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contre la licence. La convention vit le bien, levoulut, l’exécuta, et ne rêva pas un mieux idéalet chimérique ; fidèle au système des contre-forces, elle se plaça et se maintint, avec unepuissance d’arrêt admirable, sur la ligne qui sé-pare la monarchie limitée de la république.L’Angleterre, éclairée par sa propre expérienceet par de tristes mais utiles souvenirs, perfec-tionna sa constitution, et y déposa le germeheureux de développements ultérieurs, qu’ondoit regarder comme autant de conséquences dela révolution.
Cette révolution a été le point de départ dela grandeur et de la prospérité de l’Angleterre;elle en a encore été le principe et la source.Depuis cette époque, l’Angleterre a pris son es-sor vers tous les genres de gloire; et si elle afait courir des dangers à l’équilibre politiquede l’Europe, on ne doit pas oublier qu’elle l’asauvé plus d’une fois. La sage hardiesse, le cou-rage réfléchi, l’esprit public, la vigueur et latenue de la volonté, tous les traits du caractèrenational se montrèrent dans la révolution, etla révolution a décidé et prononcé davantagece caractère, qui fait des Anglais une véritablenation, et de cette nation un tout admirable-ment organisé. Nous allons la suivre dans les