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mettre les succès les plus brillants. La Polognecombattait depuis plusieurs années les CosaquesSaporogiens, et elle avait perdu une grandepartie de ses forces en essayant de soumettre,par la violence, ce peuple indomptable, long-temps son tributaire et l’instrument de ses vic-toires. La république avait soulevé, par ses in-justices, cette nation de soldats qui, ne respi-rant que la guerre, se battait, pour le maintiende ses privilèges, avec autant de fureur que desuccès. Elle avait fait cause commune avec lesTartares , et sous la conduite d’un Polonaisnommé Chielminicki, qu’elle avait nommé sonhetmann , elle ravageait impunément les pro-vinces de la Pologne, et triomphait même deses armées. Dans le même temps, les Russes at-taquaient les Polonais avec avantage , et le czarAlexis Michaïlowitsch leur enlevait Smolensk etBièlogorod. Jean Casimir, qui avait été prêtreet cardinal avant de devenir roi, n’avait aucunedes qualités nécessaires pour exciter l’enthou-siasme de son peuple , pour prévenir ou conte-nir les partis, pour défendre et sauver l’état.Les Polonais eux-mêmes , toujours désunis etdivisés, ne paraissaient pas disposés à faire degrands sacrifices, et eussent-ils été animés detoute l’ardeur du patriotisme, leur organisation