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Tome quatrième.
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l3a PARTI lî II.-Pli RI O DK III.

plier les applications des principes, il créa l’Aca-ï 664- demie des Sciences. Dès sa naissance elle entradans le champ des observations et des expé-riences, qui seules peuvent conduire à des dé-couvertes utiles. Dans ses mémoires, la philo-sophie de la nature s’énonça avec autant deprécision que de clarté. Colbert avait reconnuque les progrès des arts mécaniques supposentceux du bon goût, et que le goût demande desmodèles et des points de comparaison; il savaitque l’homme travaille pour jouir, et qu’une na-tion riche et développée veut des plaisirs déli-cats. L’Académie de Peinture et de Sculpture,celle d’Architecture et de Musique, prirent nais-sance et offrirent des récompenses flatteusesaux maîtres de l’art, des encouragemens auxélèves, des leçons et des exemples à tous les ci-toyens ; le beau eut son temple, son culte, sesprêtres, comme la vérité avait les siens. L’admi-nistration de Colbert était sage ; il ne pouvaitpas craindre les lumières. Bien loin de redouterles gens de lettres, il les accueillit et leur offritdes ressources qui les mirent à l’abri du besoin;non-seulement il protégea et secourut les sa-vans indigènes; ses bienfaits allèrent même cher-cher ceux des pays étrangers, et souvent les fa-veurs qu’il répandait sur eux, apprenaient leur