3/j4 PARTIE U. - PÉRIODE IV.
que, et affectait pour son nouveau culte un zèled’autant plus révoltant que dans son cœur illes méprisait tous. Sunderland appuyait de toutson crédit celui du confesseur du roi, du jé-suite Peters, qu’il était charmé de conserverdans cette place redoutable, parce qu’il avaitsur lui tout l’empire d’un esprit supérieur surun esprit médiocre. Peters ne manquait pasd’instruction, mais il ne connaissait ni le mondeni les hommes, et la loquacité était son défautdominant. Souvent son caractère fougueux l’em-portait au-delà de toutes les bornes ; il voyaitl’intérêt de l’état dans celui de la religion ca-tholique, l’intérêt de sa religion dans celui deson ordre, et l’intérêt de son ordre dans la me-sure de son propre crédit. Quelque ardent quefut Peters, ses conseils étaient moins violentsque ceux de Jefferies. Devenu chancelier, cebourreau de ses concitoyens siégeait sur un tri-bunal devant lequel il aurait dû être traduitcomme coupable. Prêt à tout entreprendre, ilplaisait à Jacques par son audace; le roi pouvaitfout demander et tout espérer de lui, car ilétait toujours disposé à faire des lois et de lajustice l’instrument de toutes les injustices.
Ce fut Sunderland qui donna l’idée à Jacquesde créer un conseil secret composé uniquement