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prouve. Voilà un raisonnement quifait com-passion. Ce que vous dites là fait compassion.
COMPATIBILITÉ, s. f. XI sc dit en parlantDes qualités qui peuvent se concilier, s’ac-corder ensemble, et surtout en parlantDes caractères et de l'esprit. 'Il y a unegrande compatibilité d‘humeur entre ces deuxpersonnes. Il n’y a guère de com/jatibilitéd’esprit entre eux. Il s’emploie le plus sou-vent avec la négation.
Compatibilité, se dit aussi en parlantDe deux charges, de deux fonctions qui
f ieuvcnt être exercées en même temps para même personne. On jugea la compatibilitéde ces deux emplois. La compatibilité des fonc-tions de ministre avec celles de député.
Lettres de compatibilité, Lettres patentespar lesquelles le prince permettait de pos-séder en même temps deux charges qui nepouvaient, suivant fa règle commune, êtreexercées par une même personne. Obtenirdes lettres de compatibilité.
COMPATIBLE, adj. des deux genres. Quipeut exister, s’accorder, compatir avecun autre. Cette substance a des propriétés quine sembleraient pas compatibles dans unmême sujet. Ces deux caractères, ces deuxesprits-là ne sont pas compatibles. Ces maxi-mes ne sont pas compatibles avec celles del’Evangile. Cette loi n’est pas compatible avecnos mœurs.
Il se dit aussi en parlant D’une charge,d’une fonction qui peut être exercée enmême temps qu’une autre. Ces deux em-plois ne sont pas compatibles. Les fonctionsd’avoué sent compatibles avec celles de jugesuppléant.
COMPATIR, v. n. Être touché de com-assion pour les maux d’autrui. Je compatisvotre douleur, à votre affliction.
Il signifie aussi, Souffrir les fautes, lesfaiblesses de son prochain avec indulgence.Il faut compatir aux infirmités de son pro-ihain. Compatir à la faiblesse humaine.
Compatir , signifie en outre , S’accorder,se concilier, en parlant Des personnes et deschoses. Dans ce sens, il se met le plus ordi-nairement avec la négation. Ils ne sont pasd’humeur, d’une humeur à compatir aisémentensemble. Il est si bizarre et d’une si méchantehumeur, que personne ne peut compatir aveclui, qu’il ne saurait compatir avec personne.Pensez-vous qu’ils puissent compatir ensem-ble ? L esprit de Dieu ne peut compatir aveccelui du monde. Ces deux projets ne peuventcompatir l’un avec l'autre
COMPATISSANT, ANTE. adj. Qui com-patit, qui prend part aux maux d'autrui.Cœur compatissant, f me compatissante. Il estfort compatissant.
Il se dit aussi De ce qui exprime la com-passion. Jeter un regard compatissant. Soins
compatissants.
COMPATRIOTE, s.des deux genres. Celuiou celle qui est de même patrie, de mêmepays qu’une autre personne. C’est mon com-patriote. Nous sommes compatriotes. Pendredes services à ses compatriotes. Jimer, secou-rir ses compatriotes.
COMPENDIl’M. s. m. (On prononce Com-péndtome.) Slot emprunté du latin, qui si-gnifie, Abrégé. Il s’employait surtout autre-fois dans les Écoles. Un compendium delogique, de philosophie.
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COMPENSATION, s. f. Action de com-penser. Faire compensation d’une chose, avecune autre. Juste compensation. Compensationéquitable. Compensation de dépens.
Il se dit particulièrement, en Jurispru-dence, de La libération réciproque entredeux personnes qui se trouvent être à la foiscréancières et débitrices l’une de l’autre. Lacompensation s'opère de plein droit. La com-pensation n ’a lieu que de liquide à liquide.
Compensation , signifie aussi, Dédomma-gement d’un mal par un bien, d’une pertepar un profit, d’un inconvénient par unavantage, d’une valeur moindre par unsupplément. Cela fait compensation. Il y acompensation. Il eut tant par compensation.Cela doit entrer en compensation de la pertequ’il a faite. Cela mérite, cela demamle unecompensation. Il n’y a pas lieu à compensa-tion. Il lui céda cela en compensation. Desphilosophes prétendent qu’il y a compensationde bien et de mal dans tonies les conditionsde la vie.
COMPENSER, v.a. Reconnaître,déclarerqu’une chose tient lieu d’une autre, quantau prix ou à la valeur. On a compensé ladette qu’il réclamait de son domestique, avecles services que ce dernier lui a rendus. Il acompensé ce que je lui devais avec ce qu’il medoit. On dit de même quelquefois, Cettedette compense telle autre dette.
En termes de Procédure, Compenser lesdépens, Ordonner, dans un jugement, quechaque partie restera chargée des fraisqu’elle a faits pour la poursuite du procès.
Compenser, se dit aussi Des choses oudes personnes dont, le bien et le mal étantmis en balance, le mal se trouve réparé parle bien. Ce fermier a eu de bonnes et de mau-vaises années, les unes compensent les autres.Le gain de cette année compense la perte deht précédente. Rien ne compense la perte del’honneur. Cet homme a des défauts, mais illes compense par ses bonnes qualités. Il a undéfaut que rien en lui ne compense.
Il s’emploie, dans ses deux acceptions,avec le pronom personnel. Ces deux dettesse com/iensent. Cela se compense. Les bienset les maux se compensent.
Compensé, ée. participe. Dépens com-pensés.
COMPERAGE, s. m. La relation, l’affinitéqui existe entre deux personnes qui onttenu ensemble un enfant sur les fonts debaptême. Ils se voyaient tous les jours, sousprétexte de compérage.
Il se dit aussi de La' relation qu’il y a entrele parrain ou la marraine d’un enfant, et lepère ou la mère de l’enfant ; et alors cetterelation est regardée comme une alliancespirituelle qui empêche que le parrain nemisse, sans dispense, se marier devant'Eglise avec la mère de l’enfant, ni lamai raine avec le père. Ils ne peuvent se ma-rier à cause du compérage.
COMPÈRE, s. m. Nom qui se donne paruri homme et par une femme à celui qui atenu sur les fonts quelqu’un de leurs en-fants, et réciproquement par le parrain etpar la marraine à celui dont ils ont tenu undes enfants; comme aussi par la marraineà celui avec lerpiel elle a tenu un enfant.C’est mon compere, il a tenu un de mes en-fants. C’est mon compère, j’ai Tenu un de ses
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enfants. Il est mon compère, j’ai tenu un en-fant avec lui.
Prov. et fig., Tout se fait, tout va par com-père et par commère, Tout se fait par faveuret par recommandation.
Fig. et fam., C’est un compère, un rusécompère, C’est un homme adroit, subtil etartificieux.
Fig. et fam., C’est un bon compère, C’estun bon compagnon, un homme agréable etde bonne humeur. On dit de même, Ungros compère, etc.
Fig. et fam., C’est un vigoureux compère,C’est un homme plein de vigueur et très-courageux.
Comtère, se dit encore de Celui qui estsecrètement d’intelligence avec un escamo-teur, avec un charlatan, pour l’aider àfaire ses tours, à abuser le public; et, engénéral, de T'ouïe personne (pii en secondeune autre pour quelque supercherie. Cetescamoteur, ce charlatan a des compères, estbien secondé par scs compères. Un tel pré-pare ses bons mots, et il a un compère quil’aide à les amener dans la conversation.
COMPÉTEMMENT. adv. (On prononceCompéfament.) D’une manière compétente,suffisamment, convenablement. Il est peuusité.
COMPÉTENCE, s. f. T. de Jurispr. Ledroit qu’un tribunal, qu’un juge a de con-naître de telle ou telle matière, de telle outelle cause. On lui dispute la compétence.Faire juger la compétence. Cela n’est pas desa compétence. Cette question, cette affaireest de la compétence de tel tribunal. Déclinerla compétence d'un tribunal. Régler la compé-tence. Question de compétence. Traité de lacompétence.
Il se dit par extension, dans le langageordinaire, en parlant D’une personne quiest capable de juger d’un ouvrage, de parlersavamment sur une matière, etc. Cela n’estpas de votre compétence. Cette question esttout à fait hors de sa compétence.
Compétence, signifie aussi, Concurrenceà la même chose, ou prétention d’égalité.Mettre en compétence. Entrer en compétence.Je ne veux pas qu’on me mette en ccmpe-tcnce avec un tel. Je n’entre point en compé-tence avec lui. Ce sens a vieilli.
COMPÉTENT, ENTE. adj.T. de Jurispr.Qui appartient, qui est dû. Il ne se dit,en ce sens, que D’une portion de quelquebien, de quelque héritage ; encore est-il peuusité. Le père a donné à chacun de ses en-fants leur portion compétente.
Il signifie aussi, Suffisant, convenable»requis. Âge compétent. Temps compétenpour délibérer. .
Compétent , se dit encore D’un tribun» »d’un juge qui a droit de connaîtretelle ou telle affaire, de la juger. /( cSjuge compétent. U n’est pas juge competentcette matière. Il a été déclaré competent, tbunal compétent. Ün dit dans un sens anlogue, Autorité compétente. ..
Il signifie, par extension, dans le 1cours ordinaire, Qui peut donner son »^sur une chose, sur une matière, qui est cpable d’en bien juger. Il n’est pus juge coipètent de cela. Fous n’étes pas competpour cela. . »;»£
Farde compétente, Celui qui a T 11