CHAPITRE X. 369
sa franchise et ses caresses, clans la fameuse en-trevue du camp du drap d’or entre Ardres et! Guines ; Charles, plus adroit et plus rusé, a; gagné le roi d’Angleterre en lui faisant visite1 dans ses états, et Wolsey en lui promettant lai tiare ; Henri incline en sa faveur. François 11e peutaccepter les conditions proposées dans les confé-! rences de Calais ; le roi d’Angleterre se ligue1 contre lui avec l’empereur, et les hostilités com-mencent en Italie.
Les violences du maréchal de Lautrec dans leMilanez et les excès des Français leur avaientaliéné le coeur des habitants; la coalition seforme ; Léon X se propose remettre FrançoisSforze sur le troue de Milan, et peut espérer deréussir. Prosper Colonne, général ferme et ha-bile, actif sans précipitation et prudent sans ti-midité , commande l’armée des alliés et obtientdes succès rapides. Lautrec manque d’argent;l’avidité de Louise de Savoie et la faiblesse deSemblançai, ministre des finances, ont détournéles fonds destinés à l’armée d’Italie. Lautrec sevoit hors d’état de payer les Suisses; ces troupesmutinées le forcent à attaquer Prosper Colonne,retranché dans le parc de la Bicoque, près deMilan; malgré sa bravoure et ses sages disposi-tions, le maréchal est battu. Les Suisses décou- iSî1 24