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Tome quatrième.
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CHAPITRE XXIII. 27Ç)

de l’Angleterre et de la Hollande. Léopold avaiteu besoin de toutes ses forces pour soumettreles Hongrois révoltés et pour résister aux Turcs;l’Angleterre cachait, sous des offres de média-tion , le projet arrêté de rester pacifique ; laHollande était dirigée dans ses démarches parle génie profond de Guillaume, et ce prince pré-voyait bien qu’une guerre sérieuse serait le seulmoyen de réprimer l’ambition de Louis XIV ;mais à cette époque, tous les ressorts qu’il fitjouer dans la suite n’étaierit pas encore dans samain, et il fallait de grands événements en An-gleterre pour qu’il pùt engager la lutte contrela France avec quelque apparence de succès.L’essentiel était de gagner du temps, et commel’excès du mal pouvait seul en amener le re-mède , Guillaume voyait peut-être, avec unesorte de plaisir, le roi de France accumuler ou-trages sur outrages, et lasser la patience del’Europe.

Pour le moment, l’Espagne, abandonnée àelle-même, fut obligée de faire seule la guerreà la France. Le début ne fut pas heureux pourelle ; Luxembourg se rendit au maréchal deCréqui ; le maréchal de Bellefond pénétra enCatalogne, et battit les Espagnols près de Pont-Major. Tout promettait encore à Louis XIV de