38a ECT
(chanceîl. rom.), Secrétaire de la chan-cellerie du pape.
ÉCRIVANT, ANTE. adj. (néol.) Quiécrit. Linguet a dit : La secte écrivante,cabalante , intrigante , dirigeante deVEncyclopédie,
ÉCRIVECR ou ÉCRIYEÜX, EUSE.s. Il se dit familièrement de Celui quiécrit beaucoup, qui aime à écrire. Ma-dame de Sévigné a employé ces mots.
ECROISTRE. v. a. (V. lang.) Aug-menter.
Écreu, eue. part.
ÉCROTAGE. s. m. (leelinol.) Actiond’écrotcv.
ÉCROTER. v. a. (teolinol.) Enlever lapremière terre d’un ouvroir de saline.
Éoruté, ée. part.
*ÉCROUE. s. m. (anc. ïégish) Rôlesque les receveurs remettaient aux ser-gents pour faire le recouvrement destailles et amendes. j( Déclaration, dénom-brement et aveu d’héritages côtiers queles sujets remettaient «à leur seigneur.| Écritures contenant l’exposé des faitset des raisons de chaque partie', sur unpoint en litige.
*ÉCROUÈLLE. s. f. (zool.) Nom vul-gaire de la Crevette des ruisseaux.
ÉCROÜELLÉ , EK. adj. et s. Il se di-sait autrefois Des personnes atteintes desécrouelles. On dit, Scrofuleux .
ÉCROUELLEUX , EUSE. adj. (anc.T. de méd.) Il se disait autrefois Dece qui tient de la nature des écrouelles.Tumeurs écrouelleuses. On dit aujour-d’hui , Scrofuleux.
*ÉCRU, UE. adj. (comm.) Il se ditsub-stantivement, au m., de La qualité de cequi est écru. L'écru de la soie, jj U sedit de meme Des étoffes écrues. Des écritsde la Chine, fl Fer écru (technol.), Celuiqui, ayant été ou brûlé ou mal corroyé,se trouve mêlé de crasse.
ÉCRUE. s. f. (eaux et F.) Il se disaitautrefois Des bois qui avaient crû nou-vellement sur des terres labourables. Lesécrues de bois.
E CS A R COM E. s. m. (méd.) Excrois-sance de chair.
ECSTASE. s. f. Ancienne orthographed’Extase. Les dérivés s’écrivaient d’unemanière analogue.
EGTASE. s. f. (philol. anc.) Il se dit,dans la prosodie grecque, d’Une licencequi consiste à employer comme longueune syllabe qui devrait être brève.
ECTÈNES. s. m. pi. (ant.) Nom despremiers habitants de la Béotie. Ilsavaient pour roi Ogygès. Les Ectènes pé-rirent par une peste et furent remplacéspar les Hyanles et les Aoniens.
ECTHÉLYNSE. s. f. (méd.) Ramollisse-ment des chairs, de la ^u.\\Ecthéfynse(chirurg.), Relâchement des jambages.
ECTHÈSE. s. f. (hist.) Littéral., Ex-position. Il se disait, au moyen âge, deToutes les formules ou confessions de foidressées au nom d’un concile, d’un em-pereur, etc. Vecthèse d’Héraciius (63g)fut condamnée par le pape Jean IV, etabrogée par le type de Constant 11(648).
ECTHESIEN. s. m. (hist. eccl.) Sec-tateur d’Hérachus qui, dans son ecthèse ,professait le monothélisme.
ECTHLIMME. s. m. (méd.) Contu-sion, meurtrissure, excoriation.
ECTHLIPSE. s. f. (philol. anc.) Figurede grammaire qui consiste à supprimerune lettre dans un mol. Dans la versifi-cation latine, l 'ecthlipse est L’espèce d’é-lision qui a lieu quand la syllabe élidée
ECU
ECU
ECU
se termine par une m. Ex., Quant* estpour quantum est. Chez les premierspoètes latins, l 'ecthlipse a lieu aussi à l’é-gard de la syllabe us ou de la lettre s seu-lement. Ex. : Content' atqae bcatus, pourContentus atque beatus ; Lustratu* dé-coré, pour Lustratus décoré.
ECTHYME. s, m, (méd.) Exanthèmeléger qui apparaît subitement et durepeu de temps.
ECTHYMOSE. s. f. (méd.) Ébullition,agitation, bouillonnement du sang.
ECTILLOTIQUE. adj. des 2 g. Épi-latoire.
ECTOCARPE. s. m. (bot.) Genred’algues marines.
ECTOCARPÉ, ÉE. adj, (bot.) Quiressemble à un ectocarpe. jj Ectocarpées .s. f. pl. Famille d'algues.
ECTOME. s. f. (chirurg.) Excision,ablation, amputation.
ECTOPAGE, s. m. (anat.) Monstredouble dont les deux corps sont réunislatéralement.
ECTOPAGIE. s. f. (anat.) Réunion dedeux corps par les côtes de la poitrine.
ECTOPAGIEN, IENNE. adj. (anat.)U se dit Des monstres doubles dont lespoitrines sont assemblées par le côté.
ECTOPAGIQUE. adj. des 2 g. (anat.)Qui offre les caractères de l’ectopagie.
ECTOPHLÉODE. adj. des 2 g. (bot.)Il se dit Des lichens qui croissent à lasurface des plantes.
ECTOPIE. s. f. (méd.) Anomalie quel-conque dans la situation d’un organe.
ECTOPOCYSTE. s. f. (méd.) Dépla-cement de la vessie.
ECTOPOCYSTIQUE. adj. des 2 g.(méd.) Il se dit Des affections qui résul-tent du déplacement de la vessie.
ECTOPOGONE. adj. des 2 g. (bot.)U se dit Des mousses chez lesquelles lebord de l’urne est garni de barbes exté-rieures. y Ectopogones. s. f. pi. Famillede mousses.
ECTOSPERME. s. m. (bot.) Genred’algues d’eau douce.
ECTROMËLE. s. m.(anat.) Monstre quimanque d’un ou de plusieurs membres.
ECTROMÉLIE. s. f. (anat.) Monstruo-sité par avortement des membres.
ECTROMÉLIEN, IENNE. adj. (anat.)Il se dit Des monstres par avortement desmembres.
ECTROMÉLIQIIE. adj. des 2 g. (anat.)Qui a le caractère de l’eclromélie.
ECTROSE. s. f. (méd.) Avortement.
ECTROSIE. s. f. (bot.) Geure de plan-tes graminées.
ECTROTIQUE. adj. des 2 g. (méd.)Qui est propre à faire avorter. On l’em-ploie comme s. m. Les ectrotiques.
ECTYLOTIQUE. adj. des 2 g. (méd.)II se dit De médicaments qui ont la pro-priété de consumer les callosités. 11 s’em-ploie comme s. m. Un ectylotique.
*ECTYPE. s. m. (diplom.) Il s’est dit,au moyen âge, d’Une espèce de sceau.
ECTYPIQUE. adj. des 2 g. (néol.) Quiest pareil à l’empreinte d’un sceau.jfQuiest d’une conformité parfaite. Reproduc-tion ectypique.
*ÉCU. s..m, Anc. prov., N’avoir plusni écu ni targe, littéral., N’avoir plus au-cune arme défensive; et figurément, N’a-voir plus ni or ni menue monnaie, jj Celane lui fait pas plus de peur quun écu àun avocat, anc. expr. prov., Cela 11e luicause aucune frayeur; il le prendrait vo-lontiers. [| Écu d’or (hist.), Nom d’unordre de chevalerie qui fut institué, eni3;o, par Louis le Bon, duc de Bourbon.
Ordre de VÈcit d’or . Chevalier de l’Ècud’or, y Écu-sol (archéo). fr.), Nom de laplus ancienne monnaie d’or appelée écu.Voy. plus loin Écu au soleil, jj Écu d’or ,Monnaie de Philippe VI et JeanII.||£c«à la couronne , Mounaie d’or, qui futfrappée sous Charles VI. j| Ecu heaume,Monnaie d’or, fabriquée sous Charles VI,et qui portait un heaume ou casque.||2?c«d’or au soleil , Monnaie frappée sousLouis XI et sous Charles VIII, avec unsoleil au-dessus de la couronne. H Écu auporc-épic, Monnaie d’or fabriquée sousLouis XII; deux porcs-épics, qui étaientla devise de ce prince, soutenaient l’écu.
|| Écu à la salamandre, Monnaie qui futfrappée sous François I er , avec deux sa-lamandres à côté de lecu. |J Écu à la croi-sette, Nom que le peuple donna aux écusd’or au soleil de François I er , parce qu’ilsportaient une petite croix carrée, jjDouble écu d’or, Monnaie d’or, frappéesous Henri II ; on y voit quatre H cou-ronnés et un croissant, avec la légende :Donec impleat orbem. jj Ecu blanc, ouLouis d’argent, Monnaie d’argent qui futfrappée sous Louis XIII; il y en avait desoixante, de trente, de quinze et de cinqsous, jj à la lanterne , Monnaie dontparle Rabelais, et que le Durhat croit êtreun demi-teston d'argent .\Êcu au sabot,*Monnaie dont parle Rabelais, et qui, selonle Duchat, devait être un ancien écu d’ordont le champ d’armoiries se rétrécissaitpar le bas, en forme de sabot ou de tou-pie. U L’écu à l’étoile poussinière , 11’estqu’une dénomination que Rabelais a for-gée par plaisanterie, jj Ecu du palais,Jeton aux armes de France, dont lesgens de justice se servaient pour faireleurs calculs. On l'appelle aussi, Mon-naie de la bazoche. jj Écu de campagne(anc. T. milit.), se disait d’Une sommeallouée au cavalier pourles cent cinquantejours de quartier d’hiver. || Écu de sixlivres tournois (métrol.), Ancienne mon-naie de France, qui a valu, avant d’êtretout à fait supprimée, fr. 5, 80 e. || Ecude trois livres , Ancienne monnaie deFrance , qui a valu , fr. 2, q 5 . jj Ecu debanque ou dollar d’Angleterre, Monnaied’argent d’Angleterre, qui vaut, fr. 5, 41.jf Ecu romain ou piastre , Monnaie decompte des États de l’Eglise; 1 9 écu romainse divise en 100 baiocchi, et vaut, fr. 5, 38.|| Écu de mer (législ. étrang.), Congé quela douane délivre dans certains ports dunord de l’Europe, au capitaine d’un bâti-ment de commerce qui a déchargé sa car-gaison, y (comm.), se dit d’Un papierde petite dimension. Écu double.\\ÊcudeSobieski (aslron.). Petite constellatiou del’hémisphère austral. |] Écu (zool.), Unedes pièces du dos des insectes.
ÉCUAGE. s. m. (anc. T. milit.) Ser-vice féodal auquel uu écuyer était tenuenvers le lief dominant.|j Écuage (féod.),Droit que l’on payait pour s’exempterdu service militaire ou pour se faire rem-placer. Voy. Écuiage.
ÉCUANTEUR. s. m. (technol.) Ter-me de charronnage, par lequel on dési-gne l’espèce de cône creux que présentele dehors d’une roue de voiture.
‘ÉCHELLE, s. f. Expr. prov., Il estpaie comme une écuelle de 'vendange , sedit d’un homme dont la face est rubi-conde. || Manger à même écuelle, se di-sait autrefois des convives, que l’on ran-geait par couples, homme et femme, etqui n’avaient qu'une assiette pour deux.I)e là est venu le proverbe : Les bons etles riches ne mangent gueres à meme
écuelle. | Écuelle, se disait de Ce que ]$rois de France accordaient aux pativmsur leurs biens. En s 173, Louis le Jeuneaccorda le droit d’écuelle aux pauvresde Corbcil. || Archers de Vécuelle, sedisait de Ceux qui étaient chargés d’ar-rêter les gueux et mendiants. | Écuelle(marine), Plaque de fer de forme con-cave, qui porte un dé sur lequel tournele pivot de la mèche d'un cabestan. |Écuelle ( zool. ), Disque que les deuxnageoires ventrales forment en se réunis-sant , chez certains poissons.
ÉCUIAGE. s. m. (anc. législ.) État,condition, service d’écuyer. |[ Tenir uneterre par écuiage , Tenir une terre sei-gneuriale à condition de rendre au sei-gneur les services d’un écuyer et d’allerà la guerre avec lui. Voy. Ecuage
ÉÇUIREX. s. ni. (V. lang.) Écureuil.
*ÉCULER. v. a. (technol. ) Former lacire en petits pains.
ÉCULON. s. m. (technol.) Vase decuivre à deux becs, garni de deux poi-gnées, dont le cirier se sert pour emplirles planches où il fait les pains de cire.
ÉCUMAGE, s. m. (technol.) Actiond’écumer.
GÉCUME. s. f. (archit.) Nom sous le-quel on emploie le mâchefer dans lesouvrages de rocaille. || Écume de terre ouEcume printanière, Écume dont s’en-veloppe la larve d’un insecte hémiptèce.
* ÉCUMÉNIQUE. adj. et s. (hist.) Voy.
OEcumfnique.
ÉCUMER. v. a. Il a été employé acti-vement, par quelques poètes, commeExhaler. Racan a dit, Les flots, en écumantleur rage. || Écumer le pot, expr. prov.et lig., Enlever ou retrancher ce qui estnuisible ou superflu. j| Éc7U7w(fauconn.) (se dit de l’oiseau qui passe au-dessuide sa proie', et de celui qui vole sur legibier que les chiens ont fait lever. f
ÉCUMF.RESSE. s. f. ( technol. ) Ecu-moire à l’usage du raffineur de sucre.
ÉCU METTE, s. f. ( technol. ) Ecu-moire à l’usage du fabricant de pipes.
ÉCURAGE, s. m. (technol.) Action
l’écurer.
ÉCUREAU. s. m. (technol.) Ouvrier]ui écure les chardons dans une manu-facture de draps. .
ÉCUREMENT. s. m. (agricult.) Raiepii traverse un champ ensemence et quiiert à faciliter l'écoulement des eaux. ,•ÉCURER. t. n. Expr. prov., Il fautaPâques écurer son chaudron , se dit rirudement, pour, À Pâques, il fall, i'“oyer sa conscience, se confesser. || Ac*cr (technol.), Nettoyer les chardons;ïnlever la bourre dont ils se sont remp 13in parant les draps. . ,
* Éc.uré, ée. part .Ecurée (comm.),;e dit, adj. et subst., de La grave eAus pure. Guedasse double écuree.
ÉCURETTE. s. f. (technol.) Sorterrattoir dont se servent les facteursilruments pour gratterdialumeanx de la musette. ||ivec lequel on nettoie les chardons.
•ÉCUREUIL, s. ns. ( zool. ) K»» 1;aire de plusieurs poissons et u
"'•ÉCUREUR.-s. m. (technol.) Onvrier
'"St^fSanne) Radotent etn-
sloyé au transport de l . a . AncienneÈCURIEU. s. m. ( blaso , n) lr „ “ervéeorme du mot Ecureuil, qui s este slans l’explication des armotrie,
Conil, pour Lapin. Fouquct P ,lent à l’ccurieu rampant de gu *