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Tome premier.
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sage, dans cette acception, qu’en parlantDes serpents et des insectes qui se dépouil-lent de temps en temps de leur peau. Ladépouillé d'un serpent. La dépouille d’un vera soie. La dépouille d’une araignée.

Il se dit néanmoins quelquefois, en poé-sie et dans le style soutenu, de La peau detoute sorte de Dête féroce, lorsquelle estarrachée. La dépouille d'un tigre, d’un léo-pard, d'une panthère. Hercule se revêtit de ladépouille du lion de Némée.

Fig., La dépouille mortelle d'une personne,ou simplement, La dépouille, les dépouillesd'une personne, Le corps d’une personne,quand elle est morte.

Dépouille, se dit également Des vête-ments , des habits, etc., qu’une personnedécédée portait habituellement. Ll eut ladépouille du défunt. 11 a laissé sa dépouille àun tel. La dépouille d’un religieux appartenaità l’abbé.

Il se dit quelquefois, ligurémcnt, de Lasuccession d’une personne, et particulière-ment Des dignités, des emplois qui devien-nent vacants par sa mort. C'était un homme<{ui occupait beaucoup de places; les ambi-tieux auront là une riche dépouille à se par-tager. ”

Il se dit pareillement de Toute chosedont on s’empare _ou que l’on acquiert audétriment, au préjudice d’autrui; et alorsd se met souvent au pluriel. 11 voulait medéposséder, et s’enrichir de mes dépouilles.Ses biens furent confisqués, et les dénoncia-teurs curent une part de sa dépouille. C’estun plagiaire impudent, qui s'enrichit, qui sePare des dépouilles d'autrui.

Il se dit, particulièrement, de Tout ceT' on enlève a l’ennemi. Les dépouilles d’une nn em i t u é. Dépouilles opimes. Les dépouillesun prisonnier. Il a remporté de riches dé-pouilles sur les ennemis, de glorieuses dé-Pouilles.

Dépouille, se dit aussi, figurément, deDa récolte des fruits de l’année. La dépouillecette année est bonne. Vendre la dépouillée son jardin, de ses vignes.dépouillement, s. m. Action de dé-pouiller, ou L’état de ce qui est dépouillé.

se dit surtout en parlant D’une personne" Ue l’on a privée de ses biens, ou qui s’en*st privée elle-même. Je l'ai trouvé dans une Pouillement absolu. Sa tendresse pour sesrabi ntS l' a re ^ u ‘ l ® ,m dépouillement déplo-

d’ U 88 di . 1 aussi en parlant D’un registre,et c n c oss ' er > d’un compte, d’un inventaire,So ’’ l’ on examine et dont on fait led'«, IIla ' re ’ l’extrait. Faire le dépouillementn compte, d’un dossier. Le dépouillementtegistres prouve que...

,j e dépouillement d'un scrutin, L’actionmem 7Pter les voix, les suffrages, quand lesVrif.... rcs de l’assemblée ont donné leurs

1 u ’un P 1 . L . LER - v - a - Déshabiller que‘ont ,)• * u, .ô|er ses vêlements. Les voleuitous ses habits, l'ont entùPronom ' P ou 'Hé. On l’emploie aussi avec 1hui,;,, P ers °nnel. Il s'est dépouillé de si

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a, ’ant de n ®‘ ’ 1 ne faut pas se dépouilb‘aisir se f°ucher, 11 ne faut pas se de:> puver de son bien ayant sa mor

Dépouiller, se dit aussi en parlant Desanimaux dont ou ùte la peau pour les ap-prêter. Dépouiller un lièvre, un lapin. Dé-pouiller une anguille.

11 se dit, avec le pronom personnel, Desanimaux qui quittent leur peau. Les ser-pents se dépouillent tous les ans.

11 se dit également De ce qui enlève lapeau ou même la chair. On lui jeta de l'eaubouillante qui lui dépouilla toute la jambe.L’os est entièrement dépouillé. On l’emploie,dans ce sens, avec le pronom personnel.L’os commence à se dépouiller.

Il se dit, par extension, pour Ôter, en-lever ce qui couvre, accompagne ou garnitune chose. L'hiver dépouille les arbres deleurs feuilles. Dépouiller une église de sesornements. On l’emploie aussi, dans cesens, avec le pronom personnel. Un arbrequi se dépouille de ses feuilles, qui se dé-pouille.

11 signifie figurément, Priver, dénuer.Dépouiller un homme de tout son bien, le dé-pouiller de ses emplois. Dépouiller un princede ses htats. L’emploi avec le pronom per-sonnel a lieu également dans ce sens. Sedépouiller en faveur de quelqu'un.

Dépouiller, signifie en outre, Quitterun vêtement ou une chose quelconque donton était enveloppé; et alors il ne s’emploieguère que dans le style soutenu. Dépouillerses vêtements. À cette époque, l'insecte dé-pouille sa première forme.

Il se dit figurément en parlant Des sen-timents, des passions, des opinions , etc.,auxquels on renonce, dont on se défait. Ilfaut avoir dépouillé toute humanité pour... Dé-pouiller son orgueil, sa fierté. Elle a dépouillécette pudeur qui fait l'ornement de son sexe.On l’emploie, dans un sens analogue, avecle pronom personnel. Se dépouiller de toutepassion, de toute haine, de toute prévention.Se dépouiller de ses préjugés.

Fig., Dépouiller le vieil homme, se dépouil-ler du vieil homme, signifie, en termes del’Écriture sainte, Se défaire des inclina-tions de la nature corrompue; et, dans lelangage familier, Renoncer à scs vieilleshabitudes.

DÉrouiLLER, signifie quelquefois, Re-cueillir, récolter. Le fermier a dépouillé,cette année, pour mille écus de blé. C'est en-core à lui à dépouiller cette année.

Il signifie aussi, Faire l’examen et don-ner l’état abrégé, l’extrait, le sommaired’un inventaire, d’un compte, d’un dossier,d’un registre, etc. Dépouiller des registres.Dépouiller un dossier, un compte, un inven-taire. On dit dans un sens analogue, Dé-pouiller un scrutin.

Dépouillé, ée. participe. Un arbre dé-pouillé de verdure.

Jouer au roi dépouillé, Jouer à une sortede jeu où l’on ôte pièce à pièce les habits decelui qu’on a fait le roi du jeu. Cela se ditaussi, figurément et familièrement, Quandplusieurs personnes sont autour de quel-qu’un pour le piller, le ruiner.

DÉPOURVOIR, v. a. Dégarnir de ce quiest nécessaire. Il n’est guère usité qu’auprétérit et à l'infinitif. Il ne faut pas dépour-voir de munitions une place de guerre. Onl’emploie aussi avec le pronom personnel.

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Se dépourvoir d'argent. Il s’est dépourvu detout pour élever ses enfants.

Dépourvu, ue. participe.

Il signifie adjectivement, Qui manque dequelque chose. Être dépourvu de sens, d’es-prit , de raison. U est dépounu des connais-sances les plus élémentaires.

Au dépourvu, loc. ailv. Sans être pourvudes choses nécessaires, sans être préparé.Si vous me prenez au dépourvu, je vous fe-rai une mauvaise chère. Il lit pris au dé-pourvu.

DÉPRAVATION, s. f. T. de Médec. Actionde dépraver, et plus ordinairement, L’étatde ce qui est dépravé, altéré. La déprava-tion du sang. La dépravation de l'estomac,de la digestion. La dépravation du goût, del’appétit.

Il s’emploie figurément, dans le langageordinaire. La dépravation du siècle, desmoeurs. Dépravation du goût. Tomber dansune grande dépravation.

DÉPRAVER, v. a. T. de Médec. Altérerd’une manière fâcheuse, faire passer d’unbon à un mauvais état. Cela dépravé l’esto-mac, la digestion.

Il s’emploie figurément, dans le langageordinaire, pour Corrompre, pervertir. Dé-praver les mœurs. Dépraver I esprit, le ca-ractère. Dépraver le jugement. La lecture desmauvais auteurs lui a dépravé le goût.

Il s’emploie, dans l’un et dans l’autresens, avec le pronom personnel. Quand lesang se déprave. Son goût, son appétit sedéprave. Les mœurs et le goût se dépravèrenten même temps.

Déprxvé, ée. participe. Sang dépravé.Goût dépravé. Ame dépravée. Jugement dé-pravé. Mœurs dépravées. Siècle dépravé. Jeu-nesse dépravée.

DÉPRÉCATION, s. f. Figure oratoire parlaquelle on souhaite du bien ou du mal àquelqu’un.

Il se dit aussi d’Une prière faite avecsoumission pour obtenir le pardon d’unefaute.

DÉPRÉCIATION, s. f. Élat (Tune chosedépréciée. La dépréciation du papicr-mon-naie, d'une marchandise.

DÉPRÉCIER, v. a. Mettre une chose,une personne au-dessous de son prix, eurabaisser la valeur, le mérite. Déprécier unemarchandise. Déprécier le mérite d'autrui.Déprécier un ouvrage, une action. Cest unhomme qui ne manque pas de talent, vous ledépréciez trop.

Il s’emploie aussi avec le pronom person-nel. Vous semblez prendre à tâche de vousdéprécier vous-méme. Ils se déprécient mu-tuellement.

Déprécié, ée. participe.

DÉPRÉDATEUR, s. m. Celui qui fait ouqui tolère des déprédations. Ce ministre estun grand déprédateur.

Il se prend aussi adjectivement. Un mi-nistre déprédateur.

DÉPRÉDATION, s.f. Vol, ruine, pillagefait avec dégât. Faire, commettre des dépré-dations.

Il se dit, particulièrement, Des malversa-tions commises dans l’administration ou larégie de quelque chose. Les déprédations quise commettent dans un Etat. La déprédationdes finances. Cest une déprédation manifeste.