LET
LESIR. s. ni. (V. lang.) Loisir; temps
^LESRÉiCÉ', ÉE. adj. (bot.) Qui res-semble à une leskée. B Leskéacées. s. f.pl. Famille de mousses.
V LESKÉE. s. f. (bot.) Genre de mousses.
LESNEVEN (géogr.). Ville de France,département du Finistère. 2,700 habi-tants.
LESPARRE (géogr.). Vdle de France,rhef-lieu d’un arrondissement du dépar-tement de la Gironde. 1,000 habitauts.
LESPF.DÈZE. s. f. (bot.) Genre deplantes d’Amérique.
LESQliE. s. f. (pêche) Foy. Lisqce.
\ Laque (agricult.), se dit, dans le Mé-Joc, d’Bue terre abandonnée ou sansculture.
’LESSE. s. f. (V.lang.) Cordon; ru-ban. | Air; chanson. || Lesse (liturg.),se dit, dans la Champagne, d’Une cer-taine sonnerie en l’honneur des morts.
| Leste (vénerie), se dit Des endroits oùles loups aiguisent leurs ongles. || Lesse(technol.), Tour que l’horloger laisse àfaire au ressort d’une montre ou d’unependule, après que ta chaîne a été re-montée sur le barillet.
LESSE. s. m.(hist.) Machine de guerrerecouverte de peaux, dont on se servait,dans l’empire grec, pour se garantir dufeu, et fermer quelque passage.LESSERTIF.. s. f. (bot.) Genre deplantes du cap de Bonne-Espérance.
LESSIN'GIE. s. f. (bot.) Genre deplantes à fleurs composées.
LESSIVAGE, s. m. (techuol.) Actionde lessiver.|| Résultat de cette action.
'LESSIVE, s. f. Expr. prov., Faire lattssitedu Gascon, Retourncr'sa chemiseou sa cravate, quand elle est sale.
'LESSIVER, v. a. (technol.) Nettoyeravec une eau alcaline ou acide. Lessiver« buis peint.
LESSONIE. s. f. (bot.) Genre d’algues.LEST. s. m. Il se dit Du sable quete aeronautes laissent tomber à mesure1 “ ils veulent s’élever. Lâcher du lest. ||mtt lest (marine), Celui qui a déjà faitf| n voyage,| Voiles à lest, Vieilles voiles“Usuelles on pose le lest. || Lest (pê-H Poids dont ’ ■ ' - -
— on charge le pied deains filets de pêche, pour l’empêcher* se soulever.
surtout!^' S ' f ’ (V ' lang ’’ ) de
liwce E ' S ' lang ’) 11 se disait P° ur ’
v - pers. Acquérir dum se ) 3 re ^exion. Il y a des têtes qui
•mT?,U amais ( Mad - de Sévigné).S»ilestf UR ' S -' m ’ ( marine ) Matelot'««felur UaVires ’ 'l ui conduit un ba-
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^"om d'ui, n s - m - pl- (géogr. anc.)dans le pa P ! “P Ie fl 1 " liabitait la Sicile,^ Contins. Homère peintfopltages f Commc des géants anthro-
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LETÀU. s. m. (V. lang.) Ancien nomde la Lithuanie.
LÉTAVIE. s. f. (géogr. du M. A.) Nomqui futdonué à l’Armorique, parce que,suivant Cambden, elle était en grandepartie peuplée de Lètes. Voy. Lètes.
LÈTE. s. f. U se disait de Certainesvallées situées entre les dunes des Landes.
Il s’y trouve des gouffres qui offrent l’ap-parence de prairies, et où les voyageurss’engloutissent.
LETECH (ant. jud.). Voy. Lethec.
LETF.RI et LETERIN, s. m. (V. lang.)Lutrin; pupitre. | Espèce de tribune.
LÈTES. s. m. pl. (géogr. anc.) Nomd’une peuplade d’origine gauloise qui futtransplantée en Germanie, puis daus lepays des Tréviriens. || Lètes (ant.), s’estdit de Tous les barbares du Nord admisau service de l’empire. Comme on don-nait aux Lètes des terres appelées terreslètiques , sous promesse de les cultiver,et à charge du service militaire, duGange rattache ce nom au mot lige, qued’aulres auteurs font remonter à leod>leude. Il y avait des Lètes bataves, desLètes teutons, etc. En général, les Lètes(Leti, Lœli) paraissent se confondre avecceux que l’on appelait Lidi, Ldi ouLeitdi .
LÉTHAL, ALE. adj. (néol.) Qui donneia mort.
LÉTHALITÉ. s. f. (méd.) Propriétéde causer la mort. Léthaliié d'une plaie.
'LÉTHARGIQUE, adj. et s. des i g.Celui qui est attaqué de léthargie. Je nedois non plus me plaindre de mon destin ,que les léthargiques de ceux qui les pin-cent (Voiture).
LÈTHE (hist.). Voy . Lède.
LÉTHÉ. s. m. (myth.) Un des fleuvesde l’enfer. Les ombres étaient obligéesde boire de ses eaux, dont ia vertu fai-sait oublier le passé.|| Avoir bu Veau duLéthé , se dit quelquefois fig. pour, Avoirpeu de mémoire. || Boire l’eau du Léthé,Être mort.
LÉTHÉ. n. pr. f. (myth. gr.) Déessede l’oubli, fille d’Éris.
LETHEC. s. m. (métro), anc.) Mesurehébraïque de capacité. La moitié du chô-mer, environ 157 litres. On l’appelaitaussi. Ardob.
LÉTHÉE. n. pr. f. (temps hér.) ReliePhrygieune, femme d’Olénus, qui futmétamorphosée en rocher par les déessesirritées de son orgueil.
LÉTHÉEN. adj. ni. (myth.) Surnomde l’Amour.
LETHRA. s. m. (relig. scand.) Lieuoù les anciens Danois se réunissaient tousles neuf ans, pour immoler à leurs dieux99 hommes, aulant de chevaux, de chienset de coqs.
LÈTHRE. s. m. (zool.) Genre d’insec-tes coléoptères.
LETHUM ou LETUM. n. pr. m.(myth. rom.) Le trépas personnifié. Vir-gile le place aux portes du Tartaie.
LÉTHUS. n. pr. m. (temps hér.) Pc-lasge, pere de Pyléns et d’Hippothoüs.
LETIERE. s. f. (V. lang.) Litière.
LÉTIFÈRE. adj. des 2 g. (didact.) Mor-' tel. Orthographe admise par les person-nes qui pensent que Ton doit écrire enlatin letum, et non lethum. Voy. Lkthi-kere au Dict.
LETIFIER. v. a. (V. lang.) Réjouir;égayer.
Lktifié, re. part.
LÉT 1 QUE. adj. des a g. (hist.) Qui serapporte, qui appartient aux I.cles. |[
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Terres lètiques, Celles qui étaient concé-dées aux Lètes, à titre de bénéfice.
LÉTIS. s. m. (pêche) Espèce de fileten usage en Provence.
LETO. n. pr. f. (myth. gr.) Nom grecde Latone.
LETREURE. s. f. (V. lang.) Connais-sance des belles-lettres; littérature. Voy.Lettréüre.
LÉTRÉUS. n. pr. m. (temps hér.)Fils de Pélops; il fonda la ville de Lé-/W//e.y > dans la Triphylie.
LÉTRILLE. s. f. ( littér.) Il se dit,dans ia poésie espagnole, d’Un petitcompliment ou d’une petite lettre envers. Faire des comédies , des dizains etdes létrilles (Le Sage, Gflblas).
LETRIN, LETRAIN. s. m.(V. lang.)Lutrin.
LETTONIEN, IENNE. adj. (ethnogr.)Qui appartient aux Lettons. || Languelettonienne , Langue de/la famille slave.La langue lettonienne, le letton ou lelithuanien, est le type le moins altéré decelte famille, celui qui a conservé le plusde traces de l'origine indienne.
LETTONS, LETTES ou LOTWA.s. m. pl. (géogr.) Peuple du nord-ouestde la Russie et de la Prusse orientale.
LETTRAGE, s. m. (V. lang.) Écriture.|] Ce qui est rédigé par écrit, pour servirae titre authentique.
'LETTRE, s. f. Ce mot a deux signifi-cations principales, indiquées par l’Aca-démie, sous lesquelles nous rangerons endeux alinéa les articles complémentaires.
i° Lettre , Caractère alphabétique.(V. lang.) Il se disait de L’écriture engénéral, de L’art de former les caractèresde l’alphabet. Q II se disait aussi Du stylegrammatical, Des langues classiques, etspécialement de La langue latine, par op-position aux idiomes et dialectes vulgai-res. Mettre de la lettre en roman. JJ II si-gnifiait encore Les premières études, Leséléments de la grammaire et de la litté-rature. Mettre un enfant aux lettres. \Lettre-férit ou Lettres féru, s’est dit* parplaisanterie, d’Un pédant. Mon vulgairepérigourdin appelle fort plaisammentlettre-férits, ces scavanteaux, comme sivous disiez lettres-férus, auxquels leslettres ont donné un coup de marteau,comme on dit (Moutaigue). | Lettre , dé-signait Les paroles écrites d’une chanson,par opposition à la musique. La lettre deces chansons est de Jean Antoine Baïf(Duvergier). Q Lettre, se disait autrefoisde L’écriture d’une personne, de sa ma-nière de former les caractères. Je recon -nais sa lettre. || Aider à la lettre, expr.prov., s’est dit primitivement au propre,en parlant de caractères abréviatifs danslesquels il y avait beaucoup à suppléer età deviner. De là est venu le sens figuré.Voy. le Dict. g Ajouter à la lettre, a si-signific au propre, Lire plus qu’il 11’y adécrit. Ensuite ou l’a appliqué, fig. etfam.* à celui qui, en racontant un fait,en dit plus que l’exacte vérité, g Engrosses lettres, En caractères bien lisi-bles, d’uue manière apparente. Il s’estdit fig. Ceux qui jamais ont mérité le titrede parfaict amy sont couchez en grosseslettres et bien aisez à compter (anc. trad.de Guzman d’Alfarache). \llny manquepas une lettre, se dit, fam., d’Un ouvrageentièrement achevé, g Lettre double ouredoublée (gramm.), se dit Des lettresqu’on redouble dans l’orthographe desmots, bien que souvent on n’en prononcequ'une seule. Dans appeler, la lettredouble pp est étymologique ; dans appar
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tenir, elle est purement d’usage. Piron,Duclos, Dumarsais ont voulu supprimerles lettres doubles. Lettre, double, se ditaussi Des caractères qui expriment deuxarticulations réunies. Selon Grégoire de.Tours, Chilpèric voulut transporter dansCalphabet des Francs toutes les lettres *doubles des Grecs, c’est-à-dire, 6 pourth, "y pour ch, ç pour ph, ^ pour ps ;on avait déjà le x (£) et le z (Ç).|| Lettreoisive, se dit Des lettres qui sont em-ployées dans l’orthographe comme signespurement étymologiques , et quelquefoismême par le caprice de l’usage, sansreprésenter aucune articulation. Le p dumot temps est une lettre oisive, étymolo-gique. Voy . Quiescent au Dict. || Lettreeuphonique. Voy. Euphonique au Dict.et Nu au Corapl. || Lettre radicale. Voy.Radical au Dict. B Lettres éphésiennes(ant. gr.). Voy. Éphésien.| Lettres cad-méennes , palamédicnnes, simonidiennes.Voy. CA.DMÉEN, pALAMÊDIEN, SlMONI-dien. I] Lettres nundinales (ant. rom.).^oj.Nundinal au Dict.et les huit pre-mières lettres de l’alphabet au Compi. |]Lettre salutaire. Voy. A. j) Lettre tristeou funeste. Voy. C et Thêta. || Lettresfériales (hist. relig. et chron.), se dit Deslettres qui, dans quelques rituels, indi-quent les fériés ou jours de la semaine.Les lettres fériales diffèrent des domini-cales en ce que chacune des première*indique constamment le meme jour dela semaine. B, comme lettre fériale,marque toujours le lundi. Voy. les septpremières lettres de l’alphabet au Compl.
|| Lettres armoriées (palcogr. et diplom.).Sorte de lettres capitales dessinées ennoir, dans lesquelles les couleurs sontindiquées par la direction des traits, etc.,comme les couleurs et les métaux dans leblason. Les lettres armoriées appartien-nent à l’écriture lombarde. | Lettresbâtardes, se dit de L’écriture cursive dela fiu du i 5 e siècle . \Lettres bénéventines ,Caractères employés par les Lombards. JLettres blanches ou Lettres à jour, Let-tres que l’on indique seulement par leurseoutours extérieurs, et dout les jambagessont à jour. [| Lettres bolonaises, Carac-tères qui étaient en usage en Italie, au14 e siècle, et qui diffèrent peu deslettres de forme. || Lettres bourgeoises,Caractères qui tiennent le milieu eutrenos lettres actuelles et les gothiques cur-sives dites bâtardes. | Lettres en broderie ,Majuscules , chargées d’ornements très-déliés, que l’on trouve dans les manuscritsmérovingiens du 6 e siècle et surtout du7 e . g Lettres capitulaires, se dit Des let-tres historiées placées au commencementdes chapitres et des livres d’un manu-scrit. Moins les lettres capitulaires sontmultipliées dans un manuscrit, plus oupeut le croire ancien : les lettres capitulai-res ne paraissent pas avoir été employéesavant le 6 e siècle. | Lettres en chaînettes ,en treillis on à mailles, Letti'es tresséeset entrelacées, Majuscules à ornementsde plus en plus compliques dans les ma-nuscrits carlovingiens du 8 e siècle et du9 e . || Lettres enclavées, Majuscules ini-tiales qui renfermeut dans leur contourla seconde lettre, ou même toutes leslettres, du mot qu’elles commencent. Leslettres enclavées ne se trouvent que dansde très-anciens manuscrits, g Lettreséparses, Caractères amples, séparés parde grands intervalles.! Lettres de forme,Caractères gothiques des manuscrits du14 e siècle. Les lettres de forme s'em-ployaient pour les missels, les livres de