit encore Des idéesusées, rebattues. Il ne dit que des lieux com-muns.

Sens commun, La faculté par laquelle laplupart des hommesjugent raisonnablementtics choses. Cela est contre le sens commun.Cela répugne au sens commun, n’a pas lesens commun, n’a pas l’ombre du sens com-mun. C’est un homme qui n’a pas le senscomm un.

Faire bourse commune, se dit de Deux onplusieurs personnes qui font leur dépenseen commun.

Faire vie commune, Vivre à frais com-muns.

La vie commune, se dit en parlant Desreligieux et des religieuses qui vivent encommunauté. On appela Cénobites ceux quiavaient adopté la vie commune.

La vie commune, se dit encore, surtouten Littérature, Des moeurs générales, desévénements ordinaires de la vie; par oppo-sition à La condition des princes, des héros,etc., et aux grandes vicissitudes qu’ils peu-v Çnl éprouver. Retracer les événements de lavie commune.

En Grammaire, Nom, adjectif du genrecommun, Nom, adjectif dont la terminai-son est la même au féminin qu’au mascu-| 1 - Auteur est un nom du genre commun.fidèle, sage, sont des adjectifs du genre

commun.

Syllabe commune, se dit, dans les languesProsodiques, d’Une syllabe qui est tantôtbi'eyc et tantôt longue.

En Jurispr., Epoux communs en biens,y'ilre lesquels il y a communauté de biens.■ e contrat porte que les époux seront com-aiuris en biens. On le dit quelquefois, au■j 'B’uier, de L’un des époux entre lesquelsy « communauté. L époux commun en'If Peut, etc.

cot signifie aussi, Général. I.e bruit

>ni "'"'J 1 ' C cst l’opinion commune. La com-eot' IC "■ on de parler. Mesure commune. Larrn ommée. Le bien, l"intérêt com-7.a 1j" c '” commune.

parié ]commune, La langue qui est/.'a ,. e . . P' us généralement dans un pays.nunr ^'^ Ue ’ f ran {ais est la langue com-

mune,la voix

[y.. “ commune, L’opinion générale.

comm,!l co """" ne voix, À l’unanimité. D'unraut à 1 acc , or ^’ Ee concert, chacun adli

i / • cIl0se -

litat, l’nll co mm.un, La loi reçue dans unEn .Tui ùm. r ’ U '5’. ost généralement établi,délit qui n i .eût commun, se disait d’UnToinè l Comm ' s l’ ai ' un ecclésias-

tique, et qui était de la compétence dujuge ecclésiastique. Il est opposé à Cas pri-vilégié.

Commun, signifie aussi, Ordinaire, quise pratique ordinairement. L’usage en estfort commun. Il n’y a rien de si commun,rien n’est plus commun. C'est une chose biencommune. Cela est commun parmi les mili-taires, entre les militaires. Commun entre lesbourgeois, parmi les bourgeois. Rien n’est pluscommun, chez ce peuple, que de voir... Il estassez commun de voir...

Les mots, les termes communs de la langue,Les mots, les termes ordinaires de la langue,par opposition à ceux qui ne sont usitésque dans les arts et dans les sciences.

Expédieren forme commune. Façon de par-ler prise du style de la Dateriede Rome, etqui signifie, Sans grâce, sans remise. Ainsion dit, Il a été expédié en forme commune,en parlant D’un homme à qui on a gagnétout son argent en peu de temps, ou en par-lant D’un homme mort en peu de tempsentre les mains de plusieurs mauvais mé-decins.

Commun, signifie en outre, Qui se trouveaisément et en abondance. Les melons sontfort communs cette aimée. Les bons muscatssont communs en Languedoc, en Provence.

Commun , signifie aussi, Vulgaire, bas,par opposition à Noble, distingué. Il a l’aircommun, la figure commune. Son langage estbien commun. Cette femme a des manièrescommunes.

Il se dit également Des marchandises,des objets de peu de valeur et d’une qualitémédiocre. Un marchand qui n’a que des mar-chandises communes, très-communes, qui n’arien que de commun.

Cette terre donne tant de revenu, annéecommune, ou, plus rarement, communesannées, Bon an, mal an, en compensant lesmauvaises années avec les bonnes.

Commun, signifie encore, Médiocre, peuestimable dans son genre. Il a fait un dis-cours très-commun. C’est un prédicateur fortcommun. Un auteur, un poète très-commun.Une invention commune. Des pensées commu-nes. Idée commune. Rien de plus commun.(Voyez ci-dessus Lieux communs. )

Commun, est aussi substantif masculin,et il se dit d’Une société entre deux ou plu-sieurs personnes. Ilfaut prendre cette dépensesur le.commun. Ce sens n’est plus guère usitéque dans les phrases suivantes :

Vivre sur le commun, Vivre aux frais d’unesociété, sans payer sa part de la dépensecommune. Il signilieaussi,figurément, Vivrehabituellement sur le tiers et sur le quart.

Prov. ctfig., Il n'y a point d'âne plus malbâté que celui du commun, Lesalfaires d’unecommunauté, d’une société, sont souventnégligées, personne ne voulant les soignercomme si elles étaient les siennes propres.

En commun. Ensemble, en société. Ilsont mis leur bien en commun. Ils vivent encommun. Travailler en commun. Ils jouissentde ta succession en commun, jusqu'à ce qu’ilsaient fait le partage.

Commun, substantif, signifie aussi, Leplus grand nombre, la plus grande partie.Le commun des hommes. Le commun des phi-losophes. Le commun des lecteurs.

Fig., Cette personne, cette chose est du

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commun, Elle n’est pas de grand mérite, degrand prix. C’est un homme du commun. Ilest hors du commun. Il passe le commun. Ilest au-dessus du commun. Sa charge le tiredu commun. Cela est du commun. Cet ouvragen’est pas du commun.

Une personne du commun, signifie aussiquelquefois, Une personne du peuple.

Chez les Catholiques, Le commun desapôtres, des martyrs, des confesseurs, desvierges, etc., L’office général des apôtres,des martyrs, etc., pour qui l’Église n’a pointréglé d’office particulier.

Prov. et fig., Etre du commun des mar-tyrs, Ne se faire distinguer par aucun ta-lent, par aucune qualité.

Commun, substantif, se dit encore Desdomestiques inférieurs, dans les grandesmaisons; et, par extension, Du bâtimentoù ils logent. C’est du vin du commun, duvin pour le commun. Le dîner du commun.La table du commun. La salle du commun.

Chez le Roi, Grand commun, Les officesdestinées à la nourriture de la plupart desofficiers de la maison du roi ; et, Petit com-mun, Certaines offices détachées du grandcommun pour la nourriture de quelquesofficiers privilégiés de la maison du roi.

Grand commun, se dit aussi Du lieu oùces officiers travaillent, et qui est destinépour leur logement. Être logé au grand com-mun.

Les communs, se dit, dans les grandesmaisons, Des bâtiments consacrés aux cui-sines, aux remises, aux écuries, à la selle-rie, et généralement aux différentes partiesdu service. L’hôtel est petit, mais les com-muns sont très-vastes.

COMMUNAL, ALE. adj. Qui concerneune commune ou les communes; qui ap-partient à une commune. Arrondissementcommunal. Fête communale. Bien communal.Propriété communale. Bois communaux.

COMMUNAUTÉ, s. f. Société de plusieurspersonnes qui vivent ensemble sous cer-taines règles. Communauté religieuse. Une■communauté de religieux. Une communautéde religieuses, de femmes. Une communautéde prêtres. Une communauté de filles. Les rè-gles d'une communauté. La communauté deSaint-Su/pice. La communauté de Sainte-Agnès. Vivre en communauté. Etablir unecommunauté. Faire un legs à une commu-nauté. Être d'une communauté. Entrer dansune communauté.

Dîner à la communauté, Dîner au réfec-toire avec les autres.

Communauté, se dit, parextension, d’Unemaison religieuse où l’on vit en commu-nauté. Le jardin de la communauté. Nousvisitâmes toute lu communauté.

Communauté, s’est dit aussi de Certainscorps laïques qui faisaient une société pourleurs intérêts communs. La communautédes procureurs. La communauté des notaires.Agir pour les intérêts de la communauté. I.cscommunautés d’arts et métiers.

Il s’est dit également Du corps des habi-tants d’une ville, d'un bourg, d un village.Toutes les communautés de la province. Ontaxa ces communautés à tant. Cette commu-nauté était riche, était pauvre.

Communauté, en termes de Jurispru-dence, se dit de La société de biens entra

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