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se dit, dans le cartésianisme, d’Un certainnombre d’idées , telles que celles de Tin-fini, du beau, du bien , de Dieu , etc.,qui sont naturellement empreintes dansl’àme, sans être néanmoins toujours pré-sentes à la pensée g Idées adventices,Celles qui nous sont données par Inex-périence sensible, ou celles que nossemblables nous communiquent. Q Idéesfactices, Celles que notre esprit se fait,par l’assemblage des idées innées et desidées adventices. || Idées pures , selon lekantisme, Concepts rationnels dont l’objetne peut se rencontrer dans l’expérience.Voy. Catégorie. |} Idées nécessaires;Les mêmes que les précédentes. On re-garde comme des idées nécessaires , cellesde cause ou de causalité, d 'unité et depluralité, de temps et d 'espace, etc. Voy.ces mots.]] Idées formelles ou subjectives,se dit Des idées considérées relativementà leur forme dans l’esprit. Voy. For^ie.
|! Idées objectives, Idées considérées re-lativement à leur matière ou à leur objet.l| Idées abstraites , générales , extensivesou étendues , et simples, Celles que noustirons des idées concrètes par le pouvoirde l’abstraction, qui peinent s’appliquercollectivement à un genre, s’étendre à uncertain nombre d’étres, et quisecompo-sent d’un moindre nombre d’éléments quecelles d’où on les a tirées. Les idées sontabstraites, générales, etc., à différenlsde-grés ; au degré le plus haut, ce sont cellesque les idéalistes appellent innées, pures,nécessaires. || Idéts concrètes, particu-lières ou individuelles, compréhensives etcomposées ou complexes, par oppositionaux précédentes, Celles qui ne sont pointobtenues par abstraction, qui s’appli-quent à un moins grand nombre d’èlresou à un seul individu, qui renfermenteu elles plusieurs idées plus simples, etqui par conséquent ne sont pas simpleselles-mêmes. || Idées morales, se dit Desidées qui ont leur source dans les senti-ments moraux ou internes. Elles com-prennent les idées psychologiques ou mé-taphysiques, religieuses, morales propre-ment dites, sociales et esthétiques.Ridéesphysiques, Celles qui ont leur sourcedans la sensation, Celles que nous avonsdes corps et de leurs propriétés.! Théoriedes idées, se dit de La partie du sy-stème philosophique de Platon, qui con-cerne ce qu’il y a dans l’intelligencehumaine d’universel, de nécessaire, d’in-dépendant de l’espace et du temps. |Idées , Titre d’un ouvrage de Herder,dans lequel ce philosophe allemand éta-blit une sorte de naturalisme. Herder,dans ses Idées, fait dépendre l’hommemoral de sa constitution corporelle, etl’homme social du climat qu'il habite. ||Idée se dit quelquefois, dans la philoso-phie sociale, de La formule d’un sy-stème ; de La généralisation d’un ensemblede faits et de pensées. Le fouriérismeest une idée. On tue les hommes, maisnon pas une idée. || Il se dit aussi d’TJnedignité, d’Une position sociale que l’onconsidère par abstraction : en ce sens,Corneille a dit, Le roi n’est qu’une idée.j- Le pays des idées, se dit d’Une ré-gion imaginaire où l’on relègue ce quin’existe pas réellement. Un gouverne-ment parfait ne se trouve que dans lepays des idées (Bayle).
IDÉEN, ENNE. adj, (myth. gr. ettemps bér.) Qui appartient au mont Ida.jjSurnom de Jupiter, élevé sur le montIda. G Surnom de Cybèle. ! Dactylesideens. Voy. Dactyles.
IDI
IDl
IDO
IDÉER. v. a. (uéol.) Connaître méta-physiquement un être abstrait. IdéerDieu (De BonaJd).
Idée, ée. part.
IDELKAN. s. m. (relation) Titre queles voyageurs.donnent aux rois mahomé-tans de Dékan et de Golconde. Idelkan •est une corruption de Adelkhan, litté-ral., Roi juste.
IDÉMISTE. adj. et s. m. U se dit fa-mil., d’Un homme qui ne prend jamais lapeine de penser par lui-même, et qui dittoujours la même chose (idem) que lepréopinaut. Docteurs idémistes. C’est unidémiste.
IDEMPTITÉ. s. f. (V. lang.) Identité.
IDENTIFICATION, s. f. (didact.)Action d’identifier.
•IDENTIQUE, adj. des 2 g. Équationidentique (math.), Équation dont lesdeux membres sont exactement les mê-mes. Voy. Identité.
•IDENTITÉ, s. f. (gramm.) Termeque Dumarsais a proposé d’employer,dans l’analyse du discours, pour expri-mer Le rapport qui sert de fondement àla concordance des mots. Dans celle ex-pression, Les lois positives, l’adjectif esten concordance avec le substantif, c’est-à-dire qu’il se met au féminin pluriel,parce qu'il existe entre ces deux mots unrapport d'identité. [[ Identité (algèbre) ,Espèce d’équation ou d’égalité dont lesdeux membres sont identiquement lesmêmes. Les identités ne peuvent conduireà aucune solution; elles se réduisenttoutes à celle-ci : o ~ o.
IDÉOGÉNfE. s. f. (phil. ) Sciencequi traite de l’origine des idées.
IDÉOGÉNIQUE. adj. des 2 g. (phil.)Qui se rapporte à l’origine de nos idées.Question idéogénique.
IDÉOGRAPHIE, s. f. (philo!.)Peinturedes idées par l’écriture.
IDÉOGRAPHIQUE, adj. des 2 g.(philo!.) Qui exprime, qui représenteimmédiatement les idées, à l’aide de si-gnes graphiques. Écriture idéographique.Signe idéographique. Il se dit particuliè-rement en parlant Du système d'écrituredes anciens Égyptiens, De celui des Chi-nois, etc. ; et s’oppose à Phonétique. Voy.ce mot.
•IDÉOLOGUE, s. m. (néol.) Il s'em-ploie quelquefois pour, Métaphysicien;celui qui envisage toutes les questionsmorales ou sociales sous un point de vueabstrait. Napoléon n’aimait pas les idéo-logues. Il désignait par ce mot, ceuxqui étaient restés fideles aux principesdémocratiques.
*IDES. s. f. pl. La veille des ides(chronol.), se dit Du jour qui précèdecelui des ides ou Du second jour desides. Ou compte en rétrogradant jusqu auhuitième jour des ides, qui est le lende-main des noues de chaque mois des Ro-mains.
IDÉUS. n. pr. m. (temps bér.) Un desfils de Dardanus. || Un des fils de Priant.|| Un des fils de Paris et d’Hélène; ilpérit écrasé par la chute d’un plafond.j| Héraut célèbre des Troyens; ce fut luiqui porta dans le camp des Grecs les pré-sents qui servirent à racheter le corpsd’Hector. j| Fils de Thestius, roi d’Étolie.Il assista à fa chasse du sanglier de Caly-don, et fut tué par Mélcagre.
IDIE. s. f. (zool.) Genre de polypiers.
IDIOCRASIE ou IDIOCRASE. s. f.(anc. phys.) Disposition spéciale, pro-priété d’une substance.|j A//ocr<w/e(méd.),
, Constitution propre à chaque individu.
IDIO - ÉLECTRIQUE, adj. des 2 g.(phys.) Il se dit D’un corps susceptibled'acquérir les propriétés électriques parle frottement.
IDIOGYNE. adj. des 2 g. (bot.) Il sedit Des plantes dont les étamiues ne sontpas placées dans la meme fleur que lepistil.
IDIOGYNIF.. s. f. (bot.) État d' uneplante dont les étamines sont idiogynes.
IDIOLÂTRE. s. m. (néol.) Égoïste;homme qui s'adore lui-mème.
IDIOLÂTRIE. s. f. (néol.) Culte quel’on se rend soi-meme. || Égoïsme fana-tique.
IDIOLÂTRIQUE. adj. des 2 g. (néol.)Qui appartient à l’idiolàtre.
•IDIOME, s. m. (theol.) Ce qui estpropre à une nature. [J Communicationd’idiomes dans J. C., se dit de L’attri-bution des actious d’une des natures deJ. C. à l’autre. En disant, Dieu est né,Dieu est ressuscité, on fait une commu-nication d’idiomes, puisqu’on attribue àla nature Élviiie ce qui appartient à l'hu-manité.
IDIOMËLE. s. m. (liturg.) Il se dit,dans l’office grec, de Certains versets quine sont point tirés de la sainte Écriture,et qui se disent sur un chant particulier.
IDIO-MÉTALLIQUE, adj. des 2 g.(phys.) Il se dit Des phénomènes élec-triques qui se manifestent d’eux-mèmes,au contact de deux métaux.
IDIOMOGRAPHE.s.m. (philol.) Celuiqui décrit, qui fait connaître et classifieles idiomes d’une contrée, d’un peuple.
IDIOMOGRAPHIE. s. f. ( philo). )Science qui a pour objet la descriptionet la classification des idiomes d’unecontrée.
IDIOMOGRAPHIQUE. adj. des 2 g.(philol.) Qui a rapport à l’idiomographie.
IDIOPHIDE. adj. des 2 g. (zool.) Quia les caractères proprement dits d’unserpent. || Idiophides. s. m. pl. Famillede reptiles ophidiens.
IDIOPLIE. s. f. Selon quelques écri-vains militaires, il s’est dit d'Un corps detroupes armé d’une manière particulière.
IDIOPLIQUE. adj. des 2 g. (auc. T.milil.) Qui fait partie d’une idiopiie.
IDIOPROXÈNE. s. m.(ant. gr.) Athé-nien qui recevait, logeait et hébergeaitde simples particuliers.
IDIOS'l HÉNIE. s. f. (tned.) Maladiepar excitation, ayant un caractère spécial.
IDIOSTHÉN1QU E. a Jj. des 2 g.(méd.)Qui appartient à i’idiosthénie.
IDIOSYNCRASIE ou IDIOSYNCRA-SK. s. f. (méd.) Disposition de certainsorganes qui les rend aptes à produiredes phénomènes dilférents de ceux qu’ilsoffrent chez la plupart des hommes.
IDIOSYNCRASIQUE, adj. des 2 g.(méd.) Qui a le caractère de l’idiosyn-crasie.
•IDIOT’, OTE. adj. et s. (Y. lang.) Ils’est dit primitivement d'Un homme fortignorant et ne connaissant que sa languematernelle. J| Idiots, s. m. pl. (hist. eccl.),Nom que l’on donnait aux frères conversqui ne savaient pas lire.
IDIOTH^LAME. adj. des 2 g. (bot.)Il se dit Des lichens dont les coneepta-cles diffèrent du thalle par leur natureet leur couleur.
IDIOTIQUE. adj. des 2 g. Qui estparticulier à nue chose. Il 11e s’emploieguère que dans cette locution, Langueidiotique, Langue maternelle ; languepropre à un peuple. Cette prétendue na-tion ne possède pas meme une langue
idiotique. j| Qui renferme un idiotisme.Tournure idiotique.
IDIOTROPHE. adj. des 2 g. ( zoo |jQui vit d’animaux de sa propre espèce 'IDIOTROPIE. s. f. (méd.) Constitu-tion propre à chaque individu.
IDEE. s. m. (V. lang.) Idole; simu-lacre.
IDMON. n. pr. m. (temps hcr.) Filsd’Apollon et de Cyrène, ou, selon quel-ques auteurs, fils d’Abaset d’Antianire.Sa science de l’avenir lui avait fait con-naître qu’il périrait dans l’expéditiondwArgonautes; il voulut pourtant en fairepartie, et fut tué, selon Apollodore, dansla Mysie, par un sanglier. || Filsd’Kgyptus et de la Gorgone, époux de Pylargé.|| Guerrier rutule. || Cjzicénien tué parilercule.
IDMONÉE. s. f. (zool.) Genre de po-lypiers.
IDOCRASE. s. f. (miner.) Suite depierre précieuse.
•IDOINE, adj. des 2 g. (V. lang.) Sus-ceptible d’une chose. Les plus obscuresfamilles sont plus idoines à falsification(Montaigne).
IDOLA. .s. m. pl. (phil.) Littéral..Idoles. Nom latin par lequel Bacon dési-gne , dans sou Novum organum, les cause-ries sophismes et des erreurs de l’esprithumain. Il en compte quatre. || Idolatribus, littéral.. Idoles de tribu. Préjugé»de caste, de nation. Q Idola specus, lit-téral., Idoles de la caverne. Préjugés in-dividuels. || Idola fori, littéral., Idolade la 'place publique. Erreurs que leshommes se communiquent inutuellemeut'erreurs du langage. || Idola theatri, lit-téral., Idoles du théâtre. Erreurs quirésultent de l’ascendant des maîtres surleurs disciples; erreurs des écoles. Ce?dénominations ont été conservées par hphilosophes qui ont expliqué eu françai>le système de François Bacon.
IDOLÂTR1QUE. adj. des 2 g. Qui arapport à l’idolâtrie, qui ressemble al’idolâtrie. Amour idolàtrique. Culte, cé-rémonie idolàtrique (Voltaire).
•IDOLE, s. f. (phü.) Voy. Idola. |Guerre des idoles (hisf. or.), Cellequi'Mahomet entreprit pour soumettre a »doctrine les Arabes idolâtres, et qui h*terminée à l’époque connue sous le " 0I "à' Année des ambassades (63i). I oe(zool.), Noin vulgaire d’une cuqmlle uni-
IDOLIEN. adj. m. (hist. anc.) Surnomque l’on a donné quelquefois a IMTreur Julien, parce qu’il vouhit rele culte des idoles. ,
IDOLOMANE. adj. et s. des ;ftliéol.) Il s’est dit quelquefois pour,lâtre. Coy. Idolâtre au Dift.
IDOLOPÉE. s. f. (lilter.) Fig' .rhétorique par laquelle on met le >edans la bouche d’une P—'»;*C’est nue espère de prosopopee,dernier terme est plus usité. f
idoi.othyte. s. ">; i (P hl10
ral., Sacrifié aux idoles. - JL. les jus
ra i„lP.uld.,iB.. ? le.v..n«taafa« ste .
idoles. Les chrétiens SCI | bifl ,
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que ces viandes fussen j eur dit ;
aux marchés; mais sau „
L’idole n’est '■‘ en ’ etl /- l I l ' r apes<‘‘des idolothytes, quand U «J rscandale à craindre. hér-) file
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de Pheres ou d Alws. • un-
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