de ne point transmettre avec la vie lepéché originel.
ABÉLIOS. s. m. (myth. gr.) Nom dusoleil chez les Crélois.
ABÉLIR. v. n. (V. lang.) Plaire, agréer.
Abéui, ie. part.
ABÉLISER. v. a. (V. lang.) Charmer,ravir.
Abélïsé, ée. part.
ABELLION. s. m. ( myth. ganl.) An-cien dieu des Gaulois du pays de Com-minge ; le Soleil, selon les uns, Mars, se-lon les autres. Quelques-uns pensent quece mot siguifie Roi ou seigneur.
ABELMOSCH. s. m. (bot.) Nom arabedes graines de l'ambrelte.
ABÉLONITE. s. m, ( hist. eccl.) Voy.Abéuien.
ABENCERRAGE. adj. et s. des 2 g.(hist.)N om d’une tribu maured’Espagne. ||Membre de cette tribu.
ABÉNÉVIS. s. m. (anc. jurispr. de laBresse ) Permission donnée par un sei-gneur à des particuliers de convertir àleur usage quelques droits publics, sous lacondition de lui payer un cens. Il se disaitaussi, dans le lyonnais, de Toute conces-sion faite parun seigneur moyennant uneredevance fixée par lui.
ABÉNEVISER. v. a. (anc. jurispr.)Fixer, aborner. Abéneviser une dîme, jConcéder. Voy. Bénevis.
Abénevisé, ée. part.
ABENEZZA. s. m. (astron.) Un desnoms de l’étoile Aldébaran.
ABÉONA. n. pr.f.(mylb. lat.)Divinitéqui présidait aux départs. Voy. Adéona.
ABÉPITHYMIE. s. f. (méd.) Paralysiedu plexus solaire; mort causée par la ces-sation de l’influence des viscères abdo-minaux sur le système nerveux.
ABÉQUITER. v. n. (néol.) S’enfuir àcheval.
Abéquité, ée. part.
ABER. s. m.(marine) Terme parlequelon désigne, sur les côtes de Bretagne,Unecrique ou une anse qui sert de lieu derelâche aux bateaux de pêche.
ABERDEEN ( géogr.). Nom d'un descomtés de l’Écosse centrale. U Aberdeen(New), Ville d’Écosse, capitale du comtédu même nom. Port sur la mer du Nord,à l’embouchure de la Dée. Collège. Pêchedu saumon et de la baleine. 27,000 âmes.|| Aberdeen (Old), Ville du comté d’A-berdeen, près de New-Aberdeen. Bourgroyal. Collège. Environ 3 ,000 àrnes.
ABERGEAGE. s. m. (V. lang.) Voy.Hébergeage. jj Contrat d’abergeage ( anc.jurispr.), Contrat par lequel un seigueurconcédait son fonds à son premier em-phytéote.
ABÉRIDE. n. pr. m. (myth. gr.) Filsde Cœlus et de Vesta: le même que Sa-turne, selon quelques mythologues.
ABERRANT, ANTE. adj. (néol.) Quis’écarte, qui erre.
* ABERRATION, s. f. (méd.) Alté-ration dans l’aspect, la structure ou l’ac-tion d’une partie du corps. Aberrationdes humeurs, des forces, du principe vital.|| Aberration , se disait autrefois de Lapréteudue déviation des liquides du corpsvivant.
ABESSIER. v. a. (V. lang.) Abaisser.
Abessié , ée. part.
ABESTA (myth.parse). Voy. Avesta.
ABESTIR. v. a. (V. lang.) Rendre stu-pide, hébéter.
Abesti, ie. part.
ABëUVRAGE ou ABEUVRAIGE. s.m. (V.lang.) Arrosement des prés. || Abeu -wrage (anc. jurispr.), Dioit sur les bois-
sons. || Tout droit seigneurial payé ensus, et à raison de la principale rede-vance , comme le pour-boire dans les mar-chés.
ABÉVRER ou ABEUVRER. v. a. (V.lang.) Abreuver.
Abévré ou Abeuvré,ée. part.
ABEYANCE ( auc. jurispr. ). Voy.Abayance.
ABHAL ou ABHEL.s. m. (bot.) Nomarabe du fruit dune espèce de Thuya.
ABHICHÉKA. s. m. (relig. ind.) Cé-rémonie religieuse qui consiste à arroserquelqu’un avec l’eau du Gange. || Offrandede fruits, de pierres précieuses, etc., ac-compagnée d'eau ou d’un autre liquide.
ABHIDJA. s. ni. (myth. ind.) Nom desdeux fils de Sourya. Voy. Açvin.
ABHIDJIT. s. m. (relig. ind.) Sacrificeexpiatoire. || Abhidjit (astron. ind.), Undes Nakchatras, ou mansions lunaires.
ABHIMANYOU. n. pr. m. (myth.ind.) Fils du Pândava Ardjouna, et deSoubliadrà, sœur de Krichna. Abhima-nyou mourut fort jeune dans la guerredes Pàndavas et des Kduravas.
ABHORRANT, s. m. (hist.) Nom queprirent les royalistes en Angleterre, sousCharles IL Les Pétitionnaires étaient op-posés aux Abhorrants. Les Pétitionnairesdonnèrent aux Abhorrants le nom de To-rys, mot par lequel on désignait les bri-gands d’Irlande. Voy. PÉTITIONNAIRE.
ABHORRIR. v. a. (V. lang.) Abhorrer.
Abuorri , ie. part.
ABHROTTHA. s. m. (myth. ind.) Lafoudre d’Indra.
ABIA on ABIE. n. pr. f. (myth. anc.)Nourrice d’Hyllus. || Abia (géogr. auc.),Ville de Messcnie.
ABIANNEUR ( anc. jurispr.). Voy.Abienneur.
ABIB. s. m. (catend.) Le premier moisJe l’année sacrée chez les Hébreux. Voy.Nisaw.
ABIDA. s. m. (myth. sibér.) Nom d’unedes principales divinités des Mongols Kal-inoucks.
ABIEN, ENNE. adj. pris subst. (géogr.anc.) Nom d’une nation scythe, qui habi-tait les bords de l’Iaxarte, au N. E. dela Sogdiane. |j Qui concerne cette nation.
ABIENNEUR. s. m. ( anc. jurispr. deBretagne) Commissaire, séquestre, dé-positaire d’un immeuble où il y a desfruits à recueillir.
ABIÉTIN, INE. adj. (bot.) Il se ditDes plantes qui, par la disposition deleurs parties, imitent une feuille de sapin;ou Des plantes parasites qui croissent surles arbres verts.
ABIÉTINE. s. f. (chimie) Substancerésineuse qu’on extrait de la térében-thine de Strasbourg.
ABIÉTINE, ÉE. adj. (bot.) Qui res-semble au sapin. || Abiétinées. s. f. pl.Famille de plantes conifères.
ABIÉTIQUE. adj. m. (chim.) Il se ditD’un acide qu’on trouve dans la résinedu sapin.
ABIL (hist. ar.). Ancienne tribu arabe,du nombre de celles qu’on nomme per-dues.
ABILA (géogr. anc.). Capitale de l’A-bilène.
ABILDGAARDIE. s. f. (bot.) Genrede plantes cypéroïdes.
ABILÈNE. s. f. (géogr. anc.) Petite con-trée de Syrie au N. de Damas. CapitaleAbila.
•ABlME. s. m.(blason)IÎ se dit Du centredel'écu, lorsqu’il porte une pièce qui necharge aucune de celles dont il est en-
touré. Il porte trois besans d’or avec unefleur de lis en abîme. || Abîme ( chand.),Auge de bois contenant le suif fondu danslequel on plonge les mèches, pour faire leschandelles à la baguette.
ABIMURGAN.s. m. (mvth. pers.) Fon-taine merveilleuse, située dans le Couhis-tan, autour de laquelle volent sans cessedes oiseaux appelés Sêleucides. Si quelquecontrée est infestée de sauterelles, on pré-tend qu’en y transportant un peu de cetteeau, ces oiseaux sont attirés par sa vertuparticulière, et détruisent les sauterelles.
ABIOU ou ABOUI. s. ni. ( myth.égyp.) Nom du premier décau des pois-sons. Abiou est représenté dans les deuxzodiaques tentyrites, sous la forme d’ungénie à tête, de chacal.
* AB IRATO. Action ab irato (ju-rispr.), Action qui .1 pour but défaireannuler une donation quelconque dictéepar la colère ou la haine du disposantcontre son héritier légitime.
ABIRQUAJAVE. s. m. (bot.) Nomque Cossiguy donne à VAmyris Opobal -samum de Linné.
ABIRRITANT, ANTE, adj. (méd.) Qu idiminue l’irritation.
ABIRRITATIF, IVE. adj. (méd.) Quia le caractère de l’abirritation.
ABIRRITATION, s. f. ( méd.) Di-minution des phénomènes de la vie dansune partie quelconque du corps.
ABIRRITER. v. a. ( med. ) Diminuerl’irritation daus une partie du corps.
Abirrité , ée. part.
ABISTA (myth. parse). Voy. Avesta.
ABISTEK.s. m. (myth. parse.) Livresacré qui fut envoyé du ciel au patriarcheAbraham.
ABITEUR. adj. (V. lang.) Habitant,qui habite.
ABIZENDEGANI. (myth. pers.) Lit-téral. , Fontaine de vie. Fontaine fabu-leuse, qui est située, selon les Orientaux,dans une région inconnue, et dont l’eaudonne l’immortalité.
* ABJURATION, s.f. (ant. rom.) Déné-gation avec faux serment. Voy. Ejura-tion. || Abjuration (hist.), se disait enAngleterre, Du serment par lequel uncriminel, réfugié dans un asile, s’enga-geait à sortir du royaume pour toujours. ||Il s’est dit aussi Du serment par lequel onjurait de ne reconnaître aucune autoritéroyale au Prétendant.
ABJURATOIRE. adj. des 2 g. Quiconcerne l’abjuration. Formule abjura -toire.
* ABJURER, v. a. (ant. et hist.) Pro-noncer l’abjuration. Voy. Abjuration.
ABL. Abréviation du mot Ablatif.
ABLACTATION, s. f. (méd.) Cessa-tion de l’allaitement, en ce qui concernela mère.
ABLAIS. adj. (V. lang.)Fanché,coupé.Il se disait Des blés coupés qu’on n’avaitpas encore rentrés.
ÀBLANIER. s. m. (bot.) Arbre dela Guiane.
ABLAQUE. s. f. Nom vulgaire de lasoie produite par le mollusque appeléJambonneau. || Sorte de soie qui vient dePerse.
ABLAQUÉATION. s.f. (agricult.) Ac-tion de creuser autour du pied d’un ar-bre une petite fosse destinée à retenirl’eau.
ABLAT. Voy. Abu.
ABLATKUR. s. m. (méd. vét.) Instru-ment avec lequel on abat la queue desbrebis.
ABLËGATION. S. f. (hist.) Dignité
d’ahlégat.||^£/^aft’ort (droit rom.), Ban -nissement qu’un père prononçait contreson fils.
ABLÉPHARE. s. m. (zool.) Genre dereptiles sauriens.
ABLEPSIE. s. f. (méd.) Aveuglementd’esprit.
ABLET. s. m. (V. lang.) Able, ablette.La besteàl’ablet , L’appât qui sert à pren-dre le petit poisson blanc. || Au figuré,et par un jeu de mots proverbial, Leséclairs de chaleur qui, dans les soiréesd’automne, présagent et, pour ainsi dire,attirent le premier attendrissement duraisin.
ABLÉTIR. v. a. (V. lang.) Amollir rattendrir.
Abléti , ie. part.
ABLIER. s. ni. (pèche) Filet forme,de fils très-fins, et employé surtout pourprendre des ablettes.
ABLOC. s. m. (V. lang.) Bloc ou pi-lier sur lequel 011 soutient un édifice.
ABLOQS (V. lang.). Voy. Abuoc.
ABLOQUER. v. a. (V. lang.) Soute-nir avec des blocs, des étais. || Louer»,allouer des biens.
Abloçué , ée. part. *
ABLUANT. adj. et s. ni. (chirurg.) Ilse dit De médicaments réputés propres ànettoyer la surface des plaies et des ul-cères.
ABMATRIMON 1 UM. s. m. (anc. ju-rispr.) Voy. Formariagk.
ABNELECTEN. s. m. (alchim.) Nomque les alchimistes donnaient à l’alun.
ABNET (hist.). Voy. Aba.net.
ABO (géogr.). Ville de Russie, Fin-lande. Université célèbre. 12,000 âmes..
ABOBAS. s. m. (myth. auc.) Nom queles anciens Persans, suivant Hésychius,.donnaient à Adonis. Abobas est un mot 1qui paraît appartenir à la langue des As - .syriens.
ABODRITE (hist.). Voy. Obotrite.
*ÀBOI. s. m. Prov., Tenir quelqu’un enaboi, Le repaître de vaines espérances.
ABOILAGE (V. lang.). Voy. Abeil-x.age.
ABOILE. s. f. (V. lang.) Abeille.
ABOIVRE. v. a. (V. lang.) Abreuver.
Abu , ue. part.
ABOIVREMËNT. s. m. (anc. jurispr.)Droit de bienvenue ou deréception dansune société.
ABOKELLE.S. m. (comm. et relat.) Al-tération du mot Aboukelb, que les Orien-taux, par mépris pour les chrétiens, don-nent à une monnaie hollandaise qui portel’effigie d’un lion.
ABOLISSABLE. adj. des 2 g. Quiest de nature à être aboli, qu’ou peutou qu’on doit abolir.
* ABOLITION, s. f. Abolition géné-rale (anc. législ.), Amnistie.||Zc«rcj d’a-bolition (anc. jurisp.),Lettres par lesquellesle roi défendait la poursuite d’un crime,et déclarait, avant tout jugement, que le-fait lui était connu, et qu’il pardonnait àl’impétrant. Celui-ci, dès lors, ne pouvaitplus, à raison du même crime, ni être misen jugement, ni être entaché d’infamie.Obtenir, faire entériner des lettres d abolition.
ABOLITIONNISTE, s. m. U se dit,aux États-Unis, Des partisans de l’abo-lition de l’esclavage.
ABOLLE. s. f. (ant.) Sorte de manteauparticulier aux soldats, et que portaientaussi les philosophes.
ABOMASUM. s. m. (anal.) Nom du4* estomac des mammifères ruminants.