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Tome premier.
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CHAPITRE XI. 397

terre ; et si Henri VIII avait connu les vrais intérêtsde sa nation, c’est-à-dire ceux de son commerce,et qu’il ne leur eût pas préféré l’intérêt de sespetites passions et de celles de Wolsey, il auraitsoutenu François I avec vigueur. Il ne le fit pas;ce ne fut pas la faute du roi de France. Lespuissances d’Italie auraient aussi dû se déclarerpour lui ; ne pouvant empêcher les étrangersde s’établir en Italie, et voyant l’Espagne maî-tresse de Naples, elles devaient craindre qu’ellene le devînt encore du Milanez : elles saisirentun moment ce système, à l’époque de la déten-tion de François à Madrid ; mais elles l’aban-donnèrent plus promptement qu’elles ne l’avaientembrassé. La conduite de Lautrec dans le Mi-lanez, et l’ingratitude de la France envers Doria,n’étaient pas propres à les y ramener. Ce qu’ondoit surtout reprocher à François I, c’est de nepas avoir fait, de bonne heure, une alliancesolide avec Soliman II, et d’avoir mécontenté lesprotestants d’Allemagne. Quelque bizarre quepût paraître cette association, la sûreté de sesétats, la première de toutes les lois, lui dictaitde tendre une main aux Turcs et l’autre auxLuthériens. Quelle puissante et terrible diversionSoliman et la ligue des protestants, connue sousle nom de ligue de Smalkalde, n’auraient-ils pas