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mollusque du genre des Sèches, qu’onnomme autrement Calmar.
CORNETTE. s. f. Sorte de coiffure dontles femmes se servent dans leur déshabillé.Cornette à dentelle. Cornette de nuit. Elleétait en cornette.
Cornette , se dit aussi d’Une longue etlarge bande de taffetas, que les conseillersau parlement portaient autrefois au cou,comme marque d’honneur, et que Fran-çois I er accorda aux professeurs du collègeroyal de Paris.
Cornette , en termes de Marine, Sortede long pavillon à deux pointes ou cornes,qui est la marque distinctive du capitainede frégate, du lieutenant de vaisseau ou defrégate, commandant une division de troisbâtiments au moins. La cornette se hisse àla tête d’un mât comme une flamme.
Cornette , se disait pareillement autre-fois de L’étendard d’une compagnie de ca-valerie ou de chevau-légers ;et par extension,mais plus rarement, de La troupe même.
Cornette blanche, Le premier régimentde cavalerie de France, qui était le régi-ment du colonel général de la cavalerie. Ilétait lieutenant, il était capitaine dans la cor-nette blanche. La cornette blanche eut ordrede marcher.
Cornette, s’emploie aussi comme sub-stantif masculin, et signifie, L’officier d’unecompagnie de cavalerie ou de dragons, quiétait chargé de porter l’étendard. Cornettedu mestre de camp de la cavalerie. Il était leplus ancien cornette du régiment.
Il s’est dit également d’Un officier decertains corps de la maison du roi, maisqui ne portait point l’étendard. Il était cor-nette dans la première compagnie des mous-quetaires.
Il se disait aussi de L’emploi de cornettedans la maison du roi ; et, en ce sens , il estféminin. Acheter une cornette dans les che-vau-légers.
CORNEUR. s. m. Celui qui corne. Il estfamilier.
En termes d’Art vétérinaire, Cheval cor-neur, Cheval qui fait entendre en respirantune espèce de sifflement. Dans cette locu-tion , Corneur est adjectif.
CORMCIIE. s. f. Partie essentielle del’architecture, composée de moulures ensaillie l’une au-dessus de l’autre : elle sertde couronnement à toute sorte d’ouvr/igcs,principalement dans les ordres d’architec-ture, où elle est placée sur la frise de l’en-tablement. Corniche dorique, ionique, corin-thienne. La corniche du palais, de la mai-son.
Il se dit aussi de Tout ornement saillantqui règne au-dessous d’un plafond, au-des-sus des portes, des armoires, etc. Cornichede plâtre, de marbre, de bois, etc.
CORNICHON, s. m. Petite corne. Les cor-nichons d'un chevreau.
Cornichon , se dit aussi Des petits con-combres propres a confire dans le vinaigre.XJ ne salade Je cornichons. Confire des corni-chons.
CORXIER. adj. Qui est à la corne ou àl’angle de quelque chose. Il se dit particu-lièrement Des pilastres, des poteaux quisont à l’encoignure d’un bâtiment, et Desgros arbres qui marquent les bornes des
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ventes et des coupes de bois. Pilastre cor-nier. Poteau cornier. Pied cornier.
CORNIÈRE, s. f. Canal de tuiles ou deplomb , qui est à la jointure de deux pentesde toit et qui en reçoit les eaux. Il est aussiadjectif. Une jointure cornière.
CORNIERES, s. f. pl. Équerres de fer quisont attachées aux angles du marbre d’unepresse d’imprimerie, et qui servent à main-tenir la forme.
CORNILLAS. s. m. Le petit d’une cor-neille.
CORNOUILLE. s. f. Le fruit du cor-nouiller.
CORNOUILLER, s. m. Arbre dont le boisest très-dur, et qui porte un fruit rougede la forme et de la grosseur d’une olive.Cornouiller mâle. Cornouiller femelle.
CORNU, UE. adj. Qui a des cornes. Bêtecornue. Satyre cornu.
Il se dit, figurément, De certaines chosesqui ont plusieurs angles, plusieurs poin-tes. Cette pièce de terre est cornue. Un paincornu.
I’rov. et fig., A mal enfourner, on fait lespains cornus, I.e mauvais succès d’une af-faire, d’une entreprise, vient ordinairementde ce qu’on s’y est mal pris d’abord.
Fig. et fam., Raisons cornues, raisonne-ments cornus, Mauvaises raisons, raison-nements qui ne concluent pas. Fisions cor-nues, Idées folles, extravagantes.
CORNUE, s. f. Vaisseau distillatoire, deverre, de terre ou de métal, renflé, arron-di et se terminant à sa partie supérieurepar un tuyau recourbé que l’on nommeCol. I.e ventre ou la panse d’une cornue. Lecol d’une cornue. La cornue sert, en chimie,à distiller, à dissoudre et à décomposer tescorps.
COROLLAIRE, s. m. T. didactique. Cequ’on ajoute par surabondance, afin de for-tifier encore les raisons dont on s’est servipour prouver une proposition. À ce qui a étédit, on peut ajouter pour corollaire, commecorollaire...
Il se dit, en Mathématique, d’Une con-séquence qui découle de quelque proposi-tion déjà démontrée, et dont la déductionn’exige pas de démonstration spéciale,n’ayant besoin que d’être énoncée pourêtre établie évidemment.
COROLLE, s. f. T. de Botan. La partied’une Heur complète qui enveloppe immé-diatement les organes de la fécondation, etqui est ordinairement colorée. I.es pétalesd’une corolle. Corolle monopétale. Corolle po-lypétale. Le limbe, la gorge, le fond d'unecorolle. Corolle régulière. Corolle irrégulière.Corolle caduque. Corolle papilionacée, cam-panulée, etc.
CORONAIRE, adj. T. d’Anat. Il se dit Dedeux artères qui prennent leur origine del’aorte, et qui portent le sang dans le cœur.Artère coronaire.
CORONAL, ALE. adj. T. d’Anat. Il s’em-ploie principalement dans cette dénomina-tion, L’os coronal, ou substantivement, Lecoronal, L'os qui forme la partie antérieuredu crâne ou le front, d’où il est aussi nom-mé Frontal. On dit également, Fosses coro-nales, suture coronale, etc.
CORONER, s. m. (On fait sentir l’R fi-nale. ) Nom qu’on donne, en Angleterre, à
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un officier de justice chargé de faire, aunom de la couronne et avec l’assistance d’unjury, des informations sur les causes detoute espèce de mort violente.
COROA'ILLE. s. f. T. de Botan. Genre deplantes légumineuses, contenant un assezgrand nombre d’espèces, dont plusieurssont cultivées dans les jardins d’agrément.Dans tes commîtes, les fleurs sont ordinaire-ment disposées en couronne.
CORONOÏDE. adj. f. T. d’Anat. Il se ditDe deux apophyses qui ont quelque ressem-blance avec le bec d’une corneille. Apophysecoronoïde.
CORPORAL. s. m. T. du Culte catholi-que. Linge bénit que le prêtre étend surl’autel pour mettre le calice dessus, etensuite l'hostie. Blanchir, empeser les cor-porattx.
CORPORATION, s. f. Association autori-sée par la puissance publique, et formée deplusieurs personnes qui vivent sous une po-lice commune relativement à leur profes-sion. Les arts et métiers forment, dans quel-ques pays, des corporations distinctes. Lesmembres d'une corporation. Entrer dans unecorporation. Les statuts d’une corporation. Ondit dans un sens analogue, Corporation re-ligieuse.
CORPOREL, ELLE. adj. Qui a un corps.Dieu n 'est point corporel. Les êtres corporels.
Il signifie aussi, Qui appartient au corps,qui concerne le corps. Plaisir corporel. Fousne songez qu’aux choses corporelles. Peinecorporelle. Punition corporelle.
CORPORELLEMENT.adv. D’une manièrecorporelle, qui a rapport au corps. Punircorporellement.
Il est aussi opposé à Spirituellement.Manger, recevoir le corps de Notre-SeigneurJjésus-Ciibjst réellement et corporellement.
CORPORIFIER. v. a. T. didactique. Don-ner, supposer un corps à ce qui n’en apoint. Il y a eu des hérétiques qui corpori-fiaient les anges.
Il signifie aussi, Mettre, fixer en corpsles parties éparses d’une substance. Corpori-fierdes globules de mercure. Ce verbe est peuusité.
Corporifié, ée. participe.
CORPS, s. m. Portion de matière q u *forme un tout individuel et distinct. Toutcorps a trois dimensions, longueur, largeur',et profondeur. Corps solide. Corps naturel-Corps physique. Corps simple. Corps mixte-Corps vivant. Corps composé. Corps orgamyque. Corps inorganique. Corps aérien, le ~ger, pesant, diaphane, transparent, opaq ,te ’compacte, dense, spongieux. Corps s P: x . e 'rique. Les corps célestes. Les corps sublu-naires. Les corps élémentaires. Le mélangedes corps. Les corps ne peuvent se penchetes uns les autres. L’impénétrabilité descorp• •L'extension des corps. Les corps sont corruptibles. Les êtres ayant corps, qui bcorps, qui ont un corps, qui n’ont potucorps. „. ..
Fig., Prendre l'ombre pour le corps, P*dre l’apparence pour la réalité. i f le
Prov., L’envie suit ta vertu, le talen ,génie, etc., comme l’ombre suit le corps.
En Chirur., Corps étranger. Voyez EtR' -CE R.
Conrs, signifie aussi, dans un 6cns pa