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au tombeau, emportant avec lui la gloire d’a-voir été le créateur d’une puissance qui devait,dans ses développements ultérieurs, étonner lemonde. Son successeur, Frédéric III, n’avaitpas hérité de son génie, mais il avait hérité deses principes politiques. Le caractère noble etgénéreux du nouvel électeur ne lui permettaitpas d’abandonner une cause qui paraissait êtrecelle de la religion et de la liberté; l’état flo-rissant de son pays, que son père avait régé-néré , l’ordre qui régnait dans ses finances,l’armée nombreuse et aguerrie dont il pouvaitdisposer, lui fournissaient les moyens de rendreà Guillaume des services importants. Ce princelui avait envoyé le comte de Bentinck pourl’instruire de tous les détails de son entreprise,et Frédéric avait contracté les mêmes engage-ments que son père. Les troupes qu’il promità Guillaume devaient être commandées par lemaréchal de Schomberg, réfugié français, dis-tingué par ses talents et devancé par une granderéputation, qui avait cherché et trouvé un asyledans le Brandebourg.
Quelque précieuse que fût cette alliance, ellen’offrait au prince d’Orange que des ressourcesinsuffisantes; ce fut surtout l’empire presque ab-solu de Guillaume sur les Etats-généraux, et