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Tome premier.
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sable d’or et d’argent; prenant le signe de larichesse pour la richesse elle-même, et négli-geant le travail, elle était menacée de s’appauvrirau milieu des trésors qu’elle allait accumuler.

La France, encore plus favorisée par la na-ture que l’Espagne, marchait à la prospérité età la puissance par le développement intérieurde ses forces. Ce beau royaume, baigné par deuxmers, adossé contre les Pyrénées, le Jura et lesAlpes, coupé dans tous les sens par une multi-tude de fleuves et de rivières navigables, pro-duisant tous les objets de nécessité et tous lesagréments de la vie, était habité par un peuplevif et ingénieux, susceptible de toutes les im-pressions, ouvert à toutes les idées, pour quil’activité est le premier des besoins, la gaietéune ressource inépuisable, qui sait égalementtout entreprendre et tout supporter. Ce superbepays, que la nature semble avoir doté dans unmoment de munificence, avait atteint, sousCharles YII et sous Louis XI, un haut degré detranquillité intérieure et d’ordre légal. Aprèsune guerre de vingt-cinq ans, il ne restait plusaux Anglais, dans tout le royaume, que Calais.La mort de Henri Y, enlevé à la fleur de l’âgeet au sein de ses triomphes, celle de son frèrele duc de Bedfort; l’enthousiasme religieux de