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Fam. et par menace, Vous me rendrezbon compte d’une telle conduite, Je sauraibien vous en faire repentir.
Compte rendu, Exposé ou récit de cer-tains faits particuliers. Compte rendu del'état des finances, de la statistique crimi-nelle. Compte rendu des séances d’une assem-blée législative. Etc.
COMPTE-PAS. s. ni. Voyez Odomètre.
COMPTER, v. a. Noinbrer, calculer.Compter de l’argent. Comptez combien il y ade personnes là. Compter l’heure. Compterles heures. Compter les voix. Compter les suf-frages. Compter des soldats. Je les ai comptésun à un. Compter jusqu’à vingt, jusqu’à cent.Compter sur ses doigts, par ses doigts. Comp-ter les mois par les révolutions lunaires. L’hé-gire est l’époque d'où les mahomélans comptentleurs années.
Fig., Compter les jours, les heures, lesmoments, etc., se dit quelquefois Pour ex-primer qu’on trouve les jours très-longs,etc. Je compte les moments passés loin de toi.
Compter une somme à quelqu’un, La lu'payer. On lui compta mille francs. Plusieurssommes lui ont été comptées.
Compter une chose à quelqu’un, Lui entenir compte. Dieu nous comptera un verred'eau et un soupir donnés en son nom.
Fig. et fam., Compter les morceaux dequelqu'un, Tenir compte de ce qu’il mange ;et, par extension, Tenir compte de cequ’il dépense, pour quelque chose que cesoit.
Fig. et fam., Compter les morceaux àquelqu’un, Ne lui donner que le juste né-cessaire.
Fig. et fam., Compter ses pas, Marcherlentement. Compter tous les pas de quel-qu’un, L’observer de fort près, le surveillerattentivement.
Compter tant d’années de sen'ice, d’exer-c 'ce, etc., Avoir servi, avoir été dans unemploi pendant tant d’années. Il comptaitdix années de service. Ce prince comptait déjàvingt années de règne. On dit de même, enParlant Des monuments, des institutions,<e , s peuples, etc. , Compter tant d’années, deSl ècfes, etc., d'existence.
Absol. et poétiq., Compter tant d’années,de printemps, d’hivers, etc., Être âgé de tantd années. Elle comptait à peine seize prin-leinps. Jl comptait déjà soixante hivers.
D compter de, A partir, à dater de. Àcn '»pter de demain, le prix des places sera
a ”gmenté.
Compter, signifie quelquefois figuré-jttent, dans le style élevé, Marquer, signa-> et alors il est toujours suivi de la pré-h; S1 l uiri P ar . Compter ses jours par desr 'J«'ts. Toutes les années de son règne
bienfaits.
furent comptées par des triomphes.
Compter, signifie aussi, Coidans un compte, dans une énumération.Nous étions douze, en comptant les femmes,s uns compter les enfants. Sans vous compter.En vous comptant. Vous avez oublié de comp-ter un tel. Je ne compte pas la perte qu da fuite, on l’en a suffisamment dédommage.Sans compter tout ce qu'il a déjà reçu. Sanscompter que vous serez nourri et logé. Il s’em-ploie, dans ce sens, avec le pronom per-sonnel. V oyez combien nous sommes, et n'ou-liez pas de vous compter.
Compter parmi ses aïeux, parmi ses an-cêtres, etc., Avoir au nombre de ses aïeux,de ses ancêtres, etc. Il compte des rois parmises aïeux. Il compte des maréchaux de Franceet des connétables parmi ses ancêtres. On ditde même, Compter une personne, une choseparmi d’autres, en parlant D’une personne,d’une chose qui est ou que l’on range parmid’autres. On comptait parmi les ^coupablestels et tels. Cet exploit doit être compté parmiles plus glorieux. Il comptait parmi ses pro-vinces tel et tel pays. On dit aussi quelque-fois , Compter au nombre. Je crois pouvoirvous compter au nombre de mes amis.
Compter, se prend quelquefois dans lesens passif d’Etre compté. Cela ne comptepas, ne peut pas compter, ne doit pas compter. Il a cessé de compter parmi les vivants.
Compter, signifie aussi, Calculer, supputer, venir à compte; et alors il s’emploied’ordinaire absolument. Voyons ce que vousavez reçu, ce que vous avez dépensé, il fautcompter. J'ai compté avec un tel, je ne luidois rien. Compter la dépense. Ce n’est pasle tout que de compter, il faut payer. Il neveut ni compter ni payer. Il compta par-devant un référendaire de la cour des comptes, jCompter de clerc à maître. Compter avec soi-même.
Il signifie également, Rendre compte; etalors il se met avec la préposition de. J’aicompté de la dépense et de la recette. Il atouché ces fonds, et en a compté à la courdes comptes.
Compter par tête, compter par pièce, se ditdans les hôtelleries et les autres lieux oùl’on donne à manger, et où la dépense debouche se compte selon le nombre des per-sonnes qui ont mangé, ou selon le nombredes pièces qu’on leur a fournies.
Prov. et lig., Qui compte sans son hôte,compte deux fois, On se trompe ordinaire-ment quand on compte sans celui qui a in-térêt à l’affaire, quand on espère ou qu’onpromet une chose qui ne dépend pas ab-solument de nous. Oïl dit de même, Il acompté sans son hôte.
Compter , signifie aussi, Se proposer,croire. Il compte partir demain. Comptez quevous me trouverez toujours prêt à vous servir.
Compter sur quelqu'un, Faire fond sur lui,comme sur un homme dont on est assuré.On dit dans le même sens, Compter surquelque chose. Compter sur ses forces, sursa jeunesse, sur ses grands biens, sur soncrédit, sur son savoir. Il ne faut compter surrien de ce qu'il promet. Ne comptez pas surses promesses.
Compter, signifie encore, Réputer, esti-mer; et alors il se construit avec la prépo-sition pour. Il faut le compter pour mort. Ilcompte pour rien tous les services qu on luirend. Il compte cela pour beaucoup. Il fautcompter ce général pour dix mille hommes. Ils’emploie de même avec le pronom person-nel. Pensez-vous qu’il se compte pour rien P
Compté, ée. participe. Nos jours sontcomptés. Marcher à pas comptés. Fam., Il aquatorze enfants bien comptés.
Prov. et lig., Brebis comptées, le loup lesmange, Los précautions ne garantissent pastoujours d’être trompé. Cette phrase signi-fie aussi, L’excès de précaution est dange-reux.
fi
Prov., Tout compté, tout rabattu, ouTout bien compté et rabattu, Tout bien exa-miné.
COMPTOIR, s. m. Il se dit, chez les mar-chands , d’IJne sorte de bureau ou de tablelongue et étroite sur laquelle on étale lamarchandise que l’acheteur demande, etoù il y a communément un tiroir fermantà clef, pour serrer l’argent. Demoiselle decomptoir.
Il se dit aussi, dans les maisons de Com-merce et de Banque, Du lieu où travaillentles commis, où se font et se reçoivent lespayements , etc. Le comptoir d'un négociant.Dans ce sens, on dit plus ordinairement,Bureau.
Il se dit également, au figuré, Du bureaugénéral de commerce d’une nation en paysétranger. Les Hollandais ont plusieurs comp-toirs dans les Indes. Plusieurs des nationsde l’Europe ont des comptoirs en Asie. Lescomptoirs appartiennent aux nations, et lesfactoreries aux marchands.
COMPULSER, v. a. T. de Pratique. Pren-dre communication des registres, des mi-nutes d’un officier public, en vertu de l’or-donnance du juge.
Il signifie aussi, en général, Examinerdes papiers, des livres, etc. Compulser desregistres. Il compulsa tous les auteurs qui s’é-taient occupés de la matière.
Compulse, ée. participe.COMPULSOIRE. s. m. T. de Pratique.Action de prendre communication des re-gistres, des minutes d’un officier public, envertu de l’ordonnance du juge. Demandeà fin de compulsoire. Procès-verbal de com-pulsoire.
COM PUT. s. m. T. de Chronologie. Il nes’emploie qu’en parlant Des supputationsde temps qui servent à régler le calendrierecclésiastique. Le comput ecclésiastique.
COMPUT1STE. s. m. Celui qui travailleau comput, et à la composition du calen-drier.
COMTAT. s. m. Comté. U ne s’emploieque dans cette dénomination, Le comtatVenaissin, ou simplement, Le Comtal, Ter-ritoire enclavé dans la Provence, qui appar-tenait autrefois au pape.
COMTE, s. m. Celui qui est revêtu d’unecertaine dignité supérieure à celle de baron.Comte de Toulouse, d'Artois, etc. Comte etpair. Comte du saint-empire. Comte palatin.Les chanoines comtes de Lyon. On l'a faitcomte. Couronne de comte. U prend la qualitéde comte. Monsieur le comte de...
COMTE, s. m. Titre d’une terre, en vertuduquel celui qui est seigneur de la terreporte la qualité de comte. Il y avait autre-fois un comté de Champagne, un comté dAr-tois , etc. Comté-pairie. Chatons était comté-pairie. Cette terre fut érigée en comté. L’Angle-terre est divisée en comtés. 11 est féminin danscette dénomination, La Franche-Comté.
COMTESSE, s. f. La femme d’un comte,ou Celle qui par elle-même ou de son chefpossède un comté.
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CONCASSER, v. a. Briser et réduire enpetites parties avec le marteau ou le pilon,quelque matière dure, comme le sucre, le