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Tome quatrième.
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cessible à toutes les émotions de la tendresse ;son audace même était plutôt froide qu’ardente,et tenait uniquement à la force de sa tète et desa volonté. Il ne lui a manqué, pour être ungrand homme, qu’une imagination sensible, cefoyer de chaleur et de vie d’où partent les inspi-rations soudaines, les mouvements généreux etles élans de l’héroïsme. Quand on étudie savie, qui fut tout entière de calcul et d’action,on éprouve une admiration réfléchie, et jamaisun moment d’enthousiasme. Des considérationsde famille et de parenté devaient être bien in-signifiantes à ses yeux à côté des grands intérêtsde la politique. La princesse Marie, son épouse,

1 paraît n’avoir jamais été fortement attachée au| roi, son père; peut-être que dans l’état de con-trainte où la tenait l’humeur despotique deGuillaume, elle apprit de bonne heure à dissi-muler sa tendresse filiale, et qu’à force de lacacher, elle eut le malheur de l’éteindre entiè-rement; ou bien l’idée de détrôner son père luiétait devenue familière, ou elle fit à son mari le; sacrifice de l’horreur naturelle que cette penséedevait lui inspirer. Quant à l’opinion publique,le prince d’Orange savait bien que le rôle qu’il| allait jouer devait paraître odieux à ceux qui' ont des principes fixes et sévères, et qui necroient