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Tome quatrième.
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/|34 PARTIE II. - PÉRIODE IV.

de profiter de la surprise dés Français pourles battre ; Luxembourg répara son erreur parl’activité de son génie; son sang-froid et lavivacité de son esprit le sauvèrent; vainqueur1692. dans les plaines de Steinkerque, il parut d’au-tant plus grand qu’il dut tout à lui-mème et rienau hasard. Cette victoire improvisée excita unenthousiasme universel en France; Luxembourgdevint l’idole de la nation. La bataille de Neer-29juin winde mit le sceau à sa réputation militaire;*693. Q u qi aume ] a disputa long-temps à son heureuxadversaire; à la fin, il fut contraint de céder àson ascendant. Ces batailles sanglantes, qui coû-tèrent aux deux partis plus de soixante millehommes, 11’amenaient aucun événement décisif,et n’accéléraient pas le dénouement. Guillaumerendait, par ses savantes dispositions, les vic-toires des Français à peu près inutiles, et sesdéfaites étaient presque aussi honorables pourlui que des victoires. Il arrêtait l’impétuositéde Luxembourg par sa froide persévérance ;c’était dans le malheur qu’il déployait toutesles ressources de son talent; lorsque la fin dela belle saison terminait les opérations mili-taires, il employait l’hiver à resserrer les liensde la coalition, et, au moyen des subsides qu’ilrépandait avec profusion, il recrutait son arméeet réparait ses pertes.