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têtes de chardons, aux brosses et aux car-des, pour lainer le drap.
LAINGNE (V. lang.). Voy. Laigne.
LAINGUE. s. f. (V. lang.) Langue. flAu fig., Pays; nation.
‘LÀINIËR, 1 ÈRE. adj. et s. (comm.)Il se dit d’Une personne qui fait Je com-merce de laine. Une lainière. Un mar-chand fainier. | Barque lainière, s’est ditde Petits bâtiments français qui appor-taient en contrebande des laines d’An-gleterre.
LAINSIEL. s. m. (V. Iang.) Linceul;suaire.
LAIR. s. m. (V. lang.) Loir, rat deschamps.
LAÏRA (myth.). Voy. HilaÏre.
LAIRD. s. n». Propriétaire d’une terreet d'un manoir en Écosse. Laird de Kil-lancureit . Quoi qu’en disent quelquesDict., il y a fort loin aujourd’hui d’unlaird à un lord.
LAIRE et LAIllRE. v. a. (V. lang.)Voy. Lerre.
LAIRES. adj. et s. m. pi. (V. lang )lise disait au 16*’siècle pour Lares. Dieuxlaires.
LAIRIS (V. lang.). Voy. Larris.
LAIRRENAILLEou LAIRRONNAIL-LE. s. f. (V. lang.) Bande de larrons, decoquins.
LAIRRON. s. m. (V. lang.) Voleur.
LAIRRONCIAU. s. m. (V. lang.) Lar-ronneau; petit voleur.
LÀIRRONNER. v. a. et n. (V. lang.)Voler; dérober.
Lairronné, ée. part.
LAIS, AISE. adj. (V. lang.) Laid.
LAIS. prép. (V. lang.) Lez, auprès de.
"LAIS. s. m. (V. lang.) Bail, loyer.
Tenir une maison à lais. Q II se pie-nait aussi dans le sens de Tâche. Faireson lais. |J Sentier tracé dans uu bois. ||Legs, don testamentaire.
LAÏS (géogr. anc.). Ville du pays deChauaau, qui reçut le nom de Dan lors-que six cents hommes de la tribu de Dans'eu furent emparés et s’y furent établis.Voy. Dan. On l’appelait aussi, Lescem.Aujourd'hui, Haheia.
LAÏS. n. pr. f. (ant.gr.) Nom d’unecourtisane célèbre de Corinthe, fl II se ditaujourd’hui subst. en parlant d’Unefemmegalante, d’Une courtisane élégante,spirituelle, et sachant garder encore cer-taines apparences. Nos Pluynés et nosLais.
LAISANT, ANTE. .adj. (V. iang.)Paresseux, qui ne veut prendre aucunepeine. Pensez-vous que je sois faisant,et que vous porterez le fais ?
LA ISA R DE. s. f. (V. lang.) Ancienneforme du mot Lézard.
LAISARDIN. s. m. (V. Iang.) Petitlézard.
LAISCHE. s. f. (V. lang.) Tranche;lame. Une laische de fer. |j Laische (anc.T. milit.), se disait particulièrement deLames de métal qui faisaient partie del’armure. Les laisches pendaient des épau-les sur les brassards, et de la ceinture surles cuissards. Voy. Laiciie.
LAÏSÉION. s. m. (ant, gr.) Bouclierléger, oblong et couvert de peau , dont lesGrecs se servaient dès l’époque du siègede Troie.
LAISSADE. s. f. (anc. T. de marine)Endroit d’une galère où la largeur desfonds diminue en venant sur l’arrière.On disait aussi, Aissade; mais les au-teurs du Dict. de Trévoux trouvent cetteforme moins correcte. Voy. àissade.'LAISSE, s. f. (V, Iang.) Il se prenait
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autrefois dans le sens de Rênes. Con-duire ses chevaux par les laisses, fl Partied’un récit formant un paragraphe, unestance ou un alinéa. Je sais plus dequarante laisses de Tristan et de Perce-val. [J Courir d’une laisse , se disait pour,Courir du même pas. fl Laisse (géol.),Terrain que la mer laisse à découvert ense retirant peu à peu, ou que les atterris-sements forment sur les bords des ri-vières. jj Nom que les marins donnentspécialement aux terres mêlées de sableet de vase que la mer dispose eu formede sillous sur la côte, fl Laisse (chasse),se dit Des lieux où les loups aiguisentleurs ongles. Voy. Latssées au Dict.
‘LAISSER, v. a. (V. lang.) Il se pre-nait autrefois dans le' sens de Cesser;différer; remettre. A tant laisse leconte à parler de Lancelot, fl Laisser dutout, Quitter, abandonner, renoncertout à fait. Cette expression se trouvedans Montaigne. Voy. Tout, fl On nelaisse pas de semer, quoiqu’on craigne lespigeons, prov., La crainte d’un inconvé-nient ne doit pas empêcher d’entrepren-dre une affaire.||O/z a beau être fas % onne laisse pas d’aller, Quand la nécessitél’exige, il faut triompher de ses répu-gnances. || Laisser que de, pour Laisserde, Expression qui a été blâmée parThomas Corneille dans ses notes sur Vau-gelas, et qui r.’a pas été donnée par l’A-cadémie dans son Dictionnaire deOn l’emploie vavementyHijourd’hui.|[ Lamer laisse, se dit a!nol. pour, La maréecommence à descendre.
LAISSER-ÀLLEK. s. m. Il se dit d’Oneespèce de négligence aimable dans la dé-marche, le style, et quelquefois d’Unefacilité trop grande à prendre les opi-nions d’autrui, à se laisser diriger. Quel-ques personnes éciivent à tort, Laissez-aller, et même Laissé-aller. Le talentépistolaire est un faissez-afaer (Lrînce deLigue). Cet acteur a un laissé-a’far qui■va jusqu’à fabandon (Moniteur).
LAISSER-COURRE. s. m. (vénerie)Voy. celte expr. à l’art. Latsser auDict.
LAISSERON. s. m. (bot.) lin desnoms vulgaires du I.aiteron.
LAISSE-TOUT-FAIRE. s. m. (costu-me) Porure de femme, à la mode sousLouis XIV. Un laisse-tout-faire est untablier court (Boursault).
LAISSEUR. s. ni. (V. lang.) Celui quidonne à lais, à loyer.
LAISSIER. v. a. (V. lang.) Ancienneorthographe de Lasser et de Laisser.
Laissié, f.e. part.
LAISSOR. s. f. (V. lang.) Plaisir. ||Cupidité.
LAIST. s. m. (V. Iang.) Lest.
‘LAIT. s. ni. Prov., Vin sur lait, c’estsouhait, lait sur vin, c’est venin. Il pa-rait avoir signifié originairement : Ondésire sortir de l’enfance, où l’on est ;nourri de lait, pour entrer dans lage oii'jl’on boit du vin; mais à cette dernière !époque, on doit craindre detre leinis aulait, ce régime étant prescrit dans plu-sieurs maladies graves. Aujourd’hui, ilse dit quelquefois daus le langage popu-laire, et signifie simplement qu’on peut,sans inconvénient, prendre un virre devin après avoir bu du lait. |j Être dela confrérie du pot au lait, expr. prov.,Avoir de petits enfants. || Il sait con-naître mouches en lait, Ce n’est pas uuniais, il connaît son monde. || Troublerle fait d’une nourrice, La rendre grosse,ü Libations de fait faut.’' Libations que
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les moissonneurs offraient à Cérès, etles bergers à Paies. Dans le quartier deRome appelé Vicus Sobrius, on offraitdes libations de lait à Mercure, fl Lait dechaux (chimie), Eau qui tient de la chauxen suspension. ||Z.rtf 7 de lune ou de mon-tagne , Eau chargée de carbonate dechaux. || Lait de soufre, Eau qui tientdu soufre en suspension. || Sucre defait, Sorte de sel contenu dans le lait. ||Caillement de fait ou Poil de fait (méd.).Voy. Poit. au Dict. j| Lait d’dne (bot.),Nom vulgaire du Laiteron. || Lait battu,-Nom vulgaire de la Fumetei re.|| Lait decouleuvre, Nom vulgaire du Réveille-ma-tin. || Lait doré, Espèce de champignou.|| Lait de Sainte-Marie, Espèce de char-don. || Lait de la lune (anc. miner.), Fleurd’argent. || Agaric fossile. |j Lait virginalou Lait de la vierge (art hermél.), Mer-cure hermétique qui, projeté sur quel-que métal, le change en une liqueurblanche.
LAIT. s. ni. (V. lang.) Blessure, flOffen'C, injure. Voy. Laid. || Faire unechose par fait, La faire à contre cœur etpar contrainte.
LAITÉE. s. f. (chasse) Il sc dit de Laportée d’une chienne de chasse*et dequelques autres animaux,j ‘LAITERIE’, s. f. (archit.) Petit pav il-, Ion , édifice d’agrément que l’on construitj quelquefois dans les parcs des châteaux,
• et où l’on reproduit avec élégance lesdispositions et les meubles d’une vérita-ble laiterie rustique. La laiterie du chd-
j tenu de Rambouillet. La laiterie de Cia-;risse (Richardson), fl Laiterie (comm.),
' Commerce, boutique de laitage,j LAITKROL. s. m. (teeliiiol.) Face dej devant des creusets dans lesquels on af, fine la fonte. On l’appelle aussi, Chio.j ‘LAITEUX , EUSE. adj. (méd.) Il se
• dit Des maladies causées par le lait.
| LAIT 1 CK. s. f. (V. lang.) Sorte d'her-; mine. Vermine ou faiiiee aime mieuxmourir que de passer par un endroit ouelle puisse salir sa belle peau ((.a Colom-bière). fl Espèce de fourrure empruntéeà l’animal qui porte le même nom. Onécrivait aussi, Lacticc, laicticc, faitissc,letisse et factice.
‘LAITIER, s. m. (comm.) Celui quivend du lait, qui tient une laiterie, f) iLaitier des volcans (mriUT.), Lave vi-treuse.
‘LAITON, s. m. Laiton des philoso-phes (art hermél.), L’élément de la terre,fl Laiton blanc, Mercure hermétique, flLaiton rouge, Or ou Pierre paifaite aurouge, fl Laiton non net, Matière par-venue au noir, fl Blanchir fa laiton, Ren-dre la matière blanche, de noire qu’elleétait, par l’opération appelée, Lavementdes philosophes. [| On disait aussi, figu-rément, Laver le laiton sept fois dans faJourdain, comme Naaman fa lépreux,pour, Le laver longtemps.
LAITRON. s. m. (bot.) Il se dit po-pulairement pour, Laiteron.
LAITUAIRE (V. lang.). Voy . Le-
TUAIRE.
‘LAITUE, s. f. (ant.) Plante à laquelleles anciens attribuaient la propriété d’é-teindre les feux de l’amour. Après lamort d’Adonis , Vénus se coucha sur unlit de laitues. j| Laitue ( zoo!.), Nomvulgaire d’une coquille univalve.
LAIllS. n. pr. m. (temps lier.) Fils deLabdaeus, roi de Thèbes, et de Nyctis.Voy. Jocaste et OEdite.
LAIX. ou LAÏZ. s. m; pi. (droit coût.)
U s’est dit quelquefois de La réserve
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d’une forêt. Bois de laix. Voy. L, IE etLais. j
LAIZ. s. m. (V. lang.) Legs.LAIZE, s. f. (V. lang.) Il s’employaiten general pour, Largeur. Cent pieds delaize.
LAKANDONE. adj. et s. des 2 g. (eth-nogr.) Nom d’une nation assez nombreusedu Yucatan , sur les bords du Rio de laPassion, fl Langue fakandone ( linguist.),Langue qui est parlée par les Lakatidoneset qui parait appartenir à ia familleCaverc-Maypure. On écrit aussi, La -candone.
LAKCHMi. n. pr. f. (myth. ind.)Nomde l’épouse de Viehnou. Lakchmi est àla fois la déesse de la fortune et la Vénusde îa mythologie indienne. Les sectateursde Viehnou regardent Lakchmi commela mère du monde.
LAKISTE. adj. et s. des 2 g. (littér.)Il se dit D’une école moderne de poêlesanglais, dont la tendance est une pro-fonde sympathie pour la nature, et u»spiritualisme très-raffiné. On les a nom-més ainsi parce que ia plupart d’entreeux habitaient les bords des grands lacsde l’Ecosse, et qu’ils y ont composé leurspoésies. Rogers , JVordsworth, Campbellsont fa s chefs de f école lakistc.
LAK.NAU ou LUCK.NOW (géogr.).Ville dç rHiudoustnn, capitale de l’Étatdu nabab d’Aonde. 3 oo,000 âmes.
LAK-ROUPIE, s. ni. (métrol.) Mon-naie de compte employée à Calcutta. ULak-roupie ou Lakde roupies e>t composéde cent mille roupies d’argent, et vaut,au pair, 253,238 francs.
I.AKTAK. s. ni. (zool.) Phoque duKamtschatka.
LALA. s. m. (relation) Mot persan etturc. Terme affectueux dont le sultan susert en pariant à ses vizirs et à ses cou-seillers intimes. Il signifie, Précepteur,gouverneur. ..
1 .AI.AIN un LALAIW («éogr.)_Vil-lage de France, département du floiujprès de Douai, sur la Scarpe. Il avaitautrefois le litre de duché. Duc de La
LA LAND (géogr.). Ile du Dauemaii.dans la mur Baltic|ue ; elle est fertile rngrains et en fruits. 40,1100 habitants,dit aussi, Vile de Laaland ou ho onLALARIA. n. pr. f. (mytli.gr.) 1 *>™-phe, fille du Heure Aimon. '
LALASIDE. s. f. (géogr-de la Cilicic Trachée ou Giline ™°tueuse, au nord-ouest ; on y remarqua"la \ille A’Homonadu. i e
LALBIiNQUK (géogr.). Bourgfiance, département du Lot. 1,I.ALÉTAIN (géogr. anc.). Voj-
uf.tain. - n il se dit
LAI.I ATION. s. f. (mef) “ sed’I'n défaut de prononciation qsiste à appuyer sur les J lai ,
Zbîé.
et mieux, Labdacisme.Voy. , pj.
LALLUS. n. pr. ^ W 1 '’parlinilé qui, croil-011, elai ^ p rc .
les nourrices, et qui prend > aux P
miers hégnycments des eu ’T ’ | e ttrrLAM. s. rn. (pliilol- |' alpl ia-
de l’alphabet arabe, et la »* 3 ' 0 . |
bel turc. || Signe " unie "^ d ' u „ imLam-élf, Caractère to 1 [)ar tieiil
et d’un vif réunis. Le lom / t urc.à l’alphabet arabee.al^>ahel^•LAMA. s. m. R Chefd«
ou Grand lama (myth. 01 ' ; jdo |âtrc«,la religion de tous .les lata»