34a PARTIE II. - PÉRIODE IV.
dans des moments critiques, mais que les lois11e leur avaient jamais conféré, et qui, dans lamain de Jacques, serait devenu l’arme la plusmalfaisante.
Le parlement, sûr d’avoir l’opinion publiquepour lui, avait opposé aux désirs du roi unecourageuse résistance. Les principes qu’il avaiténoncés étaient ceux de la nation, et la voixgénérale avait été plus forte que les intérêts,les vues ou les idées particulières d’une grandepartie de ceux qui le composaient. Quelquelégitime et juste que fût cette résistance, Jac-ques Il en fut aussi irrité qu’étonné, et toujoursentraîné par la fougue de son fanatisme, quilui exagérait ses forces, il ne vit dans le parle-ment qu’un contrôleur hardi et un censeur in-commode dont il pouvait se débarrasser sanspeine; il le prorogea; il était facile de prévoirque ce serait pour long-temps.
Cette démarche fit perdre à Jacques la con-fiance de la nation ; elle mesura toute l’étenduede ses dangers, et ne put pas prendre le changesur les intentions du roi ; il était clair qu’il vou-lait régner sans les lois de l’état, et se mettreau-dessus d’elles. L’autorité arbitraire devaitfrayer le chemin à la religion catholique, et lareligion catholique consolider l’autorité arbi-