/pG PARTIE II. - PÉRIODE IV.
les porls de France; Brest, Dunkerque, Dieppe,Saint-Malo éprouvèrent successivement les tristeseffets de leur suprématie maritime. Dieppe seulesouffrit considérablement; la machine infernalequi devait réduire Saint-Malo en cendres, man-qua son but, et le dégât qu’elle fit ne fut pasproportionné aux sommes immenses qu’elle avaitcoûtées à l’Angleterre.
Pendant que la guerre de mer se faisait avecvivacité, la guerre se poursuivait sur le conti-nent. On pouvait s’attendre à des opérationshardies, multipliées, décisives, de la part desforces considérables de la France, des talents di-ses généraux et de l’impétuosité du caractèrenational ; mais la lenteur des préparatifs des al-liés, la faiblesse de leurs armées, le défaut degrands talents dans leurs chefs, inspiraient auxgénéraux français une confiance et une sécu-rité qui les conduisaient à l’inaction, ou quidu moins ralentissaient leur marche. Ce ne futque lorsque les affaires d’Irlande permirent àGuillaume de passer sur le continent, que lesforces de la coalition parurent se multiplier, sesplans s’étendre, et que l’ardeur et l’activité desarmées françaises prirent un nouvel essor.
Cependant, même avant cette époque, on fitla guerre sur plusieurs points. Le nombre des