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est ruine, il y a un grand dérangement dansses affaires. Cela cause du dérangement danssa santé. Il y a bien du dérangement dans sonesprit. Le dérangement de ses affaires, de sasanté. Le dérangement des saisons.
DÉRANGER, v. a. Ôter une chose Je sonrang, de sa place; mettre en désordre cequi était arrangé. Déranger quelque pièced’une machine. Déranger des papiers, des li-vres, des meubles.
Déranger une chambre, un cabinet, etc.,Y causer quelque désordre dans la disposi-tion habituelle des meubles, des objets quis’y trouvent. Vous avez dérangé toute machambre.
Déranger quelqu'un, Faire qu’il soit obligéde quitter sa place, de se lever de son siège,rtc. Il dérangea tout le monde pour aller à saplace. Je ne veux point déranger ces dames.R signifie aussi, figurément, Détourner quel-qu’un d’une occupation, de ses affaires, etc.J étais à travailler; il est venu me déranger.Pourvu que cela ne vous dérange point.(Voyez plus loin les autres sens de celtephrase. )
Déranger, signifie aussi, tant au proprequ’au figuré, Faire qu’une chose n’ailleplus aussi bien, altérer, troubler, brouiller.Cela peut déranger la machine. Cela lui a dé-jugé le cerveau, l'estomac. Déranger la santé.( -et orage va déranger le temps. Cela dérangeatellement ses affaires, qu'il fut sur le pointde faire faillite. Cet événement dérangea le planfi'ils avaient formé, dérangea tous leurs pro-jets.
Déranger quelqu'un, Déranger sa santé.J’ai mangé hier un peu plus qu'à l'ordinaire,et cela m'a dérangé. Il signifie aussi, figu-fément et familièrement, Chagriner quel-qu’un , le contrecarrer. Cet événement lesdérange un peu.
Déranger quelqu’un, signifie encore, Faireque la conduite de quelqu’un ne soit plusuussi réglée qu’elle l’était auparavant. Lesmauvaises compagnies l'ont dérangé. C'est lui1 ni a dérangé ce jeune homme.
Déranger, s’emploie aussi avec le pro-r| oin personnel, dans la plupart des sens qui'tennent d’être indiqués. Bien de ce qui étaitdans la malle ne s est dérangé pendant lev oyage. Je me suis dérangé pour le faire mieuxP'acer. Si vous êtes occupé, ne vous dérangezP ns i je reviendrai plus tard. Cette machine s’est"I* l :eu dérangée. Sa santé, son cerveau sefrange. Ses affaires commençaient à se dé-doger. Ce jeune homme se dérange depuis
yoit mauvaise compagnie.
qu'il
Dérangé, ée. participe. Il y a quelquechose de dérangé dans cette machine. Un es-tomac dérangé. Il a le. cerveau dérangé. Êtredérangé dans sa conduite, dans ses affaires,°U absolument, Être dérangé.
«fre dérangé chez soi, dans sa maison,*’ avoi >' pas ses effets, ses meubles rangésProprement et avec ordre. Cette manière deParler est peu usitée.
Dérater, v. a. Ôter, retrancher la rate.n a quelquefois dératé des chiens, pour voir1 f, V 1 sei f dent plus agiles.
Dératé , ér. participe. Un chien dératé.
, s emploie substantivement dans lesPurases suivantes :i ram., Courir
Tome I.
comme un dératé, Courir
comme on suppose que le ferait une per-sonne à laquelle on aurait ôté- la rate.
Fig. et fain., C’est un dératé, une dératée,se dit D’une personne gaie, alerte, étour-die, sans retenue.
DERECHEF, adv. Une seconde fois, denouveau. Il vieillit.
DEREGLEMENT, s. m. Désordre, étatd’une chose déréglée. Ix. dérèglement dessaisons. Le dérèglement du poids. Le déré-glement des humeurs. Le déréglement d’unemontre, d'une horloge. Le dérèglement del'esprit, '
11 se dit particulièrement Du désordredans la conduite, de l’opposition aux règlesde la morale. Vivre dans le dérèglement, dansun étrange déréglement. Le dérèglement de savie, de ses moeurs. Il trouva cette, maisondans un grand déréglement. Les dérèglementsde ce jeune homme ont ruiné sa famille.
DÉRÈGLEMENT, adv. Sans règle. Vivredéréglément. Il est peu usité.
DEREGLER, v. a. Faire oublier, fairenégliger la règle de vie, de conduite, lesrègles du devoir. Il nous a tous déréglés.Prov., Il ne faut qu’un mauvais moine pourdérégler tout le couvent. Ce sens vieillit.
Il signifie plus ordinairement, Fairequ’une chose ne soit plus réglée, n’ait plussa marche, son cours accoutumé, n’exerceplus son action avec régularité. Le froid, lechaud, l’humidité, dérèglent les horloges, lespendules, les montres. Ôn l’emploie souventavec le pronom personnel. Le temps sedérègle. Une montre qui se dérègle. Son es-tomac se dérègle aisément. Son pouls s’estdéréglé.
Déréglé, ée. participe. Avoir le poulsdéréglé. Une horloge, une montre déréglée.Temps déréglé.
Il est aussi adjectif, et signifie, Qui n’apoint de règle, qui n’est pas dans la règle.Appétit déréglé. Esprit déréglé. Imaginationdéréglée. Désirs déréglés.
11 se dit particulièrement De ce qui estcontraire aux règles de la morale. C’est unhomme fort déréglé dans ses mœurs. Ses mœurssont fort déréglées. Mener une vie déréglée.Une conduite déréglée.
DÉRIDER, v. a. Ôter les rides, faire pas-ser les rides. Pommade pour dérider la peau,pour dérider. La joie déride le front. On l’em-ploie quelquefois avec le pronom personnel.Sa peau se déride.
Il signifie, figurément, Egayer, réjouir.C’est un homme si sévère, que rien ne sauraitle dérider. On l'emploie dans ce sens avecle pronom personnel. Il ne se déride jamais.On dit dans le même sens : Se dérider lefront. Dérider son front. Son front ne se dé-ride jamais.
Déridé, ée. participe.
DÉRISION, s. f. Moquerie souvent ac-compagnée de mépris. Tourner en dérision.Faire quelque chose en dérision. Dire quelquechose par dérision. C’est un homme qui tournetout en dérision. C’est une dérision, une dé-rision amère que de prêcher l’abstinence auxgens dépourvus de tout.
DÉRISOIRE, adj. des deux genres. Quitient de la dérision, où il y a de la dérision.Proposition dérisoire. Offres dérisoires.
DÉRIVATIF, IVE. adj. T. de Médec. Quisert à opérer, à déterminer une dérivation.
Un topique dérivatif. Saignée dérivative.Moyens dérivatifs.
Il s’emploie aussi comme substantif, aumasculin. Un dérivatif.
DÉRIVATION, s. f. Action de dériver deseaux. Canal de dérivation.
Il signifie également, en Médecine, L’ac-tion de détourner une irritation, une causemorbide, de l’attirer d’une partie vers uneautre où ses effets sont moins dangereux.Appliquer un vésicatoire pour opérer une dé-rivation.
Il signifie, en termes de Grammaire, Lamanière dont les mots naissent les uns desautres , ou L’origine d’un mot tiré d’un au-tre. Les lois, les règles de l(t dérivation. Ladérivation de ces mots est incertaine.
DÉRIVE, s. f. T. de Marine. Déviation dela route d’un bâtiment, occasionnée parl’obliquité des voiles, orientées au plus prèsdu vent. L’angle de la dérive, ou simplement,La dérive, L’angle que la quille du bâtimentfait avec la direction réelle de sa route. Ladérive est de tant.
Ce bâtiment va en dérive. Le vent, lescourants le détournent de sa route. Nousnous laissâmes aller à la dérive.
Il y a de ta dérive, se. dit Quand on setrouve assez loin d’une côte ou d’un écueil,pour n’avoir pas à craindre d’y être poussépar la dérive. On dit de même, Avoir belledérive.
La dérive vaut la route, se dit Lorsque,étant en panne ou à la cape, le bâtimentéprouve une dérive qui le pousse du côtéoù jl doit aller.
Etre en dérive, se dit De ce qui flotteabandonné au gré du vent, du courant,etc. Ce bateau est en dérive.
DÉRIVER, v. n. S’éloigner du bord, durivage. Dès que le bateau eut dérivé. Il esttemps de partir; dérive.
Il signifie aussi, Suivre le courant, le filde l’eau. Un bateau qui dérive.
Il signifie également, en termes de Ma-rine, S’écarter plus ou moins de la routequ’on voudrait tenir en mer. Nous trouvâ-; mes que les courants avaient fait dériver levaisseau de tant de lieues. Le pilote, pour nepas donner sur un rocher, fut obligé de laisserdériver le bâtiment.
Dériver, se dit en outre Des eaux quisont forcées d’abandonner leur cours natu-rel. On a pratiqué des rigoles qui font déri-ver en partie les eaux du fleuve dans ce canal.
Il signifie encore figurément, Venir de,tirer son origine de. Les conséquences quien dérivent. C'est de là que dérivent tous nosmalheurs. De là sont dérivées tant d’erreurs,tant d hérésies, etc. Il faut remonter à lasource d’où dérivent tant de préjugés.
Il se dit particulièrement, en termes deGrammaire, Des mots qui tirent leur originede quelque àutre. Tel mot dérive de celui-là.D ou faites-vous dériver ce mot? Ce mot est-dérivé de l’arabe.
Il s’emploie aussi comme actif, dans lesens de Faire dériver, mais seulement enparlant Des eaux, et en termes de Gram-maire. On a dérivé les eaux des sources voi-sines pour les amener dans ce canal. D ou dé-rivez-vous ce mot-la? Je le dérive du grec.
Dérivé, ée. participe.
U se dit substantivement, en termes de66