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qu’on presse d’avouer la vérité, de parlerfranchement : Allons, mettez la main sur laconscience, et dites-nous au juste ce qui enest. Dites-moi, la main sur la conscience, ceque vous pensez de cela.
Dire tout ce qu’on a sur sa conscience, surla conscience, Ne rien cacher de ce qu’onsait, de ce qu’on a sur le cœur.
En conscience, en bonne conscience, Envérité, franchement, selon les règles de laconscience. Je vous le dis en conscience. Cemarchand l'end en conscience, il ne suifaitpoint. En bonne conscience, pouvez-vous medemander ce prix? Fous êtes obligé en con-science à cela, de faite cela, etc.
En conscience, en ma conscience, sur maconscience. Espèce de serment en usage dansle langage familier.
Sur mon honneur et ma conscience, devantDieu et devant les hommes, la déclaration dujury est... Formule qui précède la déclara-tion d’un jury.
Conscience, en termes d’imprimerie, sedit Du travail pour lequel on s’en rapporteà la conscience de l’ouvrier. Une journéede conscience. Mettre un compositeur en con-science.
Il se dit également de La réunion des ou-vriersquisonthabituellement en conscience,et Du lieu où ils travaillent. C’est ordinaire-ment la conscience qui corrige les tierces. Allerà la conscience. Ce compositeur travaille à luconscience.
Conscience, se dit aussi, en Métaphy-sique, de La connaissance qu’on a d’unevérité par le sentiment intérieur. Les hom-mes ont la conscience de leur liberté. Avoir laconscience de son talent. Conscience intime.
CONSCIENCIEUSEMENT. adv. D'une ma-nière consciencieuse, avec conscience, enconscience. Agir consciencieusement. Fairelin partage consciencieusement.
CONSCIENCIEUX, EUSE. adj. Qui a laconscience délicate. C’est un homme conscien-cieux. Il est consciencieux jusqu'au scrupule.
Il se dit quelquefois Des choses qui an-noncent une conscience délicate. Travaillerd'une manière consciencieuse. Travail con-sciencieux.
CONSOMPTION, s. f. Inscription et levéeannuelle des citoyens qui sont appelés auservice militaire. La conscription lui enlevaplusieurs de ses enfants. Etre appelé pour taconscription. Il était de ta dernière conscrip-tion. Dans la Législation actuelle, on dit,Becrutemenl.
Conscrit, adj. m. Il n’est d’usage qu’enparlant Des sénateurs de l’ancienne Rome,qu on nommait Les pères conscrits.
Conscrit, se dit substantivement de Ceuxqui sont appelés au service militaire. Unconscrit. Une levée de trente mille conscrits.Exercer des conscrits. La loi n’admet pluscette dénomination, qui est encore usitéedans le langage vulgaire.
CONSÉCUATEUH. s. m. Il signifie la mêmechose que Consacrant.
CONSECRATION. s. f. Actionparlaqnelleune chose est consacrée. La consécrationd'un temple, d'une église, d un calice.
Il se dit, absolument et par excellence,de L’action parlaqnelle le prêtre consacrequand il célébré la messe. Avant la consé-cration. Après la consécration. La consécra-
tion étant faite. Les paroles de la consécra-tion.
CONSÉCUTIF, IVE. adj. Qui est de suite.Ii ne se dit guère qu’au pluriel, et ordinai-rement en parlant Des choses qui se suiventimmédiatement dans l’ordre du temps. Onapublié les bans par trois dimanches consécu-tifs. Plusieurs fêtes consécutives. Cinq joursconsécutifs. Il rapporte trois baux consécutifs.
En Médec., Phénomènes consécutifs desmaladies, se dit de Certains dérangementsde fonctions qui persistent après les mala-dies, ou qui se montrent vers leur déclin.
CONSECUTIVES! EST. adv. Tout de suite,immédiatement après, selon l’ordre dutemps. Il a eu consécutivement trois grandesmaladies. Il a exercé consécutivement troisgrandes charges.
CONSEIL, s. m. Avis que l’on donne àquelqu’un sur ce qu’il doit faire ou ne pasfaire. Bon, sage conseil. Conseil prudent,salutaire. Mauvais, pernicieux, dangereuxconseil. Conseil intéressé, désintéressé. Conseilviolent. Il est l’auteur de ce conseil. Donnerconseil, un conseil. Prendre conseil de quel-qu'un. Prendre conseil. Suivre le conseil dequelqu'un. Croire un conseil. Je ne demandefxis votre conseil sur cela. C'est un conseil àlui donner. C’est un homme de bon conseil.Faire une chose par le conseil, par les con-seils de quelqu’un. Je ne ferai rien que parconseil, que par bon conseil. Il m’a aidé deses bons conseils. Il a rejeté tous mes con-seils. Je n’ai pas besoin de ses conseils.
Il se dit figuréinent en parlant Deschoses, des passions, etc., qui nous por-tent, qui nous déterminent à faire ou a nepas faire quelque chose. Prendre conseil desévénements. N’écouter que tes conseils de l’in-térêt, de la vengeance. Ne prendre conseilque de sa tête, de son amour, de sa fureur,de son avarice, etc.
Prov., Ce conseil-là est bon, mais il n’enfaut guère user, se dit D’un conseil qu’on neveut pas suivre.
Prov., La nuit porte conseil, Il faut pren-dre le temps de réfléchir, il est bon de re-mettre au lendemain pour prendre sonparti dans une affaire grave.
Prov., À nouvelles affaires , nouveaux con-seils, Il faut régler ses résolutions suivantles différentes occurrences, les différentesconjonctures des affaires.
Prov., À parti pris point de conseil, Ilest inutile de donner fies conseils à unhomme qui a pris son parti. On dit aussi,A chose f iule conseil pris.
Conseils évangéliques, Les conseils quel’Évangile donne pour parvenir à une plusgrande perfection. En ce sens, Conseil s’op-pose à Précepte, comme dans ces phrases:Ce n'estjms un précepte, ce. n'est qu’un con-seil. Cela n'est pas de précepte, cela n’estque de conseil.
Conseil , se dit aussi de La personnedont on prend conseil. Un tel est son con-seil. Dans ce sens, il est principalementd’usage au Palais. Cet avocat est te conseilrf un tel. Le conseil soussigné est d'avis... Toutaccusé a te droit de se choisir un conseil.
En Jurispr., Conseil judiciaire, Personnequ’on nomme pour assister dans certainsactes celui qui a été déclaré en état de pro-digalité. La nomination d’un conseil.
Conseil, se prend quelquefois pour Ré-solution, parti. Ne m’en parlez plus, le con-seil en est pris. Je ne sais quel conseil prendre.
Il se dit quelquefois au pluriel, dans lestyle élevé, Des vues, des principes qui di-rigent une personne; et il s’emploie surtouten parlant Des rois, des gouvernements.La justice préside à tous ses conseils. Il n'yeut dès lors en ses conseils qu irrésolution etfaiblesse.
Les conseils de Dieu, Les intentions, lesdesseins de la Providence. Il faut adorer lesconseils de Dieu. Les conseils de Dieu sontimpénétrables. On ditégalement au singulier,Le conseil de Dieu? Etes-vous entrés dans leconseil de Dieu ?
Conseil, se dit aussi d’Une assembléepermanente ou d’une réunion extraordi-naire, créée ou convoquée pour délibérer,pour donner son avis sur certaines matiè-res. Les membres d’un conseil. Le président,le secrétaire d'un conseil. Assembler le conseil.Le conseil d'un souverain. Conseil suprême.Le roi l’admit dans ses conseils.
Conseil d’État, Assemblée où se traitentles matières de haute politique et de hauteadministration. Le Conseil d’Etat se com-posait autrefois de conseillers d’Etat et demaîtres des requêtes. En assemblée géné-rale, et sous la présidence du chancelierou du garde des sceaux, il prononçait surles demandes en cassation des arrêts descours souveraines. Il portait aussi alors lesnoms de Conseil des parties et de Conseilprivé : mais il y avait plusieurs conseils com-posés seulement de quelques-uns de sesmembres; et l’on appelait plus spécialementConseil d'Ltat, Le conseil particulier où leroi examinait avec ses ministres les affairesrelatives à la paix, à laguerie, et en géné-ral à la politique étrangère. Le Conseil desdépêches était Celui où se traitaient devantle roi les affaires de haute administrationintérieure.
Aujourd’hui, le Conseil d'Élat n’a plusdans ses attributions la cassation fies ar-rêts, qui est dévolue à une cour spéciale.Il est chargé de préparer des lois, or-donnances et règlements, de résoudre lç sdillicultés qui s’élèvent en matière admi'nistrative, et de juger les appels du conten-tieux administratif. Le conseil d’Etat sfcompose du roi, des ministres secrétaires dlut, de conseillers, de maîtres des requêtes,d'auditeurs. Les divers comités au conseild'Etat. Les appels comme d'abus sont portés auconseil d'Élat. Avis du conseil d'Etat.
Avocat au conseil d'Etat et à la cour decassation, Avocat par le ministère duquedoivent être présentées et signées les iÇ'quêtes adressées au conseil d’Élat ou a l acour de cassation.
Conseil privé, Le conseil particulier d unsouverain, par opposition aux conseils p l ^blics. On nomme ainsi , en France, Lanion des personnes qui portent le titieministres d’Etat.
Conseil de cabinet, Le conseil lopins 1 ^time du prince. On nomme ainsi, en Iranc^Une réunion fie ministres en litre, etquelques ministres d’Élat et C0liseill <r
d’Élat, assemblés extraordinairement P° l *
discuter des questions «le gouverneincn^de législation ou d’administration d un