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Tome quatrième.
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35a PARTIE II. - PÉRIODE IV.

catholique, et ses mesures violentes, répandaientune alarme universelle. Les vrais citoyens crai-gnaient la ruine de l’état ; les esprits véritable-ment religieux, la perte du salut, et ces deuxcraintes agissaient ensemble sur la plupart desAnglais. L’opinion publique était aussi uniforme,aussi forte qu’éclairée et réfléchie; à l’exceptiondes catholiques et des gens attachés à la courpar leurs places et leur intérêt personnel, lanation était unanime à désirer et à demanderun changement.

lia nouvelle de la grossesse de la reine achevad’aigrir les esprits , augmenta l’inquiétude etl’impatience du peuple, et hâta de grands évé-nements L’idée que Jacques n’avait point d’en-fants mâles, que sa constitution n’était pas ro-buste , qu’à sa mort la couronne retomberait àsa fille Marie et au prince d’Orange, rassuraitles esprits sur les dangers que couraient l’étatet l’église ; on croyait que le roi n’aurait pas letemps d’exécuter ses funestes projets dans touteleur étendue, ou du moins que le mal seraitcourt, et le remède prompt et actif. Le présentparaissait insupportable, mais on attendait desjours plus heureux, et peut-être cette attenteeût-elle suffi pour donner de la patience, et pourprévenir l’explosion du mécontentement. Lors-