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CON
CON
Il signifie particulièrement, Mettre lecontrôle sur les ouvrages d’or et d’argent,pour en constater le titre, etc. lia Jait con-trôler sa vaisselle.
Contrôler, signifie figurément, Repren-dre, critiquer, censurer les actions, lesparoles d’autrui. Il se dit surtout D’un cen-seur injuste et chagrin. Quel droit avez-vousde le contrôler? Fous contrôlez tout ce qui sefait dans sa maison. Je ne contrôle point vosactions. Il contrôle sur tout.
Contrôle , éb. participe. Quittance con-trôlée. Exploit contrôlé. Faisselle contrôlée.
CONTRÔLEUR, s. m. Celui dont la chargeest de tenir registre de certaines choses, oud’en faire la vérification. Il y avait autrefois,en France, un contrôleur général des finances,un contrôleur général des bâtiments, un con-trôleur à la chancellerie, un contrôleur géné-ral de la maison du roi, etc. Contrôleur descontributions indirectes. Contrôleur des doua-nes. Controleur de la comptabilité. Contrôleurdes caisses. Contrôleur au monnayage. Con-trôleur des ouvrages d'or et d'argent. Onplace des contrôleurs à la porte des spectacles,pour recevoir et vérifier les billets et les con-tremarques.
Il se dit aussi, dans la Maison des prin-ces, de L’officier qui est chargé de fonctionsà peu près semblables à celles qu’exerce lemaître d’hôtel dans la maison d’un parti-culier. Contrôleur de la bouche.
Contrôleur, se dit figurément et enmauvaise part, dans le langage familier, deCelui qui se mêle de censurer, de contrôlerles actions d’autrui. Il fait le contrôleur chezmoi. C'est un contrôleur perpétuel. Dans cesens, on dit également, Contrôleuse, au fé-minin. C’est une contrôleuse perpétuelle.
CON’TROUVER. v. a. Inventer une faus-seté. Il se dit ordinairement Des mensongespar lesquels on cherche à nuire à quel-qu’un. Cest un fait qu'on a controuvé pourle perdre.
Conthouvé, ée. participe Un fait entière-ment controuvé. Il ny a pas un mot de vraià tout cela, ce sont toutes choses controuvées.
CONTROVERSE, s. f. Débat, dispute,contestation sur une question, sur une opi-nion , etc. Grande controverse. De longuescontroverses. Cela est hors de controverse.Cela passa sans controverse. Il nejaut pointmettre cela en controverse. Les anciens rhé-teurs proposaient des sujets de controverse.
Il se dit particulièrement de La disputequi a pour objet des points de foi, entreles catholiques et les sectes dissidentes. Trai-ter un point de controverse. Il est savant dansles matières de controverse.
Etudier la controverse, Étudier les matiè-res de controverse. Prêcher la controverse.Eclaircir, dans la chaire, les points de doc-trine qui sont en contestation entre les ca-tholiques et les sectes dissidentes.
CONTROVERSÉ, EE. adj. Disputé, dé-battu de part et d’autre. C'est un point con-troversé dans les écoles, controversé parmiles docteurs. Une matière controversée.
CONTRO V ERS 1STE. s. m. Celui quitraite, par écrit ou autrement, des sujetsde controverse. Il ne se dit qu en Matièrede religion. C’est un célébré, un zélé contro-versiste.
CONTUMACE, s. f. T. de Jurispr. crimi-
nelle. Le refus, le défaut que fait un accuséde comparaître devant le tribunal où il estappelé. Être en état de contumace. Procéderpar contumace contre un accusé. Condamna-tion par contumace. Jugement de contumace.Il a été condamné par contumace. Faire ju-ger la contumace. Purger la contumace.
Il est souvent synonyme de Contumax.
CONTUMACER. v. a. T. de Jurispr. cri-minelle. Instruire la contumace, poursuivrel’instruction de la contumace. Il s’est laissécontumacer. Faire contumacer un criminel,un déserteur. Il est peu usité.
Contumace, ke. participe.
CONTUMAX. adj. des deux genres. T. deJurispr. criminelle. Accusé ou prévenu quiest en état de contumace, qui s’est soustraitpar la fuite aux recherches de la justice,et auquel on fait son procès, sauf à le jugerde nouveau s’il se représente en temps utile.Accusé contumax. Il est contumax. Elle aété déclarée contumax.
Il s’emploie aussi substantivement. Lecontumax.
CONTUS, USE. adj. T. de Chirur. Meur-tri, froissé, sans être entamé. Il ne se ditqu’en parlant Des chairs, des muscles. Unepartit contuse. Avoir un muscle confus.
Plaie contuse, Plaie faite par un instru-ment contondant.
CONTUSION, s. f. Meurtrissure. Légèrecontusion. Il reçut dans sa cuitvsse une ballequi lui fit une forte contusion. Plaie aveccontusion.
CONVAINCANT, ANTE. adj. Qui a laforce de convaincre. Cet argument est con-vaincant. Cette raison, cette preuve, cetteexpérience est convaincante. Ce que vous ditesest convaincant.
CONVAINCRE, v. a. (Il se conjuguecomme Vaincre.) Réduire quelqu’un parle raisonnement, ou par des preuves sen-sibles et évidentes, à demeurer d’accordd’une vérité, d’un fait. Convaincre quelqu'und'une l’élite. Ne pouvoir l'en convaincre. Leconvaincie par de bonnes raisons. J'ai fait ceque j’ai pu pour le convaincre. Cela doit suf-fire pour vous convaincre que je nui pointvoulu mal faire. Je suis convaincu quil l'afait à bonne intention.
Il se met aussi avec le pronom person-nel, et signifie, S’assurer, se rendre certaind’une chose. Je veux m'en convaincre parmoi-même. // se convaincra par expérience. Seconvaincre par ses propres yeux qu'une choseest en tel état.
Convaincre, signifie encore, Donner despreuves suffisantes qu’une personne est cou-pable d’un crime, d’une faute. Convaincreun accusé du crime qui lui est imputé. Il futconvaincu d'imposture, de trahison. On teconvainquit d'avoir entretenu des intelligencessecrètes avec l'ennemi.
Il s’emploie quelquefois figurément dansce dernier sens. Sa doctrine fut convaincued'erreur.
Convaincu, ue. participe.
Atteint et convaincu. Locution qu’on em-ployait autrefois dans les jugements crimi-nels, pour exprimer que l’accusé était re-connu coupable. Il a été déclaré atteint etconvaincu de meurtre, de vol, etc.
CONVALESCENCE, s. f. Étal d’une per-sonne qui relève de maladie. Prompte con-
valescence. Parfaite convalescence. Entière,pleine convalescence. Être en convalescence.Entrer en convalescence.
CONVALESCENT, ENTE. adj. Qui re-lève de maladie, et revient en santé. Êtreconvalescent. Je suis bien aise de le savoirconvalescent, de le voir convalescent, de lavoir convalescente. Il est encore convalescent.
Il s’emploie aussi comme substantif. Unconvalescent. Une convalescente. Le régimeque les médecins prescrivent aux convales-cents.
CONVENABLE, adj. des deux genres.Propre, sortable, qui convient. Cet emploin'est pas convenable à ses talents. Il a fait unmariage convenable. C'est pour elle un particonvenable. Fous devriez choisir un temps,un moment plus convenable pour exécuter ceprojet.
Il signifie aussi, Conforme et propor-tionné. Cette bonne action a eu une incom-pensé convenable. Faire une dépense conve-nable à sa fortune. Il sera reçu d’une manièreconvenable à son rang.
Il signifie encore, Décent, qui est à pro-pos, expédient. Il n'est pas convenable àun homme sage de parler si légèrement. S'ilest convenable que jy aille, je suis tout prêt.Ne faites pas cette démarche, elle n'est pasconvenable. J’ai jugé convenable de le faire.Cela ne m’est pas, ne me serait pas conve-nable.
CONVENABLEMENT, adv. D’une ma-nière convenable. J’agirai convenablement àvos vues, à vos desseins. Il répondit conve-nablement. Se conduire comenablement. Onne m’a pas traité convenablement.
CONVENANCE, s. f. Rapport, confor-mité, accord. Ces choses-là n'ont point deconvenance l’une avec l’autre, entre elles.Quelle convenance peut-il y avoir entre deschoses si différentes ? Il n'y a point de conve-nance entre l'architecture de cet édifice et sadestination. Un peintre pèche contre la con-venance lorsqu ‘ilplace dans un même tableaudes personnages qui ont vécu à des époquesdifférentes. Cet écrivain ne sait point établirde convenance entre son style et les matièresqu'il traite. Convenance de fortune, de con-dition. Convenance d'humeur, de caractère,de goût, etc.
Mariage de. convenance, Mariage où l eSrapports de naissance, de fortune ont étéplus consultés que l’inclination. Il se ditsurtout en parlant Des personnes d’un cel-tain rang.
Convenance , se prend aussi pour Bien"séance, décence; et, alors, on l'empl°' ctrès-souvent au pluriel. Il n'y aurait pas deconvenance à en user de la sorte. Observer,res/recter, braver les convenances. Cest uneconduite qui blesse toutes les convenances.Les convenances sociales. Les convenanceoratoires.
Raisons de convenance. Raisons de P urbienséance. Des raisons de convenance l »'forcé d'agir ainsi. - rle
Raisons de convenance, se dit aussiRaisons qui sont probables et plausim es >et qui ne sont point démonstratives. Dace sens, il est didactique et peu usité.
Convenance , se prend quelquefois pOCommodité, utilité particulière. Avoir unchose à sa convenance. Ma maison m a cou