i-'i!)0.
La Bo*hème.
a4o PARTI]! I. - PRRIODR I.
Corvin, nommé roi à l’âge de dix-sept ans,avaient prouvé que les talents sont quelque-fois héréditaires. Tous deux méritaient la con-fiance de leur nation, et joignaient au génie quiconçoit des plans, la force de volonté qui lesexécute. La Pologne, la Bohême, l’empire Otto-man sentirent tour-à-tour la vigueur du bras deCorvin, et rendirent un hommage forcé à sesrares talents. Ce grand homme, dont les soinss’étendaient à tout, avait travaillé à éclairer sonpays avec autant d’ardeur qu’il en mettait à dé-fendre son indépendance. La mort l’avait surprisau milieu de ses projets. Cette perte fut irré-parable pour la Hongrie. Le faible Ladislas deBohême, à qui l’on offrit la couronné qu’Hu-nyade avait portée avec tant de gloire, eut lecourage de l’accepter, sans avoir celui de mar-cher sur les traces de son prédécesseur.
A cette époque, la Bohême n’était pas encoregouvernée par des princes de la maison d’Au-triche. Cette maison avait d’anciens droits sur ceroyaume, ainsi que sur celui de Hongrie, maisle moment de les faire valoir était encore éloi-gné. Le dernier prince de la maison de Luxem-bourg , l’empereur Sigismond, avait allumé enBohême, par sa mauvaise foi et par sa faiblesse,les feux de la guerre civile. Sous la conduite de