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détroit de Gibraltar. Le détroit de Magellan.
Il s’est dit aussi Des passages serrés entreles montagnes. Le détroit des Thermopyles.Les détroits sont aisés à garder. Dans lesdétroits des montagnes.
Détroit, s’est dit autrefois pourDistrict,signifiant L’étendue d’une juridiction tem-porelle ou spirituelle. Un juge hors de sondétroit.
DÉTROMPER, v. a. Désabuser, tirer d’er-reur. Vous avez une opinion dont je veux'nous détromper. Je veux vous détromper decet homme-là, ou mieux, sur le compte decet homme-là. Il se fiait à ce fripon, J’ai eubien de la peine à len détromper. Il vouscroyait son ennemi, je m’empressai de le dé-tromper. Cette lettre le détrompa, L'événe-ment l’a bien détrompé.
11 s’emploie aussi avec le pronom per-sonnel, et signifie, Sortir d’erreur, se dés-abuser. Il a eu de la peine à s’en détromper.On se détrompe en vieillissant. Détrompez-fous.
Détromi'É, ée. participe.
DÉTRÔNER, v. a. Chasser, déposséderdu trône, dépouiller de la puissance souve-raine. C’est ce qui fut cause qu'on détrôna lenouveau prince. Ceux qui avaient le plus con-tribué à détrôner leprince, furent les premiersa le rétablir, à le faire rappeler. La révolution9 Ul détrôna Jacques II.
Détrône , ée. participe. Un souverain dé-trôné.
DÉTROUSSER, v. a. Détacher ce qui étaittroussé, et le laisser retomber. Détroussern»e robe.
Il se dit aussi, avec le pronom person-^l, De la personne qui détrousse son vê-tement. Elle se détroussa avant d'entrer dans* e salon.
Détrousser, signifie, figurément et fa-milièrement, Voler, enlever par violencetes effets, les marchandises, etc., d’un pas-Sant, d’un voyageur. Ce marchand trouva
e s voleurs qui ïe détroussèrent. On l'a dé-faussé sur la grande route. Détrousser lesV'ssants, [ es voyageurs.
Détroussé, ée. participe.
t'g- et par plaisanterie, Rendre visite enf. détroussée, Rendre visite en grande cé-
ïemonie.
t DÉTROUSSEUR, s. m. Voleur qui dé-
uusse les passants. Les détrousseurs furentest vieux.
v DETRUIRE, v. a. Démolir, abattre, ren-0 ser > ruiuer un édifice, une construction,Un T e ai *tre chose semblable. Détruirei une forteresse, une église, etc. Leles plus solides édifices. Détruiresir V ‘ i ^ e f°nd en comble. Les eaux détrui-détr ' ; ^ chaussée. La mer ronge et
j“t lentement ses rivages.miel Sl ” nir ' e figurément, Faire qu’une chose !c<w Con, l ue ne soit plus, l’anéantir. Un in-l n !*.? détruit la forêt. Le débordement deDétr ’,‘ tre ^ e ' tru,s ‘t son potager, sa récolte.Huii'/ff e Une . arn,ee - Détruire les animauxbarbu W ‘ Striure une race, une famille. Lesdétriiit S ont détruit l’empire romain. Le tempssonnem° Ut ' détruit la beauté. Ce rai-
uvait f détruit toutes les objections qu’onu, le taf! tes ' Détruire une hérésie. DétruireDetruir "i' 1 détruire la fortune de quelqu’un,c les abus, les préjugés. Détruire les
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moeurs. Les veilles ont détruit sa santé. Dé-truire l'impression qu’une chose a faite surl'esprit de quelqu’un. On l’emploie aussi dansun sens absolu. Il n'a su que détruire.
Détruire une personne dans l’esprit dequelqu’un, Décréditer entièrement une per-sonne auprès de quelqu’un.
Détruire, s’emploie avec le pronompersonnel, au propre et au figuré. Ces bâti-ments se détruisent tous les jours, faute deréparations. Cette opinion se détruit d'elle-même. Cest un faux bruit qui s’est détruit delui-même. Il est quelquefois verbe récipro-que. Tous ses projets se détruisaient l’un
I autre.
Il signifie quelquefois, en parlant Despersonnes, Se donner la mort. Le malheu-reux s’est détruit.
Détruit, ite. participe. Une ville détruite.Un palais détruit. Un empire détruit.
DETTE, s. f. Ce qu’on doit à quelqu’un.
II se dit plus particulièrement D’une sommed’argen t. Ancienne dette. Nouvelle dette. Petitedette. Grosse dette. Mauvaise dette. Contrac-ter, faire des dettes. Payer, acquitter unedette, des dettes. Être arrêté, détenu pourdettes. Prisonnier pour dettes. N’avoir pas >unsou de dettes. Les dettes de l'État. La dettepublique. La dette flottante.
Dettes actives, Les sommes dont on estcréancier; par opposition a. Dettes passives,Celles dont on est débiteur. Faire l’état deses dettes actives et passives.
Dette hypothécaire, Dette qui donne hy-pothèque. Dette privilégiée, Celle pour la-quelle le créancier a un privilège spécial.Dette exigible, Celle qu’on peut exiger ac-tuellement.
Fam., Dette véreuse, Dette dont le paye-ment est fort incertain.
Fam., Dettes criardes, Petites sommesqu’on doit à des ouvriers, à des marchands,et dont ils sollicitent le payement avec im-portunité. Je me suis débarrassé des dettescriardes.
Être accablé de dettes, perdu de dettes,criblé de dettes, abîmé de dettes; avoir desdettes par-dessus la tête. Avoir beaucoupplus de dettes que de bien.
Prov. : Qui épouse la veuve, épouse les det-tes. Cent ans de chagrin ne payent pas unsou de dettes.
Avouer une dette, avouer la dette, Avouerqu’on doit la somme dont il est question;et, Nier une dette, désavouer une dette, Nierqu’on doive.
Fig. et fam., Avouer la dette, confesser ladette, Reconnaître qu’on a tort, convenird’un fait qu’on voulait cacher. On dit dansle sens contraire, Nier la dette.
Dette, se dit figurément de Tout ce qu’ondoit ou qu’on veut*fairc en retour de quel-que chose; et, en général, de Toute chosequ’on ne peut se dispenser de faire, d’ac-complir. Acquitter la dette de la reconnais-sance, les dettes de l’amitié. Im dette que nouscontractons envers nos parents. C est une dette jsacrée. Payer sa dette a la patrie. j
Payer la dette de la nature, sa dette à lanature, Mourir.
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DEUIL, s. m. Grande tristesse causée par
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une chose funeste, déplorable. Le jour oàl on apprit la disgrâce de ce sage ministre futun jour de deuil.
Poétiq. et fig., Le deuil de la nature, sedit de L’aspect triste de la nature, pendantla mauvaise saison. On dit dans le mêmesens, La nature est en deuil.
Fam., Faire son deuil d’une chose, La re-garder comme une chose sur laquelle il nefaut plus compter, ou comme une choseperdue, et se résigner à s’en passer.
Deuil, signifie particulièrement, Afflic-tion, douleur qu’on éprouve de la perte dequelqu’un. Quand le roi mourut, le peupleen témoigna un grand deuil. Cette bataille aplongé beaucoup de familles dans le deuil.Donner des signes de deuil.
Il désigne, par extension, Les vêtementsnoirs, le crêpe, les voitures drapées, la li-vrée des gens, la tenture des appartements,et tout ce qui, à l’extérieur, caractérise latristesse à l’occasion de la mort d’un parent,ou de ceux dont on hérite, ou de quelqueautre, comme rois, princes, maîtres. Vêtude deuil. S'habiller de deuil. Prendre le deuil.Être en deuil. Être en deuil de quelqu'un.Quitter le deuil. Habit de deuil. Voiture dedeuil. Grand deuil. Petit deuil. Demi-deuil.Porter le deuil. Il porte le deuil de son frère.Deuil de cour.
Deuil, signifie également, Les étoffes,ordinairement noires, dont on tend unechambre, une église, etc. Tendre une cham-bre , une église de deuil.
Il signifie aussi, La dépense qui se faitpour prendre le deuil. Donner tant à uneveuve pour son deuil.
Il se dit encore Du temps pendant lequelse porte le deuil. On a abrégé les deuils.Le deuil des veuves ne dure plus qu’un an.L’année de deuil.
Il signifie en outre, I.e cortège des pa-rents qui assistent aux funérailles de quel-qu’un. J'ai vu passer le deuil. Mener le deuil.Suivre le deuil.
DEUTÉROCANONIQUE. adj. des deuxgenres. T. de Théologie. Il se dit Des livresde l’Ancien et du Nouveau Testament quiont été mis plus tard que les autres dans lecanon des Écritures. Luther rejeta du nom-bre des livres saints tous les deutérocanoni-ques de l’Ancien Testament, et presque tousceux du Nouveau.
DEUTÉRONOME, s. m. Nom du cin-quième livre du Pentateuque.
DEUX. adj. (Devant un mot commençantpar une voyelle ou par une II non aspirée,on fait sentir 1 X, mais en le prononçantcomme Z.) Nombre double de l’unité. Deuxhommes. Deux femmes. Deux à deux. Deuxà la fois. Deux fois autant. Des deux côtés. Ill'a fait en deux jours. De deux jours en deuxjours. De deux jours l'un. À deux heures. Jeles ai vus tous deux ensemble, tous les deux.Nous étions deux. Partager en deux parties,ou simplement, en deux. Vingt-deux. Trente-deux.
Fam., Cela est clair comme deux et deuxfont quatre, Cela est évident, incontesta-ble.
Fam., N'en pas faire à deux fois, n'enfaire ni un ni deux, Se décider sur-le-champ.
Elliptiq., Donner ou mieux Piquer des68 .