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Tome quatrième.
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CHAPITIIE XX. l47

Pour réussir, il importait à la France de dé-tacher l’Angleterre de la Hollande, et de s’enfaire une alliée. On ne pouvait presque pas l’es-pérer, tant l’identité des intérêts de la républiquedes Provinces - Unies et de l’Angleterre étaitgrande, sensible et frappante ; mais Charles IIn’avait pas fie principes, et il avait un intérêtdistinct de celui de sa nation ; il était facile dele gagner. Ce prince était alors livré aux con-seils de cinq hommes qui lui persuadaient qu’ilavait tout à craindre pour l’autorité royale, s’il11e la rendait pas plus indépendante, et qu’il nepouvait la rendre indépendante, qu’en se liantétroitement avec la France. Cliffort, Ashley, Buc-kingham , Arlington et Lauderdale étaient lesnoms de ces cinq conseillers ; le peuple les ap-pelait la Cabale. Les uns dominaient Charlespar la supériorité de leur esprit; les mœurs desautres les lui faisaient aimer, et tous sacrifiaientla nation à ce qu’ils croyaient faussement êtrel’intérêt du prince. Déjà ces favoris avaient pré-paré le cœur de Charles aux propositions quela France hasarda de lui faire. Il recevait peudu parlement, et il avait beaucoup de besoins;Louis XIV lui promit des subsides considérables.Henriette d’Angleterre sa sœur, duchesse d’Or-léans, qui réunissait tous les charmes d’un es-