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Tome premier.
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C H A IM T li t : X.

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pies. Charles est alarmé de cette alliance, dontil mesure tout le danger. Paul III, scrupuleuxet zélé, est effrayé d’une union qu’il juge mons-trueuse; il interpose sa médiation, elle est effi-cace. Les deux rois et le pape se rendent à Nicepour conférer ensemble sur les moyens de ter-miner la guerre : on ne parvient pas à y con-clure la paix, mais une simple trêve de dix ans,durant laquelle l’empereur et le roi de Francedoivent rester maîtres de ce qu’ils possèdent,jusqu’à ce que le traité définitif soit conclu.Charles, qui s’est emparé du Milanez après lamort de Sforze, donne à François l’espérancede le lui céder : celui-ci, toujours crédule etconfiant, se laisse de nouveau tromper. L’em-pereur passant par Paris, pour aller châtier lesGantois révoltés, s’engage même, par des pro- i5tr).messes formelles, à donner le Milanez au ducd’Orléans, et il se joue de cette promesse commede toutes les autres.

Cette nouvelle perfidie inspire au roi de Franceune juste indignation. Un crime atroce vient en-core l’accroître. Au mépris du droit des gens etdes premiers principes de la justice et de l’hu-manité , le marquis de Guast, gouverneur duMilanez, fait assassiner, en vertu des ordressecrets de Charles, deux envoyés français, Rin-

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