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Un tel et ses associés. Cette maison de com-merce, de banque est sous la raison Gauthier,Lefèvre et compagnie. On écrit ordinaire-ment, par abréviation, Un tel et C‘‘.
Compagnie, se dit également d’Une réu-nion de personnes formant un corps, uneassemblée, tels que des magistrats, des gensde lettres, des religieux. Il se disait prin-cipalement autrefois Des grands corps demagistrature. Les compagnies supérieures,souveraines. Le roi manda les compagnies. I.escompagnies haranguèrent le roi, reçurent lesordres du roi. Auguste, célèbre, puissante,illustre, savante compagnie. Il a eu tous lessuffrages de la compagnie. On mit en délibé-ration dans la compagnie... La compagnie or-donna que...
La compagnie de Jésus. Nom que prenaitla société des jésuites.
Compagnie, se dit aussi d’Un certainnombre de gens de guerre sous un capitaine.Compagnie d'infanterie. Compagnie de cava-lerie. Compagnie des gardes au corps. Compa-gnie de gendarmes. Compagnie d’ordonnance.Compagnie de carabiniers, de dragons, degrenadiers, de voltigeurs, de fusiliers. Régi-ment de tant de compagnies. La conxpagniccolonelle (tes anciens régiments d’infanterie.Compagnie de nouvelle levée. Compagnie com-plète, bien entretenue. Compagnie forte, faible.Lever, mettre sur pied une compagnie. Com-mander une compagnie. Il obtint une compa-gnie. Casser, licencier une compagnie. La tête,la queue de la compagnie. Compagnie de ca-valerie bien montée. Les lieutenants, les sous-lieutenants d’une compagnie. Le cadre d’unecompagnie. Capitaine d’une compagnie. Pre-mière, seconde compagnie.
Fendre une compagnie, signifie, dans lespays où la constitution militaire permetcette espèce de transaction , Se démettre enfaveur d’un autre, pour une certaine somme,du droit qu’on a sur une compagnie quel’on commande. On dit de même: Acheterune compagnie. Se défaire d'une compagnie.Etc.
Compagnie franche, Compagnie qui n’estincorporée dans aucun régiment.
COMPAGNON, s. m. Camarade, associé,qui est habituellement avec un autre, quifait avec lui la même chose. Cher, fidèle,ancien compagnon. C’est son compagnon. Lecompagnon d’un tel. Compagnon d’école,d’étude, de fortune, de gloire. Compagnon devoyage. On lui a donné un tel pour compa-gnon. Il n’a pas besoin de compagnon. Jouerà qui trompera son compagnon. C'est unagréable compagnon. Avoir un fâcheux com-pagnon.
Prov. et fig., Qui a compagnon, a maître,On est souvent obligé de céder aux volon-tés de ses associés, des personnes avec quil’on vit.
Compagnons darmes, se disait ancienne-ment Des chevaliers qui avaient fait ensem-ble amitié particuliire, avec protestationde ne se quitter jamais. Il se dit encore Deshommes qui ont lait la guerre ensemble.
Compagnon, signifie quelquefois, Égal.C’est un homme qui ne peut souffrir ni com-pagnon ni maître. Traiter de pair à compa-gnon.
Il se dit encore d’Un homme qui estgaillard, drôle, éveillé. Ccst un compagnon,
un bon compagnon. Il fait le bon compagnon.
Fam., Faire le compagnon, Faire l’en-tendu.
Fain., C’est un hardi compagnon, Il esthomme d’exécution et déterminé. On a ditde même, Il est gentil compagnon, c’est ungentil compagnon.
Fam., C’est un dangereux compagnon, sedit D’un homme qui est capable de fairede mauvais tours. On a dit de même, C’estun compagnon, défez-vous-en.
Fam., C’est un petit compagnon, se ditD’un homme qui est pauvre et de bas lieu.Il a fait une grande fortune, de petit com-pagnon qu’il était.
Compagnon, signifie aussi, Un garçonqui a fait son apprentissage en quelquemétier, mais qui travaille encore pour lecompte d’un maître. Compagnon tailleur.Compagnon cordonnier. Il était compagnonchez tel maître. Compagnon dans telle bou-tique. Ce tailleur avait tant de compagnons.Il paye ses compagnons au mois, à la semaine.Louer des compagnons. On dit plus souventaujourd’hui , Ouvrier ou Garçon.
Fig. et fam., Travailler à dépêche compa-gnon, Travailler vite et négligemment, nechercher qu’à finir, sans se mettre en peinede la perfection de l’ouvrage. Fous aveztravaillé à dépêche compagnon. On dit aussi,C’est un ouvrage fait à dépêche compagnon.
Compagnon, se dit plus particulièrementDes artisans qui font partie d’un» sociétéde gens de métier. Les compagnons du devoir.Il s'élève de fréquentes querelles entre les com-pagnons.
La mère des compagnons, Femme chargéed’héberger, aux frais d’une société de com-pagnons, les membres de cette société quise trouvent momentanément sans ouvrage.
COMPAGNONNAGE, s. m.II signifiait au-trefois, Le temps pendant lequel un jeunehomme qui avait fini son apprentissage tra-vaillait chez un maître, avant de pouvoirtravailler pour son propre compte.
Il se dit maintenant de La réunion desgens de métier en différentes associations.Interdire le compagnonnage. Il y a différentessortes de compagnonnage.
COMPARABLE, adj. des deux genres.Qui se peut comparer, qui peut être mis encomparaison. Un homme comparable auxplus grands hommes de l’antiquité. Y a-t-ilrien de comparable à cela ?
Cette chose n ’est pas comparable avec telleautre, ces deux choses ne sont pas compara-bles, se dit en parlant De choses qui sontde nature absolument différente. L’espritn'est pas comparable avec la matière. Destalents si divers ne sauraient être comparables.
COMPARAISON, s. f. Action de compa-rer, de chercher les ressemblances ou lesdifférences qui peuvent exister entre deuxpersonnes ou deux choses. Faire la compa-raison, faire comparaison d'une chose avecune autre. Faire la comparaison de deux étof-fes, de deux couleurs, de deux odeurs. Cemorceau de musique ne soutient pas la com-paraison avec tel autre. On ne. saurait établirde comparaison entre ces deux personnes,entre ces deux choses. Faire comparaison dedeux personnes ou entre deux personnes. Cettepersonne, cette chose ne peut entrer en compa-raison avec telle autre. Ne faites point entrer
cet homme-là en comparaison avec un si glandpersonnage. Pour faire une juste comparaisonde ces deux auteurs, il faut... Mettre unechose en comparaison avec une autre. Prendreune chose pour terme de comparaison. Il n'ya point de comparaison d’un tel à un tel, oud’un tel avec un tel, ou entre un tel et un tel,de telle chose à telle chose.
En termes de Pratique, Comparaison dé-cri turcs, La confrontation qu’on fait de deuxécritures l’une avec l’autre, pour juger sielles sont de même main. Pièce de compa-raison, Pièce dont l’écriture et la signaturesont reconnues pour certaines, et que l’oncompare à une pièce arguée de faux, pourvoir si l’écriture est la même. On le dit, parextension, de Ce qui peut servir de modèlepour juger de la qualité, du mérite d’autresobjets de même nature.
Cette chose est sans comparaison, hors decomparaison, Elle est excellente et sans pa-reille.
En comparaison, Au prix, à l’égard. Cen’est qu’un ignorant en comparaison d’un tel.Cela n'est pas cher en comparaison de ce qu’onle paye ailleurs.
Par comparaison , Relativement, par rap-port. La plupart des choses ne sont bonnesou mauvaises que par comparaison. Cela n ’estblanc que par comparaison à une autre chosequi n’est pas si blanche.
Sans comparaison, se dit en parlant D’unepersonne ou d’une chose avec laquelle au-cune autre ne peut entrer en comparaison.// est, sans comparaison, le plus savant detous ses confrères. Cette ville est ta plus riche,sans comparaison, de tout le royaume. Voyezplus bas un autre sens de cette locution.
Comparaison, se dit aussi d’Un discourspar lequel on indique les ressemblances oules différences qui existent, que l’on croitapercevoir entre deux choses, entre deuxpersonnes. Comparaison des hommes illustresgrecs et romains. En faisant une telle compa-raison, je n'ai point eu dessein de vous of-fenser. Fotre comparaison ne me parait pu*juste. Belle comparaison ! Quelle sotte compa-raison !
Sans comparaison, se dit quelquefois,dans ce sens, Pour adoucir une comparai-son qui a quelque chose de peu convena-ble, de choquant. Il a fait, sans comparai-son , comme le valet de la comédie.
I’rov., Toute comparaison est odieuse, 1est dangereux de comparer deux personnesensemble, parce que souvent l’une des deuxs’en offense, et quelquefois toutes les deux.
Il ne faut pas faire de comparaison avecplus grand que soi, Un inférieur ne doit pastraiter de pair à compagnon avec ceux <[ ulsont au-dessus de lui. On dit dan3 un scn £analogue : Trêve de comparaison. Point <-comparaison, s'il vous plaît. Etc. ,
Prov., Toute comparaison cloche, I' 11 ^ ^point de comparaison qui soit parfaite c
tout.
.Une
Prov., Comparaison n'est pas raison,comparaison ne prouve rien.
En Grammaire, Degrés de comparai- ;Le positif, le comparatif, et le S, !F , “ 1 ’“ n JAdverbes de comparaison, Ceux qui sea indiquer un rapport de supériorité,galité ou d’infériorité entre deux <)U ,J „
sieurs choses, ou entre deux état»