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638. farouche Omar, avait eu lieu de se louer de sesnouveaux maîtres. Les Chrétiens étaient restésen possession d’une partie de la ville, moyen-nant un certain nombre de pièces d’or. Les Ma-• hométans les avaient laissés jouir en paix de lapropriété du saint-Sépulcre ; des essaims depèlerins, séduits par le charme magique qued’illustres personnages répandent sur les lieuxoù ils vécurent, et croyant s’acquitter du devoirle plus sacré, accouraient de l’Orient et del’Occident, pour visiter cette terre sainte, etpouvaient satisfaire sans danger les besoins d’unepiété innocente. Sous le troisième des califesFatimites, le fanatique Hakem, cette paix futinterrompue. Hakem aspirait à la gloire de pro-phète; et, pour prouver sa mission, il persécutales Chrétiens de la Palestine et détruisit leurstemples. Après la mort de cet insensé, les Arabesreprirent leurs habitudes, revinrent à leursmaximes de tolérance, et les pèlerinages recom-mencèrent.
Dans le onzième siècle , les Turcomans, peu-ple nomade, originaire des contrées situées àl’est de la mer Caspienne, qui remplissaientl’Asie du bruit de leurs exploits, et fondaientun nouvel empire aux dépens des Arabes et desCrées, sous les princes de la famille de Seldjouk ,