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Tome quatrième.
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396 PARTIE il. -PÉRIODE IV.

guerre devînt générale. En conséquence, il al-lumait avec art les craintes et les espérances desétats qui s’étaient coalisés à Augsbourg; il cal-mait leurs ressentiments et leurs jalousies réci-proques , et nourrissait leur haine contre LouisXIY. Sans la juste indignation et les alarmeslégitimes que la France avait inspirées à l’Europe,Guillaume n’aurait pas réussi à soulever toutesles puissances et à les armer dans sa proprecause. Le danger d’une monarchie universelle,que le prince d’Orange présentait à tous les ca-binets, aurait paru chimérique, et les autressouverains n’auraient vu dans son zèle pour laliberté générale que le masque d’un égoïsmehonteux. D’un autre côté, sans l’activité infati-gable de Guillaume, sans le besoin qu’il avaitde faire épouser sa cause à toute l’Europe, sur-tout sans les forces et les ressources que sonavènement au trône d’Angleterre mettait à sadisposition, les craintes des autres souverainsauraient été stériles, et leur haine impuissante.Sans doute Guillaume agissait par intérêt propre;mais l’intérêt des puissances de l’Europe étaitlié au sien, et Al avait le talent de sentir lesrapports qui les unissaient étroitement, et ledon de les rendre sensibles et frappants auxyeux de ses alliés.