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Tome premier.
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sonnes. Entretenir la concorde. Maintenir laconcorde. Rétablir la concorde. Les liens de laconcorde. Ils virent dans une grande concorde,dans une parfaite concorde. Cela pourraitaltérer la concorde qui règne entre eux.

CONCORDER, v. n. Vivre en bonne intel-ligence. Ces deux hommes ne pourront jamaisconcorder.

Il s’emploie plus ordinairementau figuré,en parlant Des choses qui ont entre elles durapport, de la convenance. Leurs témoigna-ges ne concordent guère. Cela ne concorde pasavec ce que vous aviez dit. Faire concorderune chose avec une autre. Faire concorderdeux articles d’une loi.

CONCOURIR, v. n. ( Il se conjugue commeCourir.) Coopérer, produire un effet con-jointement avec quelque cause, quelqueagent. Il se dit Des personnes et des choses.I ous avez concouru avec moi au succès decette affaire. Il concourut à le perdre. Tousles princes d'Allemagne concouraient à cetteélection. Il n’a concouru à cela ni directementni indirectement. Concourir au bien public.Plusieurs causes durent concourir à produirecette révolution. Tout semblait concourir à sonbonheur, à son élévation, à sa perle, etc. Con-courir à une même fin.

Concourir, en termes de Physique et deGéométrie, Se rencontrer. Deux lignes quiconcourent en un point.

Con courir , signifie aussi, figurément,Entrer ou être en concurrence pour obte-nir un prix, un emploi, un titre, etc.,promis au plus capable, au plus digne.Concourir pour le prix d’éloquence, de pein-ture, etc. Etre admis à concourir. Nous con-courûmes la même année. Il a concouru avecun tel pour... Concourir pour une chaire dedroit, de médecine, etc. On le dit quelquefoisfies ouvrages mêmes faits par les concur-

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demie. Les ouvrages envoyés, présentés au ' gîtaient le même emploi, et leiir concurrenceconcours. Le concours restera ouvert jusqu’à fit... Entrer en concurrence. Entrer en con-

fents. Les ouvrages envoyés après telle époquene pourront concourir.

CONCOURS, s. m. Action de concourir, dec Oopérer. I.' humidité ne favorise la végétationlue par le concours delà chaleur. Le concoursê'Pfcu avec les créatures. Son concours m'a? Jort utile. Le concours du roi et des deux^‘fibres est nécessaire à la confection desJ s - Cette mesure exige le concours de l’auto-''te civile et de l'autorité militaire.^Concours, se prend aussi pourRéunion,^contre. Selon le système d Epicure, l’uni-

'jes aurait été formé, par le concours fortuit! "fanes. Le concours des voyelles produit"iatus.

événements si extra-

ie.

concours ries voyelles produit,. —. Un concours de. circonstances

"rdit "^ cs ' d‘ e concours d'é

jj '"'fs ne peut aisément s'expliquer.liêi- dans une acception partieu-

droit' ^/^ uont ’ e de monde en quelque en-cours concours de peuple. Grand con-

fe "'onde. Un immense concours de

°F e ctateurs.

nîl Se dd également!

Pc on • ~»"p ‘uentcn parlant De plusieursrite et " 65 disputent de talent, de mé-vrir ,, C ’’ E our un prix, une place, etc. Ou-au concours une

"" concourT’i;t"‘ C, M' ,e ’ ClC ' présentercour? ■ ^ lc af ’ nils au concours, Con-

cours nJ >Cln \ lU \ Cy ( ^’ sc,( h >fur( ’ ■> £ tc. I,c con-obtmt lc'n UC r/‘ Ç élèves de l’université. Ilannée. ]J tX ^ i0nn f ur au concours de telleproeramn?* 7 ° m P os ^°ns du concours . Les mme du concours ouvert par une aca-1 orne I.

telle époque, sera fermé à telle époque. On ditdans un sens analogue, Mettre au concoursl'exécution d’un monument, d'une statue,d'un tableau, etc.

CONCRET, ETE. adj. T. de Logique. Ils’emploie principalement dans cette locu-tion, Terme concret, Terme qui désigne unequantité considérée dans un sujet ; par op-position à Terme abstrait, qui se dit d’Unterme désignant une qualité considéréetoute seule, et séparée du sujet. Pieux, sa-vant, rond, unis à des substantifs, commedans Femme pieuse, homme savant, chapeaurond, sont des termes concrets; et, Piété,science, rondeur, sont des termes abstraits.On dit aussi substantivement, L'abstrait etle concret.

En Arithm., Nombre concret, se dit, paropposition à Nombre abstrait, d’Un nombrequ’on exprime en indiquant l’espèce de sesunités. Dix hommes, cent chevaux, trentelivres, sont des nombres concrets; et, Dix,cent, trente, sont des nombres abstraits.

Concret, en termes de Chimie, se ditDes substances épaissies et solidifiées. Lecamphre est une huile concrète. L’acide ben-zoïque est un acide concret.

CONCRÉTION, s. f. T. didactique. Actionde s’épaissir. La concrétion du lait, de l’huile.

Il signifie plus ordinairement, La réu-nion de plusieurs parties en un corps so-lide. Concrétion saline. Concrétion pierreuse.

Il se dit quelquefois, en Chirurgie, deL’adhésion des parties qui naturellementdoivent être séparées. Concrétion des doigts.

CONCUBINAGE, s. m. Commerce d’unhomme et d’une femme qui ne sont pointmariés, et qui vivent ensemble comme s’ilsl’étaient. Concubinage public. Concubinagescandaleux.

CONCUBIN AIRE. s. m. Celui qui entre-tient une concubine. C'est un concubinairc,un concubinaire public.

CONCUBINE, s. f. Celle qui, n’étant pointmariée avec un homme, vit avec lui commesi elle était sa femme. Ce n'est pas sa femme,c'est sa concubine. Entretenir, avoir une con-cubine.

CONCUPISCENCE, s. f. Inclination auxplaisirs illicites et sensuels. Laconcujn'scencede la chair. Im concupiscence des yeux. Re-garder avec des yeux de concupiscence.

CONCUPISCIBLE. adj. des deux genres.T. de Philosophie scolastique. Il r.’est guèreusité que dans cette locution, Appétitcon-cupiseible, l’acuité par laquelle l’âme seporte vers ce qu’elle considère comme unbien; et on l’oppose à XAppétit irascible.L'amour, la joie, etc., appartiennent à l ap-pétit conrupiscible.

CONCURREMMENT, adv. (On prononceConcurramcnt. ) Par concurrence. Ils bri-guaient concurremment cette charge.

Il signifie aussi, Conjointement, ensem-ble. Il faut que vous agissiez concurremmentavec cet homme-là. Nous pouvons agir con-I curremment.

| En termes de Pratique, Ces créanciersi viennent en ordre concurremment, Us sontj en même rang.

' CONCURRENCE, s. f. Prétention de plu-I sieurs personnes à la même chose. Ils bri-

currence avec quelqu’un. Etre, se trouver enconcurrence.

Il signifie particulièrement, en termes deCommerce, Rivalité qui s’établit entre lesfabricants, les marchands, etc., soit rela-tivement à la quantité de leurs produits,de leurs marchandises, etc., soit rela-tivement au prix. Il y a concurrence, unegrande concurrence. Redouter la concur-rence. Soutenir la concurrence. La concur-rence l'oblige à diminuer ses prix. La con-currence tourne au profit des consomma-teurs.

Il se dit, dans un sens analogue, en par-lant Des entreprises, des marchandises, etc.Cette entreprise ne pourra point soutenir laconcurrence avec telle autre. À cette foire, lesproduits de telle ville n’ont pu soutenir la con-currence avec ceux de telle autre ville.

Concurrence, se dit, en Jurisprudence,d’Une égalité de droit, de privilège, d’hvpo-thèque entre plusieurs personnes, sur unemême chose. Exercer une hypothèque enconcurrence. Fenir en concurrence.

Jusqu’à concurrence, jusqu’à la concur-rence de, Jusqu’à ce qu’une certaine sommesoit remplie, soit entièrement acquittée. Ilsera obligé de lui fournir en deniers, en ter-res ou en meubles, jusqu’à la concurrence,jusqu ’à concurrence de ce qui lui est dû poursa dot, pour sa part. On dit absolument,dans le même sens, Jusqu’à due concurrence.

CONCURRENT, ENTE. s. Compétiteur,qui poursuit une. même chose, et en mêmetemps qu’un autre. Ils aspirent au mêmeemploi, ils sont concurrents. Il a éloigné,écarté tous ses concurrents. Il ne peut souf-frir de concurrents. Il y a plusieurs concur-rents, une foule de concurrents pour cetteplace.

CONCUSSION, s. f. Il se dit, en général.Des exactions et malversations qui ont lieudans l’administration ou la manutention desdeniers publics. Concussion manifeste. Il estaccusé, il est convaincu de concussion. Il acommis, il a fait d’horribles, d’étranges con-cussions. Exercer des concussions. Le crimede concussion.

CONCUSSIONNAIRE, s. m. Celui qui faitdes concussions. C'est un concussionnaire.Concussionnaire public. Adjecliv., Un mi-nistre concussionnaire.

CONDAMNABLE, adj. des deux genres.( On ne prononce pas l’M dans ce mot et dansles suivants. ) Qui mérite d’être condamné.Action condamnable. Il est condamnable élanssa conduite. Opinion condamnable. Maximecondamnable.

CONDAMNATION, s. f. Jugement par le-quel on condamne, ou par lequel on estcondamné. Il y a eu condamnation contrelui. Prononcer condamnation. Il n’attend quesa condamnation. Condamnation à une peineinfamante. Condamnation par défaut. Con-damnation par corps.

Passer condamnation, Consentir que lapartie adverse obtienne jugement à son avan-tage. Subir condamnation, Acquiescer à unjugement dont on pourrait appeler.

Subir sa condamnation, en Matière crimi-nelle, Subir la peine à laquelle ou a été con-damné.

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