CHAP1TRI! XX V.
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tinent, si elle n’avait point eu de diversion ma-ritime à craindre, et, quand elle n’aurait pointeu de diversion continentale à redouter, il estdifficile de croire que sa marine eût écrasé cellede l’Angleterre. On ne saurait sans doute nierque le continent n’ait quelquefois faussé la po-litique de l’Angleterre, et que l’Angleterre, parson or et ses intrigues, n’ait égaré quelquefoiscelle du continent, de manière que les deuxpartis ont agi concurremment là où l’un d’euxaurait dû rester dans l’action, et qu’ils ont con-fondu leurs intérêts, tandis qu’ils en avaient dedistincts et même d’opposés ; mais si des minis-tres aveugles ou corrompus se sont laissé trom-per ou gagner, on ne doit pas en conclure queles relations politiques de l’Angleterre avec lecontinent ont été inutiles ou dangereuses à l’uneet à l’autre ; elles leur ont été aussi utiles qu’ellesétaient naturelles. De nouveaux événementsdevaient dans la suite les rendre plus intimes,et leur imprimer un caractère particulier; dansce temps elles étaient nationales, et reposaientuniquement sur l’intérêt de la Grande-Bretagne,car celui de la Hollande s’identifiait avec le sien.
Nous avons vu que ces deux puissancesavaient porté presque seules le fardeau de laguerre. Les revenus ordinaires ne pouvaient