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Tome quatrième.
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CHAPITRE XXIII.

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attaquait leur foi; l’honneur se réveilla dans lesâmes les moins fortes, et du moment où il y eutde la lâcheté à quitter la religion réformée, ceuxmême qui avaient été ébranlés par les raisonne-ments spécieux de Bossuet et d’autres défenseursadroits de la religion catholique, restèrent fidèlesau culte de leurs pères. 11 ne se faisait que peude conversions, et elles n’étaient rien moins queglorieuses.

Louvois, digne fils de Le Tellier, moins fanati-que et tout aussi violent que lui, résolut desubstituer la terreur et les supplices aux moyensde corruption, dont l’expérience prouvait qulonavait trop présumé. Le ministre de la guerreparaissait devoir rester étranger à une affaire dereligion et de culte; Louvois, jaloux d’étre em-ployé et de se rendre nécessaire, moins occupéen temps de paix, et ne sachant que faire deses troupes, envoya des milliers de dragons dansles provinces, pour faire de nouvelles conquêtessur les consciences. Il est difficile de croire queLouvois ait jm faire marcher ces troupes sans enprévenir Louis XIV; il fallait bien qu’il en reçûtl’ordre ou du moins la permission ; ce qu’il y ade sûr, c’est que Louvois trompa le roi sur lavéritable destination de cette force armée qu’ilenvoyait contre des citoyens paisibles; il lui