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les coudées franches, N’ètre point contraintni gêné dans ce qu’on veut Caire. Il peutfaire son parc, son bâtiment aussi grandqu’il voudra, il a ses coudées franches, lescoudées franches. Personne ne contrôle plusses actions, il n’est plus en tutelle, il a sescoudées franches.
Coudée, se dit aussi d’Une mesure oulongueur prise sur l’étendue qu’il y a de-puis le coude jusqu’au bout du doigt dumilieu, et qui est d’un pied et demi. La cou-dée était fort en usage chez les anciens. Cettemuraille, cette colonne, etc., avait tant decoudées de haut, était de tant de coudées,avait tant de coudées en hauteur, en largeur.
COU-DE-PIED. s. m. (Quelques-unsécrivent abusivement, Coude-pied.) La par-tie supérieure du pied, près de son articu-lation avec la jambe. Avoir le cou-de-piedtrès-haut.
COUDER, v. a. Plier en forme de coude.Couder une barre de fer. Couder une branchede vigne.
En termes de Tailleur, Couder une man-che, En faire le coude.
Coudé, éf.. participe.
II se dit adjectivement De ce qui fait lecoude, de ce qui a un coude. Beaucoupd’outils sont coudés. La tige de cette planteest coudée.
COUDOYER, v. a. Heurter quelqu’un ducoude. Pourquoi m'a-t-il coudoyé?
Il s’emploie quelquefois avec le pronompersonnel, comme verbe réciproque. Nousétions si serrés à table, qu'il était impossiblede ne pas se coudoyer.
Couooré, ée. participe.
COUDRAIE. s. f. Lieu planté de coudresou coudriers. Dans la coudraie.
COUDRE, s. m. Coudrier, noisetier. Cou-dre franc. Bois de coudre. Baguette de coudre.Cerceaux de coudre.
COUDRE, v. a .{Je couds, tu couds, ilcoud; nous cousons. Je cousais. Je cousis. J'aicousu. Je coudrais Je coudrais. Couds. Queje couse. Que je cousisse, qu’il cousit. Cou-sant.) Attacher et joindre deux ou plu-sieurs choses-âüffBnble avec du fil, de lasoie, etc., passée dans une aiguille ou autrechose semblable. Coudre deux choses ensem-ble. Coudre une chose avec une autre. Coudredu linge. Coudre un jabot à une chemise. Cou-dre des boutons à un habit. Coudre une pièceà un vêtement. Coudre des bottes, des sou-liers, Coudre des cahiers ensemble pour enfaire un volume. Cela doit être cousu avec degros fl, avec de la soie, etc. Fous avez malcousu cela, vous l’avez cousu à la hâte. Cou-dre une plaie, les bords, les lèvres d’une plaie,pour qu elle se ferme plus promptement.
Il s emploie aussi absolument. Coudre pro-prement. Coudre en linge. Coudre à grandspoints, à points rabattus. Il s'est piqué encousant. Ce tailleur coud bien.
Fig. et fain., en parlant D'un ma! arrivéou près d’arriver, On ne sait quelle pièce ycoudre, On ne sait quel remède y apporter.Quelle pièce y coudrons-nous ?
Pi ov. et fîg. , Coudre la peau du renard àcelle du lion, Joindre la ruse à la force.
Coudhe, se dit quelquefois au ligure,surtout en parlant Des ouvrages d esprit.Cinq ou six passages qu’il avait cousus en-semble faisaient tout son discours. Coudre
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tant bien que mal une rime à un vers. Il couddes citations à toutes ses phrases.
Cousu, ue. participe. Des souliers biencousus. Des bottes bien cousues.
Fig. et fam., Bouche cousue, Gardez lesecret, ne parlez point de cela, n’en ditesmot. Faites ce qu’il vous plaira, mais surtoutbouche cousue. On dit plus ordinairementet mieux, Bouche close.
Fig. et fam., Des finesses cousues de filblanc. Des finesses grossières et qu’il est aiséde reconnaître.
Fig. et fam., Etre tout cousu depisloles,tout cousu d'écus, tout cousu d’or, Avoirbeaucoup d’argent comptant, être fortriche.
Fig. et fam., Être tout cousu de coups,Etre couvert de blessures.
Fig. et fam., Avoir le visage cousu, toutcousu de petite vérole, Avoir le visage fortmarqué de petite vérole.
Fig. et fam., Avoir tes joues cousues, Avoirles joues creuses, le visage très-maigre. Ondit de même, Ce cheval a les flancs cousus,Il est maigre et efflanqué.
COUDRETTE. s. f. Coudraie. Il estvieux, et ne s’emploie guère que dans leschansons villageoises, pastorales.
COUDRIER ou COUDRE, s. m. Arbre dela famille des Ainentacées, qui porte desnoisettes, et qu’on nomme aussi Noisetier.Coudrier franc. Coudrier enté. La prétenduebaguette divinatoire devait être faite de cou-drier.
COUENNE, s. f. La peau du cochon , sur-tout lorsqu’elle a été raclée. Couenne delard. Grosse couenne. Frotter avec de lacouenne.
Il se dit aussi de La peau des marsouins.
Il se dit, en Médecine, de La peau épaisseet grisâtre qui se forme sur le sang tiré desveines. Couenne inflammatoire.
COUENNEUX , EUSE. adj. T. de Médcc.Il se dit Du sang qui est couvert de lacouenne inflammatoire. Un sang coticn-neux.
COUETTE, s. f. Lit de plume. Couette bienpleine, bien remplie. Il est vieux.
COULAGE, s. m. Perte, diminution desliqueurs qui s’écoulent des tonneaux. Lecoulage d une pièce de vin. Marchandises su-jettes à coulage, au coulage.
COURAMMENT, adv. D’une manière cou-lante, aisée, qui n’a rien de rude. Il se diten parlant Des discours et des ouvrages deprose et de vers. Il parle coulamment. Celaest écrit coulamment.
COULANT, ANTE. adj. Qui coule aisé-ment. Cette encre est bien coulante.
Fin coulant. Vin agréable à boire , et quipasse aisément.
Noeud coulant, Nœud d’une forme parti-culière qui le rend facile à dénouer.
Counicr, se dit au figuré De ce qui estfait aisément, naturellement, do ce qui nesent point le travail. Style coulant. Ses verssont bien coulants. Sa prose est coulante.
En Peinture, Dessin coulant, Dessin quiprocède par des courbes légères, et qui estplus facile que correct.
Fam., Être coulant en affaires, Être facile,accommodant en matière d’intérêt. Je l’aitrouvé très-coulant.
COULANT, s. m. Diamant ou pierre pré-
cou
cieuse que les femmes portent pour orne-ment à leur cou, etquiest enfilé à un cor-don de soie, en sorte qu’on peut le hausseret le baisser. Cette dame avait un coulant degrand prix.
Il se dit aussi, en termes d’Orfévreric ,d’Horlogcrie, etc., d’Un anneau de fer aumoyen duquel on rapproche les branchesd’une tenaille, pour faire joindre les mâ-choires.
COULE, s. m. T. de Musique. Passaged’une note à une autre, qui se fait, avec lavoix ou sur un instrument, en liant cesnotes par le même coup de gosier, de lan-gue, d’archet, etc. Le coûté se marque parun trait - placé au-dessus des notes.
Coulé, est aussi le nom d’Un pas dedanse. Faire un coulé.
Coulé, en termes d'Orfévre, de Fon-deur, etc., se dit de Tout ouvrage jeté enmoule.
Coulé, en termes de Peinture, L’en-semble des premières teintes d’une ébau-che.
COULÉE, s. f. T. de Calligraphie. Carac-tère d’écriture penché, dont toutes les let-tres se tiennent et dont tous les jambagessont droits. Ecrire la coulée.
Il s’emploie aussi adjectivement. Une écri-ture coulée.
COULER, v. a. Fluer. Use ditDeschosesliquides qui se meuvent en suivant unepente. Ce ruisseau, cette fontaine coule dou-cement, lentement, coule de source, coule dansla prairie, coule sur des cailloux, sur desgraviers, etc. La rivière coule le long des mu-railles, coule à l'entour, tout autour de laville, coule vers le midi, vers le nord. Le sang,ta sueur lui coulait le long du visage, coulaitabondamment. Le vin coulait du tonneau. Leslarmes lui coulent des yeux. Le sang qui cou-lait de sa blessure. Cette encre est trop claire,elle coule trop. Elle est trop épaisse, elle necoule pas bien, elle ne coule pas.
Celte chandelle coule. Le suif fond tropvite et coule sur les côtés.
Le nez lui coule, Des sérosités, des hu-meurs lui coulent du nez. Quand on estenrhumé du cerveau, le nez coule.
Faire couler le sang, Être catise d’uneguerre, ou d’une rixe sanglante. On dit demême, Le sang a coulé, Il y a eu des per-sonnes blessées dans cet engagement, danscette rixe.
Fam., Les bonnes liqueurs, les bons vintcoulent agréablement, On les boit avec pl al *sir.
Couler, se dit quelquefois figureuien^idans un sens analogue. Les vers coulent tsa plume sans effort. La persuasion cou aide ses lèvres. . ,|
Cette période, ce vers, etc., coule bien,ne s’y trouve rien qui blesse foreille.
Fam., Cela coule de source, se dit en Plant De tout ce qu’une personne ditécrit d’nnc manière naturelle, lacile,d’abondance de cœur, ou conlorméinenson genre d’esprit, a son caractère. I e ^facilement; cela coule de source. Il P^, utces matières avec une étonnante facilite ,ce qu'il dit coule de source. Les consolatioqu'il lui donnait coulaient de source.
Couler, signifie quelquefois simplemen >Circuler. Le sang' qui coule dans nos vein