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carnation, celle dans laquelle il se trans-forma en poisson.

MATCHI-MANITOU. s. m. (myth.araér.) Mauvais génie, auquel les sau-vages de rAmérique septentrionale attri-buent tout le mal qui leur arrive. LeMatchi-Manitou est Vesprit de la lune.

MATCOMECK. n. pr. m. (mytli.araér.) Dieu que les Iroquois et autressauvages de l’Amérique septentrionaleinvoquent pendant l’hiver.

MATE. s. f. (V. lang.) Nom d’un en-droit de Paris où se rassemblaient lesgens de mauvaise vie. fl Enfants de laMate, Nom qu’on donnait aux escrocs etaux filous. Noos vismesprendre un enfantde la Mate; cestoit te même qui avoitvolé la vaisselle d’argent de M. le princede la Roche-sur-Yon (Brantôme).

MATÉ. s. m. (comm.) Nom que l’ondonne à l’herbe du Paraguay. Le maté ,dont la consommation est immense,tient lieu de thé dans une grande partiede l’Amérique méridionale.

MATE-FAIM. s. m. (V. lang.) Espècede pain fort nourrissant.

MATELASSURE. s. f. (technol.) Toiledont on garnit l’intérieur des panneauxd’une caisse de carrosse.

MATELÉE. s. f. (bot.) Arbrisseau dela Guiane.

MATELINKUR, s. m. (Y. lang.) Fou.jjTète légère. Etsontmatelineurspromptsà prendre la chèvre (Regnier).

'MATELOT. s. m. (marine) Il se ditd’Un marin considéré comme le compa-gnon d’un autre marin qui lui a été adjoint.C’est mon matelot. Chaque marin du quartdetribordason matelot dans le quartdebà-bord,et réciproquement. || Matelot, seditaussi dans un sens plus général pour, Cama-rade. |[ Matelot{v.o'iXÎ), Vêtement que l’ondonue aux petits garçons, et dans lequelle pantalon est attaché à ia veste. |j Matelot(zool.), Nom vulgaire de THirotidelle. |Nom marchand d’une coquine univalve.

MATELOTAGE, s. m. (marine) Artdu matelot.((Salaire des matelots.((Unionde deux marins, dont chacun devient lematelot de l’autre. Voy. Matelot.

MATEMËNT. adv. (V. lang.) Triste-ment.

MATÉOLOGIE.' s. f. (didact.) Vainerecherche; discussion inutile. Il se ditle plus souvent des travaux qui ont pourbut d’approfondir des mystères impéné-trables, de résoudre des problèmes in-solubles. Tout cela nest qu’une ridiculematéologie. Ce mot a été employé parRabelais.

MATÉOLOGIEN. s. m. (V. lang.)Vain discoureur; pédant. Oii le trouvedans Rabelais.

MATÉOLOGIQUE. adj. des 2 g. (di-dact.) Qui appartient à la matéologie.

MATÉOTECHNIE. s. f. Scieuce vaine,fantastique ; enseignement futile. Motforgé par Rabelais.

*MATER. v. a. (faucon».) Dresser unoiseau de proie.

'Maté, ék, part. Il faut veiller sur l’oi-seau tant qu’il n'est pas apprivoisé et maté.

MATERA ou MAiERIS. s. f. (ant.gaul.) Espèce de hait fort lourd dont seservaient les Gaulois. On écrit aussi Ma-tara.\\Mafera, suivant quelques archéolo-gues, est Le nom d’une déesse, à laquellenu consacrait les traits appelés materis.Quelques-uns disent que c’était un sur-nom de Minerve, ou plutôt d’une divinitégauloise qui avait quelque analogie avecla Minerve des Romaius.

MA 1 ÉRAJ. s. m. (zool.)Un des noms

MAT

vulgaires de la Mésange à longue queue.

MATÈRES. s. f. pl. (myth. gr.) Divi-nités adorées à Engyum en Sicile. Oncroit que les Materas ou les Mères ( p.a-T£pe; en dorien) sont les nymphes Thi-\soa, Néda et Hagno , qui prirent soin deF enfance de Jupiter.

MATÉRIA 1 RE. s. m. (hist. relig.)Nom donné dans les premiers temps duchristianisme à ceux qui admettaientl’existence d’une matière éternelle, dontDieu, disaient-ils, s’était servi pour créerle monde.

'MATÉRIEL, ELLE. adj. et s. (hist.relig.) Nom que les Valentiniens don-naient à tous ceux qui n'étaient pas deleur secte, parce qu’ils pensaient quetous devaient périr âme et corps. || Ma-tériel. s. m. (beaux-arts) Il se dit Desparties les moius délicates de l’exécution,de Celles qui n’exigent qu’une certaiuepratique jointe à «ne intelligence ordi-naire. Il possède le matériel ae l’art.

'MATERNEL, ELLE. adj. Sociétématernelle, Nom d’une association defemmes charitables dont le but est derassembler des secours pour les femmespauvres en couche.

MATERNISER. v. n. (néol.) Il s’estdit quelquefois pour Ressembler à samère.

Maternisé, ée. part.

MATEROT. s. ni. (agric.) Variété deraisin.

MÂTEUR. s. m. ( marine) Chef ou-vrier chargé de diriger la constructiondes mâts, vergues, liunes, etc.

MATEUR. s. m. (technol.) U sç ditde L’ouvrier qui, par un travail particu-lier, ôte son brillant au métal poli.

MATÉVON ou MATHÉVON. s. m.(hist.) Il s’est dit, dans l’est et le midide la France, après l’époque de la terreur,Des hommes qui, ayant été révolution-naires exaltés, furent à leur tour victimesdes réactions. C’est unmatévon.

MATHE. s. f. (V. lang.) Fosse.|Tom-beau.

'MATHÉMATICIEN, s. m. Il s’estdit autrefois Des astrologues. || Contre lesmathématiciens (philol.), Titre d’un livrede Sextus Empiricus, dirigé contre lesphilosophes dogmatiques.

MATHÉMATICIENNE, s. f. Femmequi fait son étude principale des mathé-matiques, qui s’occupe d’ouvrages ou detravaux relatifs à celte science. Savantemathématicienne.

MATHÉSIOLOGIE. s. f. (didact.)Science de i enseignement en général.

MATHIEU ou MATTHIEU (SAINT-)(géogr.). Ile d’Afrique, dans l’Atlantique.L’île de Saint-Mathieu est déserte.

MATHIOLE. s. f. (bot.) Genre deplantes, qui se rapprochent de la giro-llée.

MATHOURÂ (géogr. anc.). Ville del’Inde , célèbre par la naissance du dieuCriclma ; elle était la capitale d’un royau-me qui portait le même nom, et quiaujourd’hui fait partie de la proviuced’Agra.

MATHURIN. n. pr. m. Anc. expr.prov., Tranchées de saint Mathurin, ouMal de monsieur Mathurin, Accès de folie.

H Mathurin (hist. eccl.), Membre d’unordre religieux, institué par Innocent III,pour racheter les esclaves des mains desinfidèles. Les mathurins s’appellent aussiReligieux de la Sainte-Trinité et de laRédemption des captifs.

MATHUSALEM. 11. pr. m. Nom d’unpatriarche, aïeul de Noé,qui est appelé

MAT

plus correctement Mathusala , et dontla longévité a donué lieu à ces expr.prov.: Vivre autant que Mathusalem ;Vieux comme Mathusalem.

MATIANE. s. f. (géogr. anc.) Grandeprovince de la Médie, à l’ouest.

'MATIÈRE, s. f. (théol.) Il se dit, paropposition à Forme , en parlant Dti signesensible, Du rite qui constitue un sacre-ment. La matière du baptême est Xablu-ùon ; les paroles, Je te baptise , etc. , ensont la forme. Q Matière des jugements( phil.), se dit Des connaissances acquisesqui sont liées entre elles par i’unité dela conscience. Voy. Forme du jugementau mot Jugement. || Matière des idées.Voy . Forme de l’idée au mot Forme. |jMatière du raisonnement, se dit Des pré-misses. Voy. Forme du raisonnement aumot Raisonnement. |J Matière première(écon. polit.), sedit, relativement à ungenre d’industrie, Des matières, déjàmodifiées par une autre industrie, aux-quelles on veut donner une nouvellemain-d’œuvre. Les matières premières,absolument parlant, n'existent qu’au fondde la mine ou dans le sein de la nature.Le sucre brut, matière première pourle raffineur, est déjà le produit de plusieursindustries ; le sucre raffiné sera matièrepremière pour le confiseur, de., etc.|| Matière subtile ( auc. phys.), Nomdonné par Descartes à un fluide subtil,qui, selon lui, remplissait tout l’espace,et faisait mouvoir le mécanisme deruuivers. Voy. Tourbillon. || Matièressommaires (jurispr.), Affaires qui, à rai-son de leur urgence, ou de leur faibleimportance, doivent être jugées sans unelongue procédure. U Matière (anc. tech-nol.), se disait pour Mortier, ciment. || Us’est dit aussi pour Bois, comme materiesen latin, et vh\ , en grec.

MATILALCULA. 11. pr. f. (rçyth.mexic.) La déesse des eaux.

'MÂTIN, s. m. Prov. pop., Voilà unbeau mâtin, s’il voulait mordre, Cethomme réussirait s’il voulait prendre dela peine.

'MATIN, s. m. Prov., Qui a bon voi-sin a bon matin , On doit souvent des mo-ments agréables à un bon voisinage. jjTel

? ui se lève le matin ne sait pas ce quiut arrivera le soir , La destinée des hom-mes est fort incertaine. U Etoile du matin(aslron.), Nom qu’on donne quelquefoisà la planète Vénus, quand elle se lèveun peu avant le soleil.

'MATINAL, ALE. adj. Le père ma-tinal (myth. rom.), Surnom de Janus,considéré comme le dieu du temps.

MATINALEMENT, adv. Dès le ma-lin.

MATINEE, s. m. (V. lang.) Repas dumatin; déjeuner.

'MATINES, s. f. pl. Prov., Matinesbien sonnées sont à demi dites, Les chosesbien préparées se font facilement. || Dan-gereux comme le retour des matines,expr. prov., se disait D’une chose fort àcraindre, uar allusion au massacre de laSaint-Barthélemy, qui commença quandles cloches sonnèrent matines. || Matines( liturg.), Livre d’église, contenant lesprières des matines, et surtout l’office dela Vierge. || Matines françaises { hist.),s’est dit Du massacre de la Saint-Barthé-lemy. || Matines de Moscou , Massacrede tous les Polonais, adhérents de Dé-métrius, qui eut lieu à Moscou, le 27mai 1600.

MATINET. s. rn. (V. lang.) Malin;aurore.

MAT

MATIN 1 ER, 1 ÈRE. adj. (Y., lang.)Matinal. || Matinier/ s. m. Chantre; cha-pelain à gages. B Partie de l'office quel'on chante à matines.

MATINUS. s. ni. (géogr. anc.) Mon-tagne de l’Apnlie, au pied de laquelleou trouvait beaucoup de forêts de buis,fréquentées par les abeilles.

*MATIR. v. a. (technol.) Faire dis-paraître la raie qui indique la jonction dedeux pièces de fer soudées ensemble. Ondit aussi. Mattcr.

MATISCO (géogr. anc.). "Ville de lai ,e Lyonnaise, chez lesÉduens. Aujour-d'hui , Micon-sur Saône.

MATISIE. s. f. ( bot.) Arbre du Pé-rou.

MATO-GROSSO, s. m. (géogr.) Proviuce du Brésil. || Chef-lieu de la pro-vince qui porte le même nom. Autrefois,Villa-BeUa. 6,000 âmes.

MATOIR. s. m. (technol.) Outil ser-vant à matir. On dit aussi, Mattoir.

MATOISEMENT. adv. (Y. lang.)Adroitement ; finement.|| D’une manièrerusée.

MATON, s. m. (Y. lang.) Espèce degâteau. |[ Lait caillé. || Maton (technol.)Résidu de l’expression des graines hui-leuses. [Il se dit, dans quelques provinces,pour Grumeau.

MATONNER. v. a. (Y. lang.) Formeren matons. Se matonner. v. pron.

Matonné, ée. part. Laitmatonne, Laiten fromage.

MATOURÉE ou MATOURI. s. f.(bot.) Plante herbacée de la Guiane.^

MATRA, n. pr. f. (myth. or.) Nompar lequel les Perses désignaient une di-vinité que l’on croit être Vénus.

MATRÆ. s. lub f. pl* rom,)

t>y. Mère.

MATRALES. s. f. pl, (ant, rom.) Fête! Matutu ou d’Ino, que les dames ru-âmes célébraient le onze juin.*MATRAS. s. m. (V. lang.JTrait, grosse;che, dard à tête qui ne perçaitais qui blessait en meurtrissant, loy.ateîu. \Étre comme un matrasééseni-nné, anc, expr. prov., Être dépourvu■ l’aplomb nécessaire, fl Matras signifiait1 fig. IrOurdeau; sot; niais. \ Matrasîcbuol.), Barre de fer (fout ies savon-ers se servent pour ouvrir ou fermercanal de la chaudière,

MATRAS: SER. v. a. (V. Jang.)Fi-apFec un matras. |j Assommer.Matras.sk , ée. pari, et adj. On lilns un pamphlet de 1604 , Mon cherys, (u as été matrassê sous 1 rs cruelsforts d’une ligne importune, jl II se él-it aus.si au fig., D’une ébauene, O’unoquis, D’un plan d'ouvrage jeté sarjepier. J’ai à ta haste matrassê grossie-nient ce crayon de la réformation aeZtat (Nie. Pasquier).

matremOIGNE. s. m. (V lang v

Matrone.

h s. f. (myth. ind.) Énergie per-d’un dieu , ou sa femme. Onpi, huit et même jusqu’à seizeMdtri, dans un sens figuré, estes dieux et des hommes.UCE. s. f. Matrice primitive* se dit Du morceau d’acier surté gravée primitivement fem-me monnaie. Iln'ya pour cha-is de monnaie qu'une matrice

’tmservèe parle graveur gêné-autres