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Tome premier.
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l’idée que je m'en faisais. Cela est au-dessusde ses farces, au-dessus de son génie, ousimplement, au-dessus de lui. Cela est au-dessus de tout éloge. Cet homme est au-dessusdes louanges. Elle montra une fermeté au-des-sus de son sexe.

Etre au-dessus de sa place, etc., Avoirplus de'mérite, de capacité qu’il n’en fautpour la place que l’on occupe. Être au-des-sus de sa condition, Avoir des sentiments,des qualités qui se trouvent rarement chezles personnes de la même condition. On ditaussi, Avoir une mise au-dessus de son état.

Au-uessus, se dit particulièrement, dansle sens qui précède, pour marquer Une su-périorité de nombre, de durée, de valeur,etc. On enrôla tous les citoyens au-dessus dedix-huit ans. Les nombres au-dessus de mille.Au-dessus du cours, du taux ordinaire.Vendre une chose au-dessus de sa valeur.

Au-uessus, se dit encore figurément, enparlant De ce dont une personne se dégage,s'affranchit, est dégagée, affranchie. S’éleverau-dessus des faiblesses humâmes. Une âmeau-dessus de l'ambition. C’est un homme au-dessus de l’intérét, au-dessus de toute pas-sion vile. Il est au-dessus de toutes ces vainescraintes.

Il se dit pareillement en parlant De ceu’une personne dédaigne ou brave, de ceont elle ne se met point en peine. Se met-tre au-dessus des événements. Son courageest au-dessus des périls, au-dessus de tout.C'est un homme au-dessus des louanges, dela flatterie. Etre au-dessus de l’opinion. Ilspeuvent m’injurier à leur aise, je suis au-des-sus de tout cela. Il s'est mis au-dessus de toutce qu’on peut dire de lui. Il s’est mis au-des-sus des bienséances, au-dessus de tout.

U se dit aussi, tant au sens physiquequ’au sens moral, en parlant De ce qui estnuisible en soi, mais dont l’effet ou l’in-fluence ne saurait atteindre la personne oula chose dont on parle. Être au-dessus dubesoin. Être au-dessus des vicissitudes de lafortune. Cet homme est au-dessus de l’envie,de la calomnie. Cet ouvrage est au-dessus dela critique.

Fam., Être au-dessus de ses affaires,Avoir une fortune bien établie, avoir plusde bien qu’nn n’en dépense.

Au-dessus, est souvent employé commeadverbe. Au-dessus étaient écrits ces mots.Il occupe le premier étage, et ses domestiqueslogent au-dessus. On exempta tes hommes desoixante ans et au-dessus. ( élu est admirable ,et je ne connais rien qui soit au-dessus.

Eh dessus, lue. adv. Du côté de dessus,vers ou dans la partie de dessus, téta estnoir en dessus, (t blanc en dessous. J'ai misen dessus les effets dont on a le plus souventbesoin. Ces cordons se nouent en dessus.

LA-dkssus. |oc. adv. Sur cela. Mettez celivre là-dessus.

Il signifie figurément, Sur ce sujet, surcette affaire, sur fa réalité de telle outelle chose. Pourquoi revenir toujours là-dessus? Passons là-dessus, je i-.tus prie. Jene sais trop que penser là-dessus . Que n’a-t-on pas écrit là-dessusP Vouspouvez compterlà-dessus.

Il signifie encore, Aussitôt après cela,après ces mots. Ou lui déclara qu'il « obtien-drait nen : là-dessus il se retira. Puisque vous

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ne voulez point venir, dit-il, je pars; et là-dessus il nous quitta.

Gi-dessus. loc. adv. Dans ce qui a étédit, écrit, exposé plus haut. Comme nousl'avons dit ci-dessus. Voyez ci-dessus. Commeci-dessus.

DESTIN, s. m. Fatalité, l’enchaînementnécessaire et inconnu des événements et deleurs causes. Destin irrévocable, immuable.Les païens avaient fait du destin une puis-sance à laquelle les dieux mêmes étaient sou-mis. L’ordre du destin. Les arrêts du destin.Le livre du destin. Les poètes disent égale-ment Destin et Destins. Le destin ennemi.Les destins favorables.

Il se prend aussi pour I.e sort particu-lierd’une personne ou d’une chose, et pourCe qui arrive aux hommes, de bien ou demal, indépendamment de leur volonté. Onne. peut fuir son destin. Un heureux destin.Un destin funeste. Son destin le voulait ainsi.C’est le destin des grands hommes. Le destin,les destins d’un empire. Le destin des combats.

Il se dit, en poésie, pour Vie, existence.Il a terminé son destin, ses destins. Trancher,abréger le destin, les destins de quelqu’un.On ne l’emploie guère que dans ces phraseset leurs analogues.

DESTINATAIRE, s. des deux genres. lisedit, dans l’Administration des postes, deLa personne à qui une lettre est adressée.

DESTINATION, s. f. L’emploi d’une per-sonne ou d’une chose pour un objet, pourun usage déterminé; ou La déterminationmême de cet emploi. La destination del’homme ici-bas. Cet édifice a changé de des-tination. La destination des deniers. On aemployé cette somme, ces fonds, suivant tadestination qui en avait été faite. Remplir sadestination. Immeubles par destination.

Il s’emploie quelquefois dans le sens actif.On ne doit pas changer la destination desfondateurs.

En Jurispr., Destination du père de fa-mille, se dit de Tout arrangement, de toutedisposition que le propriétaire de plusieursfonds a faite pour leur usage commun oupour sa commodité. Lai destination du pèrede famille vaut titre à l'égard des servitudescontinues et apparentes.

Destination, signifie en outre, Le lieuoù on doit se rendre, le lieu où une choseest envoyée,expédiée; ou La déterminationde ce lieu. Partir pour sa destination. Cecorps de troupes va se rendre à sa destination.On ne commit pas encore la destination decette flotte. Cette lettre n ’est point parvenue àsa destination. Ces marchandises sont arrivéesà leur destination. Arriver au lieu de sa des-tination. Ixi destination de cette flotte est pour1‘ Amérique.

DESTINEE, s. f. Le destin, ou L’effet dudestin. Être soumis à la destinée. Le coursdes dest'nees.

Il se ditanssi Du destin particulier d’unepersonne ou d’une chose. Il eut une singu-lière destiné*. Heureuse , malheureuse desti-née. Hemplir ses destinées. Accomplir sesdestinées. Il faut suivre sa destinée. S'aban-donne! à sa destinée. On ne peut fuir, on nepeut reuncre sa destinée. On ne peut se dé-rober à sa destinée.

Il s'emploie, en poésie, pour Vie, exis-tence. Finir sa destinée. Trancher la destinée

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de quelqu’un. On ne l’emploie guère quedans ces phrases et leurs analogues.

Ce mot, dans ses deux premières accep-tions, est plus usité en prose que son sy-nonyme Destin.

DESTINER, v. a. Fixer, régler la destina-tion d’une personne ou d’une chose. Savons-nous à quoi le ciel nous destine ? Destiner sonfils au barreau. Il destine cet argent à l’achatd’une maison. Il a destiné cet argent auxpauvres ou pour les pauvres. Cette flotte estdestinée pour l Amérique. Cet édifice est des-tiné au culte. Ce petit bassin est destiné à re-cevoir le trop-j)lein du grand réservoir.

Il signifie aussi, Préparer, réserver. Je saisl’accueil qu’il me destine. Le prix qui vous estdestiné.

Il s’emploie avec le pronom personnel,dans le premier sens. Il se destine au bar-reau, à la guerre, etc.

Destiné, ée. participe.

Il signifie quelquefois, Que son destinporte, conduit à. Un homme destiné à unegrande fortune. Un homme destiné aux gran-des choses. Il était destiné à j/crir de cettemanière.

DESTITITABLE. adj. des deux genres.Qui peut être destitué. Officier, fonctionnairedestituable, non destitnable à volonté.

DESTITUER, v. a. Déposer, ôter, priverquelqu’un de la charge, de l’emploi, de lafonction qu’il exerçait. Destituer un profes-seur, un conseiller d'Etat, un employé. On l’adestitué de son emploi, de sa commission, dela tutelle de son neveu.

Destitué, ée. participe.

Il s’emploie aussi comme adjectif, dansle sens de Dépourvu, dénué. Un hommedestitué de tout secours. Destitué de bon sens,de raison, etc. Une crainte destituée de fon-dement. En parlant Des personnes, ce sensvieillit; on dit, Dénué de secours, etc.

DESTITUTION, s. f. Déposition, priva-tion forcée d’une charge, d’un emploi,d’une commission, etc. Depuis sa destitu-tion , il ne se mêle de rien. Prononcer la des-titution d’un administrateur, d’un employé.Le conseil de famille a prononcé la destitutionde ce tuteur.

DESTRIER, s. m. Vieux mot qui signi-fiait, Cheval de main, de bataille. Il étaitopposé à Palefroi, qui se disait d’Un chevalde cérémonie.

DESTRUCTEUR, s. m. Celui qui détruit-Les Grecs firent les destructeurs de Troie-

Il se dit aussi de Ceux qui rompent, q l J‘brisent, qui font du ravage dans une mai-son, dans un village, dans une ville, elc fLes soldats, livrés à la licence, sont de granddestructeurs. Quel destructeur que cet enfrnl'-

Il se dit figurément, tant au sens phy'sique qu’au sens moral. Ce prince vouluêtre le destructeur de l’hérésie. Le destructf *ndes abus. Cet homme a été, par ses folles d 'penses, le destructeur de sa maison.

Il s’emploie aussi adjectivement. Un uni~mal destructeur. Fléau destructeur. Un s) stème destructeur.

DESTRUCTIBIEITÉ. s. f. Qualité de cqui peut être détruit. Il est peu usité.

DESTRUCTIF, IVE. adj. Qui détru*^qui cause la destruction. Cause destruf n ^Principe destructif. Doctrine destructu etoute morale.